Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

Des internautes juifs et arabes se mobilisent pour la paix

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Apple mise sur la Chine

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Radical"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Gaza: des morts trop télégéniques

En savoir plus

DÉBAT

Centrafrique - forum pour la paix : comment relever le défi de la réconciliation nationale ?

En savoir plus

DÉBAT

Ukraine - l'UE contre la Russie : les "mistral" plus forts que les sanctions ?

En savoir plus

L’EUROPE DANS TOUS SES ÉTATS

Best of (Partie 2)

En savoir plus

L’EUROPE DANS TOUS SES ÉTATS

Best of (Partie 1)

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Le Festival de Carthage souffle ses 50 bougies !

En savoir plus

  • Après le gel des vols vers Tel Aviv, Israël dénonce une mesure "injustifiée"

    En savoir plus

  • Vente du Mistral à la Russie : Fabius invite Cameron à balayer devant sa porte

    En savoir plus

  • MH17 : jour de deuil aux Pays-Bas, Washington évoque une "erreur" de tir

    En savoir plus

  • Infographie : l'ultime voyage controversé du Costia Concordia

    En savoir plus

  • Vidéo : à Khan Younès, les cortèges funéraires se succèdent

    En savoir plus

  • Tour de France : Thibaut Pinot, une dose de "combativité", une dose de "déconne"

    En savoir plus

  • Plusieurs compagnies aériennes annulent leurs vols vers Israël

    En savoir plus

  • Violences à Sarcelles : quatre personnes condamnées à de la prison ferme

    En savoir plus

  • Gaza : "Nous devons aller jusqu'au bout de la mission", prévient Israël

    En savoir plus

  • Les négociations de paix en Centrafrique tournent court à Brazzaville

    En savoir plus

  • Londres relance l'enquête sur la mort de l'ex-espion russe Litvinenko

    En savoir plus

  • Les télévisions libanaises unissent leur voix pour soutenir Gaza

    En savoir plus

  • Le FBI accusé de transformer des citoyens musulmans en terroristes

    En savoir plus

  • Présidentielle indonésienne : victoire du réformateur Joko Widodo

    En savoir plus

  • Transferts : le Colombien James Rodriguez quitte Monaco pour le Real Madrid

    En savoir plus

EUROPE

Une coalition qui se cherche

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 13/05/2010

Les conservateurs et les libéraux démocrates finalisent leurs négociations afin de constituer leur premier gouvernement de coalition depuis la Seconde Guerre mondiale. Une configuration inédite... déjà largement critiquée.

La coalition est historique, mais peut-elle fonctionner ? Le nouveau Premier ministre britannique, le conservateur David Cameron, et son allié "lib-dem", Nick Clegg, travaillent d’arrache-pied afin de constituer le futur gouvernement. Et pour tordre le cou au flot de critiques, il a intérêt à être "durable". Sur les négociations planent en effet le souvenir de 1974, lorsque les Tories et les libéraux avaient, déjà à l’époque, tenté de travailler ensemble sans succès.

Les médias britanniques ne sont, en tout cas, pas tendres avec la coalition en devenir. Pour la qualifier, le "Daily Mail", dans son édition de mardi, multiplie les adjectifs négatifs : de "tordu" à "'révoltant" en passant par "cynique". Pour le quotidien de gauche "The Guardian", faire durer le nouveau gouvernement est tout simplement "le plus important défi pour le chef des conservateurs".

"Manifestement, ils pensent pouvoir travailler ensemble", affirme à France24.com Florence Faucher-King, directrice de recherche au Centre d’études européennes de Sciences Po. Pour elle, le fait que les deux partenaires politiques négocient un accord sur 5 ans est un signe positif. "Cela empêchera ce que beaucoup redoutent, à savoir que, au bout d'un an, David Cameron décide de procéder à de nouvelles élections pour évincer les libéraux du gouvernement", explique-t-elle.

Le système électoral uninominal à un tour, qui garantit habituellement une majorité solide à un seul parti, n’a pas fonctionné cette fois-ci. David Cameron et le Parti conservateur sont face à une situation rarissime dans la vie politique britannique. "Il y a des points d’accord possibles entre les deux partis, notamment sur la stabilité économique, sur certaines réductions d’impôts ou encore sur l’éducation", estime Florence Faucher-King. Les "lib dems" ont par ailleurs fait céder les conservateurs sur une exigence clef de leur plate-forme : la réforme du mode de scrutin, qu'ils jugent inique et sur laquelle les Tories ont finalement accepté d'organiser un référendum.

Grand écart

Mais ce sont les nuages à l’horizon qui sont le plus souvent mis en avant. Au premier plan des désaccords potentiels : l’Europe. Les libéraux-démocrates ont une longue tradition europhile, à l’exact opposé des Tories. Le problème risque de grandir d’autant plus vite que "la nouvelle génération de députés conservateurs issue des élections est particulièrement eurosceptique", remarque Florence Faucher-King. David Cameron pourrait donc être contraint à un grand écart entre son vice-Premier ministre Nick Clegg et sa base. La nomination, mardi, de William Hague, grand adversaire de l’Union européenne, au poste de ministre des Affaires étrangères, est à ce titre un premier camouflet pour les "lib dems".

"Sur des questions comme les libertés individuelles, les libéraux démocrates sont plus proches des travaillistes. Il faut se souvenir que, pendant la campagne, il y a eu plusieurs appels à une coalition progressiste entre le Labour et les lib-dems", rappelle Florence Faucher-King. Les résultats des élections ont rendu cette option mathématiquement difficile et les travaillistes ont "préféré une période d’opposition à une coalition délicate".

Pour elle, il est cependant trop tôt pour enterrer le nouveau gouvernement. Un bon indicateur devrait être le discours de la reine, le 25 mai. Elle devrait, en effet, dévoiler les grands axes de la politique du nouveau gouvernement. Chacun verra alors qui a fait quelles concessions…

Première publication : 12/05/2010

COMMENTAIRE(S)