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Economie

Une crise qui vaut de l'or

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 14/05/2010

Tandis que l'euro continue de s’enfoncer face au dollars, l’once d’or atteint de nouveaux records sur le marché des métaux précieux. Une tendance qui confirme le grand retour de l'or comme valeur refuge.

L’Euro n’arrête pas de dévisser face au Dollar, atteignant vendredi son niveau le plus bas à 1,2360 dollars, tandis que l’or affiche crânement sa bonne forme. Deux tendance intimement liées comme le rappelle Bart Melek, analyste à BMO Capital Markets, au New York Times  : "C’est un peu l’assurance tout risque face à la volatilité des marchés".

"C’est le grand retour de l’or", confirme le blog économique Seeking Alpha. Il note que les autres traditionnelles valeurs refuge en temps de crise comme la pierre, ou encore le dollar sont trop affectées par la fragilité de l’économie réelle, comme la crise de l’immobilier, pour attirer les investisseurs.

Cette tendance n’a fait que s’accélérer ces dernières semaines. "La demande est telle que la production a du mal à suivre", avouait Edel Tully, spécialiste des métaux précieux pour UBS jeudi à CNN.com. Sur le marché autrichien de l’or, il s’est vendu les deux dernières semaines plus d’onces que sur les trois premiers mois de l’année.

Néanmoins, vendredi, sur les marchés, l’once a connu une petite panne après avoir touché un record absolu. Il est retombé de 1 248,95 dollars, à 1219 dollars. Une petite baisse de forme, mais l’or demeure malgré tout à près du double d’il y a un an et demi.

Effet contagion

Cette ruée vers l’or est symptomatique de la défiance envers les marchés boursiers. Sur le blog Bing, de Fortune, l’éditorialiste économique Gil Schwartz a dressé une liste des sept secteurs où investir si on veut fuir la bourse. L’or y devance… le vin, l’art contemporain et le fromage. Il y prédit que l’once devrait atteindre les 1 500 dollars avant la fin de l’année.

Le temps des records serait donc encore loin d’être fini pour les petites pièces jaunes. Face à la perte de valeur des devises, les banques centrales s’empressent d’augmenter leur stock d’or, encourageant cette tendance à la hausse. Enfin, il y a aussi l’effet contagion. "Si actuellement la plupart des achats se font en Europe, je ne vois aucune raison pour que dans les jours qui viennent, les Etats-Unis, la Russie, le Brésil et le Japon ne rentrent pas dans la danse", assure sur le site Commodity Online, David Levenstein, l’un des conseillers les plus expérimentés en matière de métaux précieux.

De quoi, en tout cas, donner une publicité gratuite à la dernière lubie à Abou Dhabi. L’émirat a en effet fait installer dans un palace un distributeur qui échange l’argent en or…

Première publication : 14/05/2010

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