Dernière modification : 30/04/2010 

- Charles Pasqua - France - Justice - Politique française


L'ancien ministre Charles Pasqua condamné à un an de prison avec sursis

La Cour de justice de la République a condamné le sénateur Charles Pasqua a un an de prison avec sursis. L'ancien ministre français de l'Intérieur a été reconnu coupable d'abus de biens sociaux et de complicité de recel dans l'affaire Sofremi.

Par Lanah KAMMOURIEH , envoyée spéciale au palais de justice de Paris (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - Les proclamations d'innocence de Charles Pasqua ont partiellement convaincu la Cour de justice de la République qui a condamné vendredi l'ancien ministre de l'Intérieur à un an de prison avec sursis dans une seule affaire de malversations et l'a relaxé dans deux autres.

Qu'est-ce que la CJR ?

La Cour de justice de la République est une juridiction d’exception créée en 1993, suite au scandale du sang contaminé et la multiplication des affaires liées à la politique. Elle n’est compétente que pour des infractions commises par des ministres durant l’exercice de leurs fonctions. Elle compte quinze juges : trois magistrats de la Cour de cassation et douze parlementaires – six députés et six sénateurs – élus par leurs pairs.

La défense du sénateur UMP de 83 ans n'a pas caché sa satisfaction à l'énoncé du verdict. M. Pasqua est uniquement condamné pour les détournements de fonds au préjudice de la Sofremi, société d'exportation de matériel de police dépendant du ministère.

Ce dossier lui valait d'être poursuivi pour complicité d'abus de biens sociaux et de recel. Ses avocats n'excluent pas un pourvoi en cassation.

Les quinze juges de la CJR l'ont en revanche blanchi des accusations de "corruption passive" dans le volet ministériel de l'affaire du casino d'Annemasse. M. Pasqua était soupçonné d'avoir accordé une autorisation d'exploitation à l'établissement de jeux en échange d'un financement politique ultérieur.

La CJR - seule compétente à juger des ministres pour des infractions commises dans le cadre de leurs fonctions - l'a également lavé des soupçons de complicité d'abus de biens sociaux concernant le pot-de-vin extorqué au groupe GEC-Alsthom en contrepartie du déménagement d'une de ses filiales. Charles Pasqua était accusé d'en être l'instigateur.

Tous ces faits étaient survenus alors qu'il était membre du gouvernement d'Edouard Balladur (1993-1995).

Reconnu coupable, M. Pasqua était passible d'une peine de dix ans de prison. Jeudi, l'avocat général Yves Charpenel avait réclamé quatre ans de prison, dont deux ans ferme, 200.000 euros d'amende et une interdiction de ses droits électifs.

Le vieux lion politique, qui a toujours clamé son innocence dans l'ensemble des dossiers, semblait donc plutôt soulagé. Il a notamment échappé à la perspective de perdre son mandat de sénateur.

"C'est peut-être une condamnation avec sursis - nous verrons ce que nous en ferons - mais c'est aussi deux relaxes de plus", s'est-il réjoui à la sortie de l'audience.

Se proclamant "toujours aussi résolu et aussi combatif", il s'en est pris une nouvelle fois à une "instruction construite à charge, de manière partiale".

"Les gens qui, comme moi, se sont battus, ce n'est pas pour qu'une partie de l'instruction et des policiers se comportent comme dans un Etat totalitaire, c'est inacceptable", a-t-il tonné.

La thèse d'une enquête déloyale conduite pour "abattre" l'élu a toujours été soutenue par sa défense et plaidée tout au long des quinze jours d'audience devant la CJR.

Pour expliquer les malversations constatées au sein de son ministère, M. Pasqua avait mis en cause son entourage, estimant avoir été trahi par ses collaborateurs de l'époque.

Il avait bénéficié au procès du soutien inattendu d'un nombre important de témoins, beaucoup moins certains de l'implication du ministre qu'ils ne l'avaient été durant l'instruction.

M. Pasqua a une autre raison de se réjouir. Le tribunal a prononcé la confusion de sa peine avec la seule condamnation définitive à son casier : 18 mois de prison avec sursis pour le volet non ministériel de l'affaire du casino d'Annemasse déjà jugé devant une juridiction de droit commun.

Une condamnation que l'ancien ministre envisage désormais de contester en demandant la révision de ce jugement, en raison de la décision de la CJR qui constitue "un élément nouveau".

M. Pasqua a également été condamné en octobre 2009 dans l'affaire de l'Angolagate à trois ans de prison, dont un an ferme et une amende de 100.000 euros. Il a fait appel.

Commentaires (13)

Pasqua

Une fois, on s'auto amnistie, une autre fois, juste un sursis pour un magouilleur.Pour l'homme du sac, ses amis élus ont appliqué la célèbre fable de la Fontaine : Suivant que vous soyez puissant ou misérable, la cour vous rendra noir ou blanc . Et, Pasqua , est un super puissant et puis, il sait beaucoup de choses, alors, 1 an avec sursis , cela arrange bien de monde .

