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EUROPE

Sarkozy et Cameron affichent leur volonté de travailler ensemble

Texte par Dépêche

Dernière modification : 21/05/2010

En visite à Paris, le nouveau Premier ministre britannique s'est entretenu avec le président Sarkozy, ce jeudi à l'Élysée. Ils se sont promis de "travailler ensemble", notamment sur les questions européennes.

AFP - Le président Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique David Cameron ont affiché jeudi soir à Paris leur bonne entente et leur désir de faire face ensemble à la crise économique, notamment dans le cadre du G20 dont la France prendra la présidence fin 2010.
   
Réservant à la France son premier déplacement à l'étranger, M. Cameron a eu un dîner de travail avec M. Sarkozy. Les deux hommes ont ensuite tenu une conférence de presse commune.
   
M. Cameron doit se rendre vendredi en Allemagne pour y rencontrer la chancelière Angela Merkel.
   
Précédé d'une réputation d'eurosceptique, le Premier ministre britannique,  n'en a pas moins insisté sur sa volonté de "travailler avec les pays de la zone euro pour assurer la stabilité et le progrès" de cette zone en pleine tourmente financière.
   
"Nous avons décidé de la nécessité de nous coordonner en matière économique" pour "gérer les déficits budgétaires. Nous voulons nous assurer qu'au sein de l'Europe, on avance vers l'économie de l'avenir, l'économie verte", a-t-il affirmé.
   
"On est en dehors de la zone euro, on ne subit pas les mêmes pressions (...) nous avons raison de ne pas rejoindre cette zone" mais "c'est dans l'intérêt de la Grande-Bretagne que l'euro soit une monnaie forte" et que "la zone euro soit forte, stable et en croissance", a ajouté M. Cameron.
   
Le chef du gouvernement britannique a particulièrement insisté sur la volonté de son pays de coopérer avec la France dans le cadre du G8 et du G20, qui seront présidés par la France à partir de novembre, en vue d'"une réforme de notre système bancaire".
   
"Nous sommes également d'accord avec l'idée du président (américain) Barack Obama que les banques commerciales ne devraient pas être impliquées dans des activités à risques (...) des activités de casino", a-t-il dit.
   
Autres sujets d'accords avec la France, soulevés par M. Cameron: l'Afghanistan ou encore l'Iran contre lequel il veut voir adopter des "sanctions fermes".
   
Sur la même ligne que le Premier ministre britannique, le président Sarkozy a affirmé de son côté qu'il serait "heureux de travailler" avec M. Cameron en Europe, "mais aussi dans le cadre de nos activités du G8 et du G20".
   
"Nous avons besoin des Anglais en Europe, c'est absolument stratégique. Je suis sûr qu'un homme comme David Cameron, qui a de l'ambition pour son pays, me comprend également", a insisté le président français.
   
Proposant à M. Cameron de dire qu'elles étaient ses "lignes rouges" (sur les services financiers notamment), M. Sarkozy a assuré qu'avec M. Cameron, ils étaient "prêts à mettre des papiers communs sur la table pour réfléchir aux voies et moyens de doter la croissance européenne".
   
"C'est un premier déplacement très prometteur. On est persuadé qu'on va travailler main dans la main, que ce n'est que le début. Il y a vraiment beaucoup de pain sur la planche", a-t-il dit.
   
Le président français a par ailleurs tenu à démentir de récents propos rapportés par des parlementaires français, selon lesquels il avait déclaré que "si Cameron gagne, il fera comme les autres. Il commencera anti-européen et il finira pro-européen. C'est la règle".
   
"Je ne me serais pas permis de porter un jugement comme ça sur David, ou sur quiconque d'ailleurs", a assuré jeudi Nicolas Sarkozy, "ce que j'ai dit, c'est que (...) j'étais moins européen au début de ma vie politique et (que) je suis devenu plus européen".
   
"Je l'ai dit pour moi et si c'est valable pour moi, c'est valable pour tous les autres", a-t-il conclu.

 

Première publication : 18/05/2010

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