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Afrique

Incertitudes sur la poursuite de la mission des casques bleus dans l'est du pays

Texte par Dépêche

Dernière modification : 13/05/2010

L'ONU souhaite prolonger le mandat des casques bleus de la Minurcat qui expire samedi. Mais Idriss Déby, le président tchadien, s'y oppose, estimant qu'elle n'a pas rempli sa mission.

REUTERS - Le Conseil de sécurité de l'Onu a reporté mercredi de deux semaines sa décision sur l'avenir des casques bleus de la Minurcat déployés dans l'est du Tchad limitrophe du Soudan.

Le mandat de la Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad expire samedi. Il sera prorogé jusqu'au 26 mai compte tenu de la nécessité d'examiner en profondeur les propositions avancées.

La Minurcat a pour mission de protéger les populations civiles de l'est du Tchad et du nord de la RCA des éventuels débordements de violences venant de la province soudanaise du Darfour voisin.

Cette vaste région aride, réputée pour ses actes de banditisme et l'absence d'autorité de l'Etat, abrite, selon les Nations unies, un demi-million de réfugiés. Pour l'Onu, tout retrait précipité des casques bleus risquerait d'accroître la vulnérabilité de ces populations.

Il y a quelques mois, le président tchadien Idriss Déby a demandé au Conseil de sécurité de ne pas renouveler le mandat de la Minurcat, expliquant que cette force n'avait pas été déployée dans sa totalité et n'avait pas réussi à protéger les populations civiles ou à construire les infrastructures promises.

Depuis, l'Onu a dépêché trois délégations pour tenter de persuader Déby d'autoriser un retrait progressif de la force de paix qui, selon les Nations unies, a besoin du feu vert du gouvernement du pays hôte pour rester.

Dans un récent rapport au Conseil, le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon a proposé que la Minurcat soit autorisée à rester une année supplémentaire, avec un mandat différent: l'armée tchadienne se verrait confier immédiatement la responsabilité de protéger les civils, et les effectifs de la force internationale passeraient de 3.300 hommes aujourd'hui - soit deux-tiers de la taille initialement prévue - à 1.900.

Ces derniers cesseraient cependant toute opération à partir du 15 octobre avant de commencer leur rapatriement.

Le rapport de Ban Ki-moon a été remis aux diplomates du Conseil le 29 avril.

 

Première publication : 13/05/2010

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