Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les "MarocLeaks" inquiètent le pouvoir marocain

En savoir plus

#ActuElles

Jouets sexistes : le marketing des fabricants en cause

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Joyeux Noël... laïc !

En savoir plus

REPORTERS

Argentine : le bilan Kirchner

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Cuba - États-Unis : la fin de la guerre froide ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

La Grèce fait trembler les marchés

En savoir plus

À L’AFFICHE !

La personnalité tourmentée de "Mr. Turner"

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : colère à Peshawar lors des funérailles des écoliers assassinés

En savoir plus

UNE COMÉDIE FRANCAISE

François Hollande, un recentrage à gauche ?

En savoir plus

FRANCE

Hortefeux accuse le polygame présumé de violences conjugales

Vidéo par France 3

Texte par Dépêche

Dernière modification : 28/04/2010

Bien décidé à porter l'affaire Liès Hebbadj (photo) "jusqu'à son terme", le ministre de l'Intérieur a indiqué que le père de l'une des concubines du polygame présumé aurait contacté la gendarmerie pour des violences sur sa fille.

AFP - Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a assuré mardi que l'affaire Lies Hebbadj, conjoint de la femme verbalisée pour conduite en niqab, irait "jusqu'à son terme" et fait savoir que le père de cette dernière avait contacté la gendarmerie pour des violences présumées sur sa fille.

Selon des députés UMP, le ministre a indiqué au cours d'une réunion à huis clos que le père de cette concubine avait signalé que la dernière fois qu'il avait eu sa fille au téléphone, il y a deux mois, elle était "en pleurs" et lui avait dit avoir été "battue".

En "accord avec le Premier ministre, j'ai décidé de ne rien céder au politiquement correct", aussi "nous ne céderons rien et cette affaire ira jusqu'à son terme", avait auparavant déclaré M. Hortefeux devant l'Assemblée nationale.

"Parce que la République doit faire respecter le droit des femmes, doit refuser qu'elles soient emmurées, instrumentalisées, humiliées, parce que la République doit veiller à ce que les allocations financées par la solidarité nationale ne soient pas détournées, j'avais le devoir de porter cette affaire devant la justice", a-t-il dit.

Le parquet de Nantes a ouvert lundi, à la demande de la préfecture de la Loire-Atlantique, une enquête préliminaire pour vérifier les soupçons de "relations polygames" pesant sur Lies Hebbadj et les "interrogations sur la régularité des aides sociales dont bénéficieraient plusieurs personnes de sexe féminin qui seraient en relation" avec lui.

Pour son avocat, Me Franck Boëzec, cette enquête "est dans l'ordre des choses". "Je pense que c'est plus sain", a affirmé l'avocat pour qui le dossier est "vide".

"La question est celle du droit et, s'agissant de ses droits fondamentaux -le droit au respect de sa vie privée, le droit à la présomption d'innocence, les droits à sa dignité-, j'ai l'impression qu'ils sont totalement oubliés par les représentants mêmes de cet Etat", a-t-il dit.

En réponse aux accusations de polygamie, Lies Hebbadj a déclaré lundi qu'"avoir des maîtresses n'était pas interdit en France", mais s'est refusé à toute précision sur sa situation familiale.

Pour la secrétaire d'Etat à la Ville, Fadela Amara, cet homme de 35 ans "n'est pas de fait juridiquement polygame mais il l'est officieusement grâce à un imam qui a détourné la loi" en acceptant de le marier religieusement sans avoir vérifié s'il n'était pas déjà marié civilement.

Concernant les soupçons de fraude sociale, Lies Hebbadj et sa famille légale ont fait l'objet d'un contrôle de la Caisse d'allocations familiales en février et "leur situation était conforme aux déclarations", a indiqué à l'AFP une source administrative informée.

Incidemment, son avocat a indiqué mardi que la boucherie halal de son client avait été visitée dans la nuit de lundi à mardi et qu'il avait déposé une plainte pour ce vol avec effraction portant sur quelques centaines d'euros de marchandises. "On n'est pas du tout sûr qu'il y ait un lien de causalité" avec l'affaire en cours, a-t-il précisé.

Première publication : 28/04/2010

COMMENTAIRE(S)