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Economie

Le pays "au bord du gouffre" après les violences qui ont fait trois morts

Vidéo par Antoine MARIOTTI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 06/05/2010

Le président grec Carolos Papoulias affirme que son pays est "au bord du gouffre" après les violences qui ont fait trois morts mercredi en marge d'une manifestation contre les mesures d'austérité adoptées par le gouvernement.

AFP - De violents affrontements ont éclaté mercredi à Athènes entre jeunes et policiers lors d'une grande manifestation contre la rigueur en Grèce, tuant trois personnes piégées dans l'incendie d'une banque déclenché par un cocktail Molotov.

La police a été placée "en état d'alerte générale" face aux graves incidents qui ont démarré en début d'après-midi. Le calme n'est revenu que quelques heures plus tard, et les autorités ont promis d'arrêter les auteurs des troubles.

Devant le Parlement, le Premier ministre grec Georges Papandréou a condamné le "brutal acte meurtrier" qui a coûté la vie à trois personnes. "Voilà où conduit la violence sans limite", a-t-il ajouté, défendant une fois de plus les "décisions difficiles et responsables" prises "pour sauver le pays".

"Notre pays est au bord du gouffre", a affirmé pour sa part le président Carolos Papoulias, appelant tous les Grecs à "ne pas faire le pas de trop, qui nous précipiterait dans le vide".

La manifestation de mercredi, lors d'une grève générale organisée par les grands syndicats grecs, était l'une des plus importantes à Athènes ces vingt dernières années.

Un groupe de manifestants portant des cagoules a brisé la vitrine d'une agence de la banque Marfin et jeté une bouteille incendiaire, mettant le feu au bâtiment alors qu'une vingtaine de personnes se trouvaient à l'intérieur.

Trois employés de la banque, deux femmes et un homme, ont péri asphyxiées dans l'incendie, a affirmé la police. Selon les pompiers, cinq blessés ont été hospitalisés.

Des dizaines de jeunes ont aussi lancé des cocktails Molotov contre des magasins, une fourgonnette de police et un véhicule des pompiers, ont constaté des journalistes de l'AFP, ainsi que contre un bureau du fisc.

À LA UNE
Par ailleurs, de violents affrontements ont éclaté non loin de là, devant le Parlement grec, où la commission des Affaires économiques examinait le plan d'austérité sans précédent adopté dimanche par le gouvernement en échange d'une aide financière de 110 milliards d'euros sur trois ans du Fonds monétaire international (FMI) et de la zone euro.

Après un face à face tendu, des heurts ont opposé jeunes et policiers en tenue anti-émeutes, selon les journalistes de l'AFP.

Les policiers ont riposté par des gaz lacrymogènes, dont les vapeurs ont envahi tout le centre de la capitale, et les manifestants se sont ensuite dispersés.

Au moins douze personnes ont été arrêtées, selon la police, qui déplore 29 blessés dans ses rangs.

Le plan de rigueur, qui prévoit de réduire le déficit public abyssal de la Grèce de 30 milliards d'euros en trois, doit être soumis jeudi au vote du Parlement, où le gouvernement socialiste dispose d'une majorité confortable.

Les syndicats des employés de banque ont appelé à une grève jeudi, affirmant que "l'événement tragique" de mercredi était "une conséquence des mesures anti-populaires qui ont déclenché la colère populaire".

"Ce n'est que le début d'une grande guerre", a affirmé, lors de la manifestation, Hélène Galani, venue participer à la grève générale, la troisième en moins de trois mois.

"On a vu ce qui s'est passé dans les pays où le FMI est intervenu", renchérissait Jim Zach, comptable dans la fonction publique, "ils ont viré plein de monde, fermé les hôpitaux".

Les manifestations ont réuni selon la police près de 30.000 personnes à Athènes et 20.000 à Salonique, la deuxième ville grecque, dans le nord du pays, où des incidents ont aussi opposé des jeunes à la police.

Selon les journalistes de l'AFP, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont défilé dans la capitale.

Le président de l'UE Herman Van Rompuy a déclaré que "toutes les pensées" des Européens allaient "aux victimes humaines à Athènes". Le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes Pierre Lellouche a exprimé son "émotion" pour ces décès "directement liés à l'emballement des marchés".

Toujours aux aguets face au risque de contagion de la crise grecque à d'autres pays européens très endettés comme le Portugal et l'Espagne, la Bourse d'Athènes a perdu 3,91% à la clôture.

Première publication : 06/05/2010

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