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Economie

Les Bourses résistent au terme d'une semaine d'angoisse, l'euro se reprend

Texte par Dépêche

Dernière modification : 21/05/2010

Chahutées toute la semaine, les places européennes ont cloturé à l'équilibre vendredi, entraînant Wall Street dans des dispositions similaires à l'ouverture. L'euro a également retrouvé quelques couleurs et affiche 1,2565 dollars.

AFP - Les Bourses européennes ont terminé in extremis à l'équilibre vendredi, au terme d'une semaine d'angoisse, grâce à un rebond de Wall Street surtout dû à des causes techniques, alors que l'Europe planche sur des stratégies pour résorber ses déficits.

Vers 16H30 GMT, alors que Wall Street repassait dans le vert (+0,94%), Paris a terminé à l'équilibre (-0,05%), Londres a cédé 0,20%, Francfort -0,66% et Amsterdam 0,46%.

Madrid et Milan, les plus en recul depuis janvier, ont rebondi de respectivement 1,48% et 1,32%. Au final l'Eurostoxx 50 a terminé à +0,18%.

La journée avait mal démarré: en Asie, la plupart des places ont fini dans le rouge, notamment Tokyo, qui a chuté de 2,45%, à son plus bas niveau de l'année.

Les places européennes ont ensuite traversé une nouvelle séance en net recul, toujours aussi inquiètes des déficits budgétaires en zone euro et des dissensions en Europe sur la gestion de la crise, alors que les ministres européens des Finances se réunissaient dans l'après-midi à Bruxelles.

A Paris, dans un marché très volatil, le CAC 40 a testé à plusieurs reprises des points bas.

Puis Wall Street a également ouvert en baisse: le Dow Jones a plongé d'entrée de jeu sous les 10.000 points pour la première fois depuis le krach-éclair du 6 mai, dans un marché très nerveux au lendemain d'une chute de 3,60%.

L'après-midi a apporté une nouvelle rassurante: le feu vert des députés allemands à la participation du pays au colossal plan de soutien de la zone euro, auquel l'Allemagne pourrait apporter jusqu'à 148 milliards d'euros.

Vers 14H00 GMT le Dow Jones et le Nasdaq remontaient, soutenus par l'expiration d'options, qui permettent à leurs détenteurs d'acheter ou de vendre à un prix convenu d'avance, avant une certaine échéance.

Pour autant tous les marchés restent focalisés sur le problèmes de la zone euro.

A Bruxelles, les ministres des Finances de l'UE poursuivaient leur réunion sur les moyens de renforcer la discipline budgétaire, sous la pression de l'Allemagne qui souhaite imposer de nouvelles sanctions controversées et la mise en faillite de pays trop endettés. Ce groupe de travail chargé d'"explorer toutes les options" permettant de durcir la surveillance budgétaire des Etats de l'UE, ne doit rendre ses conclusions qu'en octobre.

"Cette saga de la zone euro tourne au film d'horreur de série B. Vous pensez que le monstre est mort, mais il revient à chaque fois!", a ironisé Joshua Tan, économiste à Phillip Securities cité par Dow Jones Newswires. Il a ajouté que les banques commençaient "à hésiter à se prêter de l'argent entre elles".

En raison des craintes concernant la zone euro, "les courtiers continuent de diminuer leur exposition au risque en se défaisant de leurs actions au profit des valeurs refuge", notamment le marché obligataire, ont relevé des analystes du site Briefing.com.

Berlin avait semé le trouble sur les marchés en annonçant mardi soir une interdiction surprise et unilatérale de certaines ventes à découvert à nu, notamment sur les emprunts d'Etat de la zone euro, pour lutter contre la spéculation.

Cette décision avait provoqué une véritable cacophonie, plusieurs dirigeants européens reprochant à l'Allemagne d'avoir agi sans concertation.

En outre, Angela Merkel avait estimé mercredi que l'euro, en franche dégringolade depuis plusieurs semaines, était "en danger", ce que des responsables français se sont empressés de démentir.

Le ministre du Budget François Baroin a ainsi assuré vendredi que "l'euro n'était pas en danger parce qu'il y a cette détermination très forte de la part des pays de la zone euro" à le défendre.

Le directeur-général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, s'est également voulu rassurant. "Je ne crois pas que la zone euro soit en risque d'exploser, en revanche je pense que le risque c'est qu'elle tourne mal, qu'elle fonctionne mal", en raison des problèmes de croissance, a-t-il souligné.

Sur le marché des changes, l'euro se redressait à 1,2565 dollar.

Première publication : 21/05/2010

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