Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

Venezuela : Nicolas Maduro accusé de tuer les étudiants

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Paul Kagame en visite à Paris, ses partisans et opposants défilent dans la capitale

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Le film "Timbuktu" sera-t-il déprogrammé du Fespaco ?

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

"La Robe"

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Parlemantaires français en Syrie, Bachar Al Assad interlocuteur incontournable ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Quand agriculture rime avec futur

En savoir plus

TECH 24

Drones : comment les arrêter ?

En savoir plus

#ActuElles

Inde : sauver les filles par l'éducation

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Louis Schweitzer : "La dette perpetuelle, c'est mieux que de laisser crever la Grèce !"

En savoir plus

Economie

Le géant de l'informatique HP s'offre Palm pour 1,2 milliard de dollars

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 29/04/2010

Après des semaines de spéculations, le sort de Palm vient d'être scellé. Le pionnier des smartphones deviendra propriété du constructeur informatique Hewlett-Packard (HP), bien décidé à se lancer dans la bataille des tablettes PC.

Palm n’est plus et c’est Hewlett-Packard (HP) qui, finalement, remporte le gros lot. Le géant informatique américain a annoncé, mercredi, qu’il allait racheter le pionnier des smartphones - ces téléphones qui ont des fonctions proches d'un ordinateur -  pour 1,2 milliard de dollars.

HP va acquérir les actions Palm à 5,70 dollars l’unité, soit 23 % de plus que leur valeur boursière. La société accepte également de prendre en charge la dette du constructeur de téléphones. Selon les deux groupes, l’affaire doit être finalisée en juillet.

L’accord intervient après deux semaines de spéculations autour de l’éventuel repreneur. Depuis la mise en vente officielle de Palm, le 11 avril, la liste des candidats au rachat n’a cessé de se rallonger. Du taïwanais HTC au chinois Lenovo en passant par l’américain Dell, les constructeurs de téléphones et les grands noms de l’informatique semblaient tous être intéressés.

L’affaire était en effet alléchante. Le prestige de la marque Palm, réputée pour ses innovations technologiques dans les années 1990, demeure important. Le groupe a longtemps dominé le secteur des PDA (ordinateurs de poche) grâce notamment à son Palm Pilot qui s’est vendu à plus de 2 millions d’exemplaires dans le monde. La compagnie possède donc un joli portefeuille de licences.

Plus qu'un joli musée

Mais, contrairement à Nokia ou à RIM, le fabricant des Blackberry, Palm n’a pas su s’imposer sur le marché des téléphones dits intelligents. L’arrivée, en 2007, de l'iPhone d'Apple l'a définitivement relégué au rang de vestiges. Ces difficultés se sont traduites en Bourse par une chute vertigineuse de son action, passée de 552 dollars en 2000 à un peu plus de 5 dollars aujourd’hui.

En rachetant Palm, HP ne s’offre pourtant pas qu’un joli musée. En 2009, la société avait fait grand bruit en annonçant son premier smartphone à écran tactile, concurrent direct de l’iPhone. Le Palm Pre, malgré son échec commercial, avait été considéré par la presse spécialisée comme une vraie réussite technologique. Le système d’exploitation (OS, véritable moteur de l'appareil), appelé WebOS, avait particulièrement impressionné les critiques, qui en vantaient notamment la capacité à être multitâche et le système de navigation internet.

C’est donc très probablement cet OS qui intéresse HP. Avec ce système d’exploitation maison performant, acquis à moindre coût, le constructeur informatique entend se positionner rapidement sur le marché des téléphones. Mais pas seulement. WebOS peut tout aussi bien équiper des tablettes PC. Depuis le lancement de l’iPad d’Apple, ce nouveau marché semble promis à un avenir radieux. HP indique donc qu’il ne compte pas laisser le PDG d’Apple, Steve Jobs, dévorer tout seul ce nouveau gâteau.

Première publication : 29/04/2010

  • TÉLÉCOMMUNICATIONS

    Palm, une société en voie de disparition

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)