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Economie

Facebook débordé par les accusations de non-respect de la vie privée

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 24/05/2010

Rien ne va plus sur la planète Facebook... Fréquemment accusée de ne pas respecter la vie privée des utilisateurs du réseau social, la direction du groupe a décidé de réagir. Trop tardivement peut-être.

Sous Facebook, la rage. Confronté au flot continu de critiques, le PDG du célèbre réseau social, Mark Zuckerberg, a convoqué, ce jeudi, une réunion de crise pour discuter de la politique maison en matière de respect de la vie privée.

Il était temps. Les pavés qui s’accumulent dans la mare de Facebook risquent en effet de tout faire déborder. En cause : les changements apportés le 21 avril à la manière dont la "pieuvre sociale" gère les données publiées par ses utilisateurs. Dorénavant, la plupart des informations personnelles sont publiques par défaut. De quoi créer une base de données encore plus conséquente, d’autant que ces nouveaux réglages sont rétroactifs.

 Les répliques n’ont pas tardé à inonder la Toile. A l’heure actuelle, la recherche "comment effacer son compte Facebook" renvoie plus de 5 millions de réponses sur Google. Des internautes se sont même amusés à comparer la longueur de la charte sur la vie privée de Facebook à celle de la constitution américaine… Résultat : 5 830 mots contre 4 543 pour la Loi fondamentale des États-Unis.

Orwellien

Moins anecdotique, un développeur chez IBM, Matt McKeon a mis au point un graphique retraçant l’évolution de la sphère privée sur Facebook depuis 2005. Une vision orwellienne qui a eu un large écho sur la Toile et a engendré près de 300 commentaires. Le "New York Times" a remis de l’huile sur le feu en publiant son propre schéma retraçant le parcours d’un utilisateur Facebook souhaitant connaître les informations visibles par tous.

Ce graphique montre l'évolution des données qui sont publiques par défaut sur Facebook entre 2005 et 2010. (Crédit photo : Matt McKeon)

 Quatre New-Yorkais ont ensuite ajouté leur pierre à l’édifice de la révolte anti-Facebookienne. Les jeunes hommes ont commencé à travailler à un projet - baptisé Diaspora* - pour un réseau social plus respectueux de la vie privée. Jusque-là, rien d’anormal. Mais leur plan était de faire financer ce projet par des dons d’internautes. Ils comptaient recevoir environ 30 000 dollars en deux ou trois mois… Ils les ont récupérés en 12 jours. Mieux, selon eux, seulement 2 % des dons proviennent d’amis. C’est dire l’envie des internautes de voir un concurrent à Facebook voir le jour.

Enfin, le groupe qui s’occupe de la protection des données personnelles à la Commission européenne a rendu public une lettre condamnant Facebook. Il y juge la position du réseau social sur les questions de vie privée "inacceptable".

Autant de signes qui ont finalement amené Facebook à réagir. Dans un premier temps, Elliot Schrage, vice-président du groupe pour les relations publiques, s’est prêté, le 11 mai, à un immense jeu de questions-réponses organisé par le "New York Times". Le quotidien américain avait recueilli pendant une semaine plus de 300 questions d’internautes auxquelles Elliot Schrage a répondu. Mais le résultat n’a pas satisfait les internautes. Au milieu des cinq pages de commentaires, l’un d’eux tranche : "demander aux responsables de Facebook s’ils sont soucieux de la vie privée revient à demander à Goldman Sachs s’ils sont cupides". C’est dire s’il y a bel et bien urgence pour Mark Zuckerberg et ses compères à se réunir…

 

 

Crédit photo : Oversocialized (flickr)

Première publication : 13/05/2010

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