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EUROPE

David Cameron affirme vouloir une zone euro "forte et stable"

Texte par Dépêche

Dernière modification : 21/05/2010

Après son passage à Paris hier, David Cameron est à Berlin. Le nouveau chef du gouvernement britannique a assuré, à l'issue de son entretien avec Angela Merkel, qu'il souhaitait une zone euro "forte et stable".

AFP - Le Premier ministre britannique David Cameron a assuré vendredi à Berlin qu'il souhaitait une zone euro "forte et stable" à l'issue d'un entretien avec la chancelière Angela Merