- Cinéma - Cinéma français - Festival de Cannes 2010
Les strip-teaseuses de Mathieu Amalric ouvrent la compétition officielle
Avec Mathieu Amalric aux commandes de "Tournée", le premier film projeté en compétition officielle, Cannes se dévoile avec espièglerie. Regardez l'interview de Mathieu Amalric (vidéo ci-contre).
Mathieu Amalric monte ce jeudi soir les marches du Palais des Festivals pour la première fois en tant que réalisateur de la sélection officielle – son précédent film, "La Chose publique", avait été sélectionné dans la Quinzaine des réalisateurs en 2003. Son jeu d’acteur intense et curieusement drôle a toujours suscité beaucoup d’intérêt sur la Croisette. C’est dire si les attentes pour ce qu’il est capable de produire en tant que cinéaste sont fortes. Et comme film d’ouverture de la compétition, "Tournée" fait son effet.
Avec l’histoire d’un producteur français lessivé (interprété par Amalric lui-même), qui décide de partir en tournée avec une troupe de danseuses américaines délurées, Mathieu Amalric signe un film attachant. Les coulisses du spectacle regorgent de grivoiseries et de questions existentielles sur l’art, la liberté et les liens familiaux. Amalric, pourtant au centre du film en tant qu’acteur, détourne la lumière de lui-même pour se concentrer sur ces performeuses américaines, qui exercent le métier d’effeuilleuse à l’écran et dans la "vraie vie". Sous l’œil de Mathieu Amalric, ces silhouettes enrobées, surnommées "Kitten", "Keys" et "Dirty Martini" se révèlent être des bombes cinématographiques : charnelles, débordantes de bagout et d’esprit.
Le cinéaste tire son parti des bizarreries des dialogues en français, qu’écorchent allègrement ces filles fraîchement débarquées dans l’Hexagone, et parvient à rendre son glamour au moindre troquet miséreux. Mais "Tournée" n’est pas que strass et paillettes. Le film met aussi en scène des moments de solitude, de flirt et des instants de franche hostilité entre les danseuses et le producteur.
“Tournée” joue pleinement de charme et d’esprit. Mais pêche parfois par manque de tension dramatique. Amalric, de toute évidence, est tombé amoureux de ses personnages, mais il ne rend pas tout à fait présentes à l’écran les difficultés de vivre d’un art marginal. Et les dix dernières minutes du film laissent comme un goût d’indulgence de trop.

































Commentaires (2)
Du déjà vu
Salut à tous,
Je pense que ce film de Mathieu Amalric aborde un sujet déjà épuisé par de nombreux avant celui-ci... Je me demande ce qu'il a d'original par rapport aux autres.
Pourquoi les producteurs investissent sur des films dont les sujets sont déjà caducs ?
Je suis journaliste pour un mensuel gabonais (Citymag) et je souhaite également avoir des infos sur les meilleurs sorties du mois, si poszsible !
Tchao.
cinéma françouze ?
mémé de Fontenoy a de plus jolies pépées comme décoration .Et moi
qui suis complexé parce que je plais ...Aïe mes chevilles ,oui mais moi je ne montre pas mes cannes à Cannes .Si le monde se mettait à marcher sur la tête ,un sportif sait marcher sur les mains .
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