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Les "chemises rouges" acceptent le plan Abhisit mais restent à Bangkok

Vidéo par Margaux CHOURAQUI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 04/05/2010

Les "chemises rouges" ont accepté la "feuille de route" du Premier ministre Abhisit Vejjajiva, qui propose la tenue de législatives en novembre, mais maintiennent la pression : ils continuent d'occuper le centre de Bangkok.

AFP - Les manifestants antigouvernementaux thaïlandais ont accepté mardi le plan de sortie de crise du Premier ministre qui prévoit des élections en novembre, mais ont maintenu la pression en poursuivant leur mouvement jusqu'à ce que soit précisé le calendrier électoral.

En deux annonces effectuées à quelques minutes d'intervalle, les "chemises rouges" ont confirmé souhaiter une issue non violente à une crise qui a déjà fait 27 morts et près de 1.000 blessés, et n'accorder aucune confiance à l'homme dont ils réclament la tête, Abhisit Vejjajiva.

Le chef du gouvernement, au pouvoir depuis fin 2008 à la suite d'un renversement d'alliances parlementaires et à des décisions de justice favorables, a proposé des élections dans le cadre d'une "feuille de route" vers la réconciliation nationale.


Les "rouges", qui le jugent complètement illégitime, ont accepté son projet en principe. Mais ils maintiennent les barricades en bambous aiguisés, pneus et barbelés tranchants derrière lesquels ils se sont retranchés depuis un mois dans le centre-ville de Bangkok.

"Nous continuerons notre rassemblement jusqu'à ce qu'Abhisit dise clairement quand il dissolvera la chambre basse. Nous verrons alors ce que nous déciderons de faire", a déclaré Jatuporn Prompan, l'un des principaux cadres du mouvement. "La réconciliation doit être achevée, non sous l'intimidation et l'usage de la force, mais à travers une véritable liberté".

Un autre cadre "rouge" a de son côté expliqué qu'il appartenait à la Commission électorale et non au Premier ministre de choisir les dates de la dissolution.

Quelques heures avant cette annonce, Thaksin Shinawatra, l'ex-Premier ministre en exil, chassé du pouvoir en 2006 par un putsch et dont se réclament de nombreuses "chemises rouges", avait invité ses partisans à la "réconciliation".

"Demain est un jour de bon augure, le jour du couronnement. Je crois que nous devrions commencer à faire de bonnes choses", avait-il ajouté en référence à l'anniversaire mercredi du couronnement du roi Bhumibol Adulyadej, 82 ans, figure immensément révérée en Thaïlande.

Mais l'hypothèse que les barricades soient démontées mercredi semblait s'évanouir.

Abhisit a prévenu que son offre n'était pas discutable. "Ils ne doivent plus négocier, mais accepter ou refuser" a-t-il insisté.

Mais Jatuporn a laissé entendre l'inverse. "Après l'annonce de la date de la dissolution, les +chemises rouges+ enverront des représentants pour discuter de la feuille de route en cinq points avec le gouvernement".

La crise est révélatrice du fossé qui s'est agrandi depuis des décennies entre élites traditionnelles de la capitale et masses rurales et urbaines défavorisées du pays.

Les "rouges" dénoncent la confiscation des privilèges par les élites gravitant autour du palais royal - militaires, magistrats, hommes d'affaires et hauts fonctionnaires.

Ils exigent la fin de ce qu'ils dénoncent comme un système judiciaire à deux vitesses, ainsi qu'une meilleure répartition des richesses et de l'accès au pouvoir. Ils demandent aussi le retour à l'ordre constitutionnel qui prévalait avant le coup d'Etat militaire contre Thaksin.

Une source proche du gouvernement a par ailleurs affirmé mardi qu'une amnistie serait discutée pour permettre aux manifestants de rentrer chez eux en cas d'accord définitif.

Mardi, les responsables "rouges" ont toutefois assuré qu'ils n'essaieraient pas d'obtenir d'amnistie sur les accusations de "terrorisme" et d'attaques contre la monarchie, préférant se défendre ouvertement devant la justice.

Première publication : 04/05/2010

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