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Le pouvoir impose un couvre-feu à Bangkok et dans 23 provinces
Les autorités thailandaïses ont imposé un couvre-feu dans 23 provinces et Bangkok, après avoir délogé, mercredi, les "chemises rouges" retranchées dans le centre de la capitale et obtenu la reddition de leurs chefs.
AFP - Bangkok était mercredi soir en proie à des incendies et des violences que le gouvernement avait beaucoup de mal à contrôler, après un assaut de l'armée sur le camp retranché des "chemises rouges" qui a fait au moins sept morts, et la reddition de leurs leaders.
Des colonnes de fumée zébraient l'horizon de la capitale thaïlandaise, où les manifestants chassés par l'armée ont incendié une trentaine de bâtiments dont la Bourse, des centres commerciaux et des banques.
L'incendie le plus spectaculaire a en bonne partie détruit Central World, l'un des plus grands centres commerciaux d'Asie, situé près du site occupé par les "rouges". Près de 900 soldats et policiers ont dû être envoyés pour escorter les pompiers dépêchés sur place, selon une source militaire.
Le feu a également gagné les bureaux d'une chaîne de télévision locale, Channel 3, d'où une centaine d'employés ont dû être évacués par hélicoptère.
L'armée a imposé un couvre feu de 20H00 mercredi soir (13H00 GMT) à 06H00, à Bangkok et dans 23 autre provinces (sur un total de 76), essentiellement situées dans le nord et le nord-est, régions agricoles, plutôt pauvres et foyers potentiels de violence car de nombreux "rouges" en sont originaires.
Dans le nord-est, des manifestants ont d'ailleurs incendié deux bâtiments de gouvernements provinciaux, selon les autorités locales. Des heurts ont également été signalés à Chiang Mai (nord).
Les Etats-Unis, l'ONU, l'Union européenne et le Japon ont condamné dans la journée les violences et réclamé un règlement pacifique.
Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva, dont les "rouges" demandaient la démission, a appelé dans la soirée la population à lui faire confiance.
"Nous ramènerons ensuite la paix dans le pays, et nous nous relèverons", a-t-il affirmé.
Le gouvernement a reconnu que certaines parties de Bangkok n'étaient pas sous contrôle. "Cette nuit sera une nouvelle nuit de souffrances", a déclaré le porte-parole du gouvernement Panitan Wattanayagorn, après qu'une unité d'élite de la police a été autorisée à tirer à vue sur les pillards ou les émeutiers.
L'armée avait donné l'assaut tôt le matin ans le centre de Bangkok en envoyant des blindés et des centaines de soldats pour mettre un terme à l'occupation par les "rouges" d'un quartier touristique et commercial huppé.
Après deux mois de manifestations et négociations sans résultat, les militaires ont neutralisé la zone en quelques heures, au milieu d'échanges de tirs d'armes automatiques et de grenades.
Sept personnes ont été tuées au cours de l'assaut donné par les militaires, dont un journaliste italien, selon la police. Et 58 personnes ont été blessées dont au moins deux autres reporters, un Néerlandais et un Canadien.
Les leaders des manifestants ont annoncé peu après 13H00 qu'ils allaient se rendre aux autorités, dans une intervention chargée d'émotion sur la scène située au milieu de la zone "rouge".
"Je sais que vous souffrez. Certains d'entre vous sont sans voix. Mais nous ne voulons pas plus de morts", a déclaré Jatuporn Prompan, en larmes.
"Nous allons échanger notre liberté contre votre sécurité. Nous avons fait tout ce que nous pouvions (...). Je demande à tout le monde de rentrer chez soi, a renchéri Nattawut Saikuar.
Au moins un des leaders s'est enfui. D'autres se sont rendus à la police, tandis que les manifestants se dirigeaient vers les sorties du camp retranché.
L'émotion avait été très vive toute la matinée dans le camp où, au moment de l'assaut, des chanteurs ont entonné des chants de lutte. Une banderole "Arrêtez de tuer le peuple !" avait été accrochée à proximité de la scène.