C'était prévu qu'il n'aurait

C'était prévu qu'il n'aurait pas de peinemais je pense que les institutions conventionnelles devraient revoir leur réglementet lorsque soit un député , ancien ministre ou tout autre personne haut placé dès qu'ils ont à faire à la justice ils faut les bannir de toutes activités politiques car Pasqua lui il va toujours touché son cachet de député.
si c'était un citoyen ordinaire lui serait déjà derrière les verrous

justice et pouvoir

MONSIEUR pasqua ! lorsque la justice implique elle meme les doutes , comment croire a une condamnation ? je ne suis , comme tout un chacun , au courant de la realité . mais il faut admettre que condamner un(digne ) representant du pouvoir alors que son parti tient encore les renes et que la nation se lamente eut été antipolitique ! d'autres qui n'ont fait qu'une partie de ce qui lui est reproché ont payé durement de leur personne mais aujourd'hui retirer a ce representant

il faut laisser pasqua tranquille

tous les hommes politiques on toujours fonctionné de la sorte...
le clientellisme, la franceafrique, le trafic d´armes, les pots de vins, financements occultes de partis et de campagnes etc....
si on ne condamne pas pasqua, c´est pour la simple raison que ce serait injuste vis à vis des autres comme chirac, balladur, juppé,dumas,giscard et bien d´autres..
la politique n´a jamais fonctionné que par le lobiisme, le clientelisme, le copinage, etc......
on doit soit laisser pasquoi tranquille , soit fouiller dans le passé de tous... si on prend l´exemple de l´afrique on se rend compte que la france a toujours tenu à la france afrique, que des gens comme bolloré ont toujours étés amis du pouvoir et investisseurs en afrique; ne pas imaginer qu´il y ait favoritisme, financement de parti ou de campagne, clientellisme, favoritisme, pot de vin etc... relèverait de la naiveté... il y a d´autres exemple comme l´affaire elf etc.. ou les dumas n´avais pour argument que:´je l´ai fait pour la france....
pasqua l´a toujours dit il n´est pas le seul et ne veut pas être le seul sacrifié....
il y a une vraie question d´injustice en france
quand un politique voyage au frais du contribuable pour 110000 euros, il n´est même pas sanctioné..
mais si un citoyen fait une fraude fiscale de mille euros, cela peut lui valoir des années de prison... il faut une vraie réforme de justice et du mieux vivre ensembles en france et non des stupidités comme l´identité nationale....

justice couchée pour victoire de la canaillerie !

j'ai passé mon article à 16h30 et il n'est toujours pas en ligne....
j'en déduis avoir été censuré !!!
pourquoi ??????

Justices à deux vitesse

C'est une honte pour la soit-disante justice.Ce personnage est convaincu de culpabilité.Il aurait dû écoper de plusieurs années fermes en prison.La "justice" est douce pour les politiciens. Ne se disent-ils pas en poste à responsabilité, ce pourquoi ils sont si gracement payé? C'est gens devraient payer le prix fort pour l'example.Ils ont des avantages, privilèges , où sont les contreparties? Seulement un citoyen normal ne risque pas de se venger en représaille d'un jugement: il sert d'examples à toutes "la racaille du peuple". Mais les politiques par-contre ont "les bras longs"...

PASQUA

C'est suffisant,1 an avec sursis.
Il ne faut pas oublier que Monsieur PASQUA a été un des meilleurs ministre de l'intérieur que nous ayons eu avec de la réussite dans les affaires de terrorisme.

encore une preuve de justice

au depend de la fonction de la personne.... et si l'affaire se pose sur les detournements de l'argent du peuple... cest du sursis! BRAVO LA JUSTICE FRANCAISE..... Continuez a couvrir vos marionettes !!

Honte à la Justice Française!

Non seulement il échappe à la prison ferme, mais il garde son poste de sénateur et "ses pensions de retraites" somptuaires!

Décidément en France, il n'y en a vraiment que pour les pourris...

l'ancien ministre charles pasqua

allo charlie ,ici alpha bravo au triangle des bermudes ,attends une livraison de vedettes ,pour sortir de la mouïse ,avec Mme de
Fontenay .Vedettes sans bouée ,mince bécause mailles du filet .Te félicite pour ta notoriété ,attends remise de peine pour te retrouver rajeuni par ces épreuves sans preuves .Bisous.

l'ancien ministre charles pasqua

allo charlie ,ici alpha bravo au triangle des bermudes ,attends une livraison de vedettes ,pour sortir de la mouïse ,avec Mme de
Fontenay .Vedettes sans bouée ,mince bécause mailles du filet .Te félicite pour ta notoriété ,attends remise de peine pour te retrouver rajeuni par ces épreuves sans preuves .Bisous.

incroyable !!!

Si tu grilles un feu rouge, conduit sans ceinture, oublies de payer tes impots ou porte une "burqua", tu es l'ennemi public n°1 et c'est pénalisation directe. Là, pour lui c'est du sursis quinze ans après et ça passe comme une lettre à la poste. Et balladur, ça va être même combat !

Pas de justice indépendante en France

Ce jugement montre à quel point la justice est dépendante du pouvoir politique !

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