Dernière modification : 08/06/2010 

- Paris


Nicolas Géant, un apiculteur sur les toits de Paris

Ce matin-là, les clients de Nicolas Géant viennent prendre possession d’un véritable trésor. Car ces petites boîtes renferment un des éléments essentiels au maintien de la vie sur Terre.

Par Electron Libre

Ce matin-là, les clients de Nicolas Géant viennent prendre possession d’un véritable trésor. Car ces petites boîtes renferment un des éléments essentiels au maintien de la vie sur Terre.

"Là quand je suis arrivé avec le camion qui était plein, il y avait environ un million d’abeilles dans le camion." Raconte l'apiculteur Nicolas Géant.

Une vingtaine de ruches que Nicolas a préparées la veille pour des particuliers venus de partout en France.

"Les ruches sont prêtes à produire. La personne pose la ruche à l’endroit qu’elle souhaite et elle ouvre la porte. Et dès cet après-midi les abeilles commenceront à faire du miel." Explique Nicolas.

"Je suis très intéressé par la biodiversité, pour protéger la nature, c’est surtout ça, et faire passer le message pour les jeunes, les enfants qui arrivent derrière nous." Dit un client.

Une transmission essentielle pour comprendre le fonctionnement de la nature. Nicolas, lui, est un convaincu de la première heure.

"ça fait 25 ans que je suis apiculteur. J’ai commencé quand j’étais au lycée. Au lycée j’étais interne. Et le mercredi après-midi, comme la majorité des autres enfants, je m’ennuyais. Donc, il y avait le club tir à l’arc, le club photo et le club abeille. C’est comme ça que j’ai découvert les abeilles." Raconte Nicolas.

Une passion qui ne le quittera jamais. Désormais, il élève les abeilles pour produire des essaims et des ruches qu’il livre ou qu’il installe en pleine ville, comme ici à Sceau, au sud de Paris, dans le jardin et sur le toit du laboratoire d’un célèbre chocolatier.

"En ville, c’est une très bonne production. On arrive à produire autour de 30 à 50 kg par ruche et pas an. Quand vous allez en campagne dans les zones cultivées, vous avez 30 hectares de blé, de maïs, d’orge, etc…. mais vous n’avez plus rien à manger, il n’y a plus une petite fleur, il n’y a plus rien. Alors qu’ici il y a des myriades de fleurs donc on arrive à produire cinq fois plus de miel." Ajoute Nicolas

Une meilleure biodiversité en ville et moins de pesticides. C’est pourquoi Nicolas installe de plus en plus de ruches sur les toits des immeubles, et même sur les tours de la Défense, ou bien récemment sur le Grand Palais. Qualité garantie.
Au mois d’avril, les abeilles ont tout juste commencé à travailler. Le chocolatier Patrick Roger ne pourra récolter son miel que fin juillet.

"Je pense que ça va être super bien de pouvoir employer le miel, le passer dans les nougats, faire des recettes, faire des bonbons de chocolats aussi. On fait des ganaches à base de miel aussi. On a toujours le sentiment que quand c’est dans le jardin, c’est vraiment la meilleure chose du monde." Explique le chocolatier Patrick Roger.

Déguster son propre miel, un plaisir que l’on redécouvre en France. La tradition s’était perdue, mais bonne nouvelle pour l’environnement, les demandes de ruches augmentent à nouveau.

"J’ai énormément de gens qui n’ont jamais vu une abeille, qui n’ont jamais touché une abeille qui m’appellent et disent : je voudrais une ruche chez moi." Conclut l'apiculteur.

Du coup, le nombre de ruches augmentent, le nombre d’abeilles aussi. C’est la nouvelle tendance écolo du moment.

Adresse :
www.nicomiel.com
 


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(1) Réaction

Lol

C'est vraiment du n'importe quoi, avoir des abeilles au niveau du balcon, et avec un peut de chance être dans le couloir des abeilles, sympas pour les voisins.

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