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Economie

Les tractations s'accélèrent pour éviter la contagion de la crise grecque

Vidéo par Lise BARCELLINI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 29/04/2010

Tandis que les notes de la dette du Portugal et de l'Espagne ont, elles aussi, été revues à la baisse, le FMI et la BCE pressent l'Allemagne de débloquer la part des fonds qu'elle doit verser au plan d'aide européen à la Grèce.

AFP - Les tractations sur le plan de sauvetage de la Grèce s'accélèrent entre Athènes, le FMI et les Européens, confrontés à un risque croissant de contagion de la crise aux autres maillons faibles de la zone euro, comme l'Espagne et le Portugal.

Le déplacement mercredi à Berlin des patrons du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque centrale européenne (BCE), pour tenter de vaincre les réticences allemandes au déblocage des fonds, a mis un peu de baume au coeur des Grecs et des marchés financiers.

La Bourse d'Athènes a rebondi de plus de 3% jeudi matin. Les autres places européennes se redressaient timidement dans le sillage de Wall Street, après deux jours de panique. Une légère accalmie se dessinait aussi sur le front des obligations grecques, dont le taux baissait, et l'euro reprenait des couleurs.

 

La Grèce peut-elle être exclue de la zone euro?



Dominique Strauss-Kahn et Jean-Claude Trichet ont insisté sur l'urgence d'une intervention pour sauver la Grèce mais aussi garantir la stabilité de l'ensemble de la zone euro.

"Chaque jour perdu est un jour où la situation empire et empire", a martelé mercredi Dominique Strauss-Kahn.

D'après des parlementaires allemands qui ont rencontré les deux responsables, l'aide nécessaire pour sauver la Grèce est désormais estimée à 100 à 120 milliards d'euros sur trois ans. Jusqu'ici, il n'était question que de 45 milliards pour la première année (30 de la zone euro et 15 du FMI).

Même si le FMI n'a pas confirmé ces montants, la presse grecque avait peu de doutes jeudi: "Retournement positif de Berlin avec un soutien de 120 milliards", se réjouissait le quotidien économique Naftémporiki, résumant le sentiment général. Pour le journal, les deux hommes ont réussi à convaincre la chancelière Angela Merkel d'agir "rapidement".

Après les tergiversations des dernières semaines, Berlin envoie des signaux positifs sur l'activation de l'aide à la Grèce lors du sommet des dirigeants de la zone euro attendu le 10 mai.

Lors d'un entretien téléphonique, Angela Merkel et le président américain Barack Obama se sont félicités du "soutien bienvenu du FMI et de l'Europe", tout en appelant la Grèce à "des actions déterminées" pour combler ses déficits abyssaux.

"Au final, une aide à la Grèce est le meilleur moyen actuel d'éviter une propagation de la crise à d'autres pays de la communauté et d'éviter des conséquences négatives pour l'eurozone", a estimé jeudi le gouverneur de la Banque centrale allemande Axel Weber.

Le risque de contagion fait figure d'épouvantail pour la zone euro depuis que l'agence de notation Standard and Poor's a dégradé, mardi et mercredi, les notes de la dette du Portugal et de l'Espagne.

François Baroin, ministre français du Budget



Ces décisions avaient fait plonger des marchés déjà extrêmement nerveux et l'euro a touché mercredi son plus bas niveau depuis un an, à 1,3115 dollar.

Jeudi matin, les Bourses semblaient toutefois se ressaisir en partie, tandis que l'euro regagnait un peu du terrain perdu, se hissant au-dessus de 1,32 dollar.

Mais la tension restait forte sur les marchés dans l'attente des prochaines échéances: la conclusion des négociations entre le FMI, les Européens et la Grèce sur les mesures d'austérité à mettre en oeuvre en échange de l'aide internationale, prévue d'ici ce week-end, un éventuel vote du Parlement allemand sur le plan de sauvetage, la semaine prochaine, puis le sommet de la zone euro.

Un rapide déblocage de l'aide est indispensable pour éviter à la Grèce un défaut de paiement, insiste le gouvernement grec, soulignant qu'Athènes doit rembourser le 19 mai quelque 9 milliards d'euros à ses créanciers et ne peut se financer sur les marchés aux taux prohibitifs qu'ils lui proposent.

Signe qu'aucun pays ne se sent désormais totalement invulnérable, les trois quarts des Français estiment que la France pourrait connaître une crise comparable à celle que traverse la Grèce, contraignant le ministre du Budget François Baroin à écarter tout risque de voir la note française abaissée.

Première publication : 29/04/2010

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