Dernière modification : 05/05/2010 

- Grèce - Grèves


Trois morts dans des violences en marge des manifestations contre le plan d'austérité

Trois personnes sont mortes dans une banque incendiée par des casseurs en marge d'une manifestation organisée à Athènes pour protester contre le plan d’austérité des autorités. Inquiètes, les bourses européennes ont de nouveau chuté, ce mercredi.

Par Pauline GODART (vidéo)
FRANCE 24 (texte)
 

Trois personnes sont mortes mercredi dans l’incendie d’une banque, à Athènes, en marge d’une manifestation monstre contre le plan d’austérité dévoilé par le gouvernement grec, dimanche.

Des cocktails Molotov ont été lancés contre un bâtiment du centre-ville abritant une succursale de la banque Marfin, dans laquelle se trouvaient une vingtaine de personnes. Deux femmes et un homme ont perdu la vie dans les flammes. Selon Alexia Kefalas, la correspondante de France 24 en Grèce, le ministère des Finances, la préfecture d’Athènes et le bâtiment du fisc ont également été incendiés.

Par Alexia KEFALAS, correspondante à Athènes

"La police affirme que ces violences n'ont pas été commises par des manifestants mais par des casseurs, rapporte la journaliste. À la fin du cortège principal qui s’était déployé devant le Parlement, un groupe de casseurs est arrivé […]. Ils ont commencé à jeter des projectiles et des cocktails Molotov sur les policiers, qui ont répliqué à coup de gaz lacrymogène. Cela n’a pas suffi à les disperser."

Cure d'austérité

Cette journée est la plus violente qu’a connue la Grèce depuis l’arrivée au pouvoir des socialistes, en octobre dernier. Près de 30 000 personnes se sont rassemblées mercredi dans les rues de la capitale pour protester contre la cure d’austérité imposée par le gouvernement en échange d’une aide de 110 milliards d’euros de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI).

Une grève générale affecte tous les secteurs  - publics et privés -  et paralyse le pays. Transports, écoles, services publics sont restés fermés toute la journée ; les hôpitaux assurent un service minimum. Les médias, qui avaient également déposé des préavis de grèves, ont, pour la plupart, décidé de mettre leur mouvement entre parenthèses pour couvrir les violences qui se sont déroulées dans la capitale.

Les événements n’ont pas joué en faveur des bourses européennes, déjà inquiètes à l'idée que la crise grecque puisse se propager à d'autres pays de l'Union. La Bourse d'Athènes a à nouveau plongé de 3,91 %, ce mercredi et celle de Madrid de 2,27 %, l'Espagne étant considérée par les marchés comme le prochain maillon faible de l'UE. Londres (-1,28 %), Paris (-1,44 %) et Francfort (-0,81 %) ont également fait pâle figure, entraînant  Wall Street, qui a ouvert en baisse, dans leur chute. L'euro, lui, poursuivait sa descente aux enfers, passant sous la barre de 1,29 dollar, son plus bas niveau depuis le mois de mars 2009.

Le Parlement grec doit voter, d'ici à la fin de la semaine, un plan budgétaire rigoureux, incluant une baisse des salaires et des retraites ainsi qu’une hausse des taxes. Objectif : ramener le déficit public abyssal du pays, qui atteint 13,6 % du PIB actuellement,  à moins de 3 % en 2014. Parallèlement, le Parlement allemand débat du montant de la contribution allemande au plan d'aide de l'Union européenne à la Grèce. Berlin est censé en être le premier bailleur, alors que la mesure reste largement impopulaire en Allemagne.

La Grèce manifeste contre la cure d'austérité
Pour la troisième fois en moins de trois mois, la Grèce connaît une grève générale mercredi 5 mai. L'atmosphère, comme le ciel athénien, est très lourde. Les manifestants agitent le drapeau grec devant le Parlement.
Cette journée est la plus violente en Grèce depuis l’arrivée au pouvoir des socialistes, en octobre dernier. Près de 30 000 personnes se sont rassemblées pour protester contre la cure d’austérité imposée par le gouvernement.
Galvanisée par la mobilisation, supérieure à celle des précédents mouvements de protestation contre la rigueur, les manifestants scandent des slogans contre "la junte du FMI".

La grève a entraîné la fermeture des écoles et des administrations, tandis que les banques et les grandes entreprises du secteur public fonctionnaient au ralenti.
La police, qui a mobilisé toutes ses forces pour rétablir l’ordre dans les rues d’Athènes, était en "état d’alerte générale" pour contrôler les débordements à l'origine du décès de trois personnes dans l’incendie d’une banque.
Plusieurs dizaines de jeunes ont lancé des cocktails Molotov contre un immeuble de la banque Marfin, dans le centre d'Athènes, mettant le feu au bâtiment alors qu'une vingtaine de personnes se trouvaient à l'intérieur. Trois d'entre elles ont péri dans l'incendie.
Un policier jette une bombe lacrymogène sur les manifestants pendant les affrontements avec les forces de l’ordre.

    Commentaires (4)

    Kefalas ou comment vendre une grèce à sensation

    Vous annoncez le feu dans la préfecture d'Athènes. Ce n'est pas l'équivalent de la préfecture de Paris mais un batiment administratif dépendant de la préfecture. petite nuance tout de même. Le ministère de l'économie en flamme !!"Deux etablissements bancaires en feu qui ont ôtés la vie à trois personnes" !!! Bizarre comme formulation. Bilan trois morts "c'est un bilan assez triste" !!. C'est ce qui lui vient à l'esprit pour qualifier ces actes et ces morts à votre correspondante. Que d'approximations, de redites, d'expression mal choisies, d'informations mal vérifiées (en espérant qu'elles l'ont été !!). Après avoir largement contribuée à mettre le feu aux poudres pour faire du sensationnel dès 2009, votre correspondante se doit d'être beaucoup plus reflechie et mature dans ces commentaires avant de balancer n'importe quoi. On a encore en mémoire "les colonnes de réfugiés qui se ruent sur Athènes" lors des incendies de été 2009. Si colonnes il y a bien eu elles étaient de fumées !! Franchement de tous les médias francophones que j'entends, lis et vois depuis ce matin, vous de devriez pas, pour votre sérieux laisser trainer les reportages de kefalas sur internet et ces commentaires incohérents. En revanche pour vos autres correspondants qui ont suivi les évènements, félicitations

    propagande

    qui de la grèce ou de la turquie était plus à même de rentrer dans l'europe? en quoi ces répressions violentes sont-elles différentes de celles de l'iran? que d'islamophobie dans les médias occidentaux contrairement à votre propagande l'iran n'est pas pire que n'importe quel pays face à des mouvements importants de population mécontente !!!

    athene manifesstation

    ce malheureux ce tour

    ce qui devez arriver ,arriva,

    ce qui devez arriver ,arriva, ainsi va le monde ,logique implacable voulue par l'Elite.Bientôt toute l'Europe ressemblera à la Grèce.

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