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Asie - pacifique

Le Pakistanais jugé coupable attend de connaître sa peine

Texte par Dépêche

Dernière modification : 04/05/2010

Le sort du seul survivant du commando responsable des attentats de Bombay en 2008, jugé coupable, repose entre les mains d'un juge d'un tribunal spécial. La décision est attendue jeudi. Il encourt la peine de mort.

AFP - La peine à l'encontre du seul survivant du commando responsable des sanglants attentats de Bombay en 2008, qui risque d'être condamné à mort, sera connue jeudi, a annoncé mardi le juge d'un tribunal spécial indien.
   
Après avoir entendu l'accusation et la défense sur la peine appropriée concernant Mohammed Ajmal Amir Kasab, un Pakistanais de 22 ans reconnu coupable lundi de meurtres et d'actes de guerre contre l'Inde, le juge M.L. Tahaliyani a levé l'audience.
   
La cour se réunira à nouveau "après-demain", a-t-il déclaré.
   
Le procureur Ujjwal Nikam a demandé l'exécution du coupable: "J'ai dit à la cour qu'elle devait donner la peine de mort et la cour a réservé son jugement jusqu'à après-demain", a-t-il déclaré à la presse à l'extérieur du tribunal spécial installé dans une prison de Bombay.
   
Kasab devait initialement être fixé sur son sort mardi.
   
Devant la cour, le procureur a estimé que ce serait "une parodie de justice si la peine de mort n'était pas prononcée", a-t-il affirmé. "C'est un agent du diable lui-même, une honte (faite) à la société et à toute l'espèce humaine", a-t-il lancé.
   
M. Nikam, qui a décrit Kasab comme "une machine à tuer n'ayant aucun sentiment humain", a considéré qu'une autre peine que la condamnation à mort, comme la peine de prison à vie, signifierait que l'Inde "reste une cible facile" pour les extrémistes.
   
Pour l'avocat de la défense, K.P Pawar, son client était sous l'influence du groupe islamiste Lashkar-e-Taïba (Let, basé au Pakistan) et de la Jamaat-ud-Dawa, une organisation caritative servant de façade au LeT.
   
"Il était mentalement déficient (au moment des attaques) et cela a affecté sa capacité à apprécier l'impact de son comportement", a déclaré à la cour le conseil de Kasab, ajoutant: "C'est un être humain fait de chair et de sang, il ne faut pas l'oublier".
   
Selon les observateurs, une condamnation à mort pourrait entraîner une longue procédure de pourvoi en appel. En Inde, la dernière exécution a eu lieu en 2004 et la précédente remontait à 1998.
   
Du 26 au 29 novembre 2008, un commando de dix hommes lourdement armés avait semé la mort dans des hôtels de luxe, un restaurant touristique, la principale gare et un centre juif de Bombay.
   
Après plus de soixante heures de combats et de prise d'otages, 166 personnes avaient été tuées, dont des touristes étrangers, et plus de 300 autres blessées dans ce qui a été qualifié par la presse de "11 septembre de l'Inde".
   

 

Première publication : 04/05/2010

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