Les autorités avaient mis fin dans la nuit aux perspectives de reprise des négociations, rompues il y a une semaine lorsque le Premier ministre avait annulé sa proposition d'organiser des élections anticipées à la mi-novembre, exaspéré par les exigences sans cesse plus élevées des "rouges".
Plus de 46 personnes ont été tuées et plus de 300 blessées depuis que l'armée s'est massé jeudi dernier autour du quartier occupé par les "rouges", souvent partisans de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra.
Depuis le début de la crise à la mi-mars, 75 personnes ont perdu la vie et plus de 1.700 ont été blessées.



























Commentaires (5)
couvre-feu
le couvre-feu a etais reporte sur 3 jour suplaimentaire.
Les casques bleus n'ont qu'a intervenir immediatement.
Il faut un cesser de feux pour sauver la population Thailandaise des mains du royaume Thai....
Très bien. Il faut un peu de
Très bien. Il faut un peu de rigueur pour éviter qu'un pays soit aux mains des ennemies de l'extérieur.
a propros de violence
je pensais qui font negogie merci
la mort !
DSI met en garde les manifestants de la peine de mort
* Published: 19/05/2010 at 10:58 PM Publié le: 19/05/2010 at 10:58 pm
* Online news: News Updates de nouvelles en ligne: Nouvelles mises à jour
People who set fire to public properties could face terrorism charges, and security forces are now allowed to use live ammunition to end the widespread turbulence in the country immediately, Department of Special Investigations director-general Tharit Pengdit said on Wednesday. Les gens qui ont mis le feu à des biens publics pourrait faire face à des accusations de terrorisme, et les forces de sécurité sont désormais autorisés à utiliser des balles réelles pour mettre fin à la turbulence généralisée dans le pays immédiatement, Département des enquêtes spéciales du Directeur général Pengdit Tharit a déclaré mercredi.
The government's Centre for the Resolution of Emergency Situation (CRES) has warned that people who are guilty of terrorism charges could face a possible death penalty. Centre du gouvernement pour la résolution des Situation d'urgence (CRES) a averti que les personnes qui se sont rendus coupables des accusations de terrorisme pourrait faire face à la peine de mort possible.
"Security forces have been allowed to use firearm to prevent terrorist acts, and the government would like to warn the ill-intentioned people to stop creating unrest," Mr Tharit said. "Les forces de sécurité ont été autorisés à utiliser une arme à feu pour prévenir les actes terroristes, et le gouvernement tient à informer les personnes mal intentionnées de cesser de créer des troubles», a déclaré M. Tharit.
He said people who attempted to obstruct authorities from performing their duty could also face a maximum penalty. Il a dit que les gens qui ont tenté d'entraver les autorités d'exercer leurs droits de douane peut également faire face à une peine maximale.
"There are groups of people who are burning state offices and public places. The DSI would like to warn these people that they could face a death sentence," the DSI chief warned. "Il ya des groupes de personnes qui sont des bureaux d'État de brûlure et les lieux publics. Le DSI voudrais mettre en garde ces gens qu'ils pouvaient faire face à une sentence de mort", a averti le chef de DSI.
Metropolitan Police deputy speaker Songpol Wattanachai said Prime Minister Abhisit Vejjaijva had ordered the police to set up checkpoints in different areas and use absolute measures to prevent terrorist acts and protect people's lives and properties. Metropolitan Police vice-président Songpol Wattanachai a déclaré le Premier ministre Abhisit Vejjaijva avait ordonné à la police de mettre en place des points de contrôle dans différents domaines et de l'utilisation des mesures absolues de prévenir les actes terroristes et de protéger la vie des gens et des biens.
He said the police had prepared cars to transport people back to their residences. Il a dit que la police avait des voitures préparés pour le transport des personnes à leurs résidences.
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