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Afrique

Les boîtes noires de l'avion d'Afriqya retrouvées, l'enquête commence

Vidéo par Margaux CHOURAQUI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 13/05/2010

Les boîtes noires de l'A330-200 d'Afriqya Airways qui s'est écrasé mercredi à Tripoli ont été retrouvées. Des enquêteurs et des spécialistes d'Airbus dépêchés par le BEA ont commencé à rechercher les causes de l'accident.

REUTERS - Seul parmi les 104 personnes à bord, un enfant de 10 ans a survécu à l'accident d'un Airbus de la compagnie libyenne Afriqiyah qui s'est écrasé à l'atterrissage, mercredi, à l'aéroport de Tripoli.

L'avion, un Airbus A330-200 en service depuis septembre dernier, assurait une liaison entre Johannesburg et Tripoli.
 
Il s'est écrasé vers 06h00 (04h00 GMT) juste avant d'atterrir, ont dit Afriqiyah Airways et le constructeur Airbus, filiale d'EADS. Il s'agit du premier accident pour la compagnie nationale libyenne, fondée en 2001.
 
L'appareil transportait 93 passagers, dont 62 Néerlandais, deux Allemands, un Philippin, un Zimbabwéen et 11 membres d'équipage, a précisé la compagnie. Vingt-deux victimes, dont l'équipage, sont des Libyens, ont dit des responsables locaux.
 
"Tout le monde est mort, à l'exception d'un enfant", a dit le ministre libyen des Transports, Mohammed Zidane, lors d'une conférence de presse à l'aéroport. Le garçonnet âgé de 10 ans "va bien et subit des examens à l'hôpital", a-t-il ajouté.
 
Selon la Fédération française d'athlétisme, une Française - Emilie Poucan, ancienne attachée de presse de la FFA et membre de son comité directeur - figure parmi les victimes. Elle avait 32 ans.
 
Un journaliste de Reuters sur place a vu des ambulances emmener des corps de victimes. Des responsables lybiens ont dit avoir retrouvé plusieurs dizaines de corps autour de l'épave de l'appareil, dont seul l'aileron arrière n'a pas été détruit.
 
Des enquêteurs ont commencé à rechercher les causes de l'accident du vol 8U771, au sujet duquel l'hypothèse d'un acte terroriste a été écartée, a souligné le ministre.
 
BOÎTES NOIRES RETROUVÉES
 
Le Bureau français d'enquêtes et d'analyses a dépéché sur place deux enquêteurs accompagnés de cinq spécialistes d'Airbus, dit à Paris un communiqué de l'agence de sécurité de l'aviation civile. L'avionneur européen a assuré qu'il apporterait tout son soutien technique dans le cadre de l'enquête. Cet Airbus comptait 420 vols pour un total de 1.600 heures de vol.
 
Il s'agit du même type d'appareil que celui du vol Air France AF447 qui s'est abîmé dans l'Atlantique en juin lors d'un vio Rio-Paris, faisant 228 morts.
 
Les "boîtes noires" de l'appareil libyen ont été retrouvées sur le lieu de l'accident, a dit à Reuters le directeur du service juridique d'Afriqiyah Airways, Saleh Ali Saleh.
 
"Je n'ai pas entendu parler d'incendie, donc les morts ont sans doute été causées par l'impact. L'avion allait vite et n'était pas encore au-dessus de la piste quand il s'est écrasé", a-t-il dit.
 
Selon l'Automobile-club néerlandais, l'ANWB, 61 des victimes sont néerlandaises. Ces voyageurs prenaient part à des circuits organisés par les agences de voyage Stip Reizen et Kras, a précisé une porte-parole de l'ANWB, Annelies Tichelaar.
 
Ces deux agences, a-t-elle ajouté, ont mis en place des centres d'accueil et d'assistance pour les familles et amis des victimes qui attendaient leur arrivée à Bruxelles ou Düsseldorf.
 
A propos du garçon rescapé, elle a déclaré: "Nous discutons de la possibilité de le faire rentrer aux Pays-Bas rapidement et de voir qui pourra s'occuper de lui."
 
Des Britanniques se trouvaient peut-être à bord, le vol de Johannesburg étant en correspondance avec un vol pour Londres. On ne connaît cependant pas la nationalité des autres victimes.
 
Afriqiyah a installé un centre d'informations dans un hôtel de Tripoli afin d'accueillir les proches des victimes. Aux Pays-Bas, une cellule de crise a été mise en place au ministère des Affaires étrangères.

 

Première publication : 13/05/2010

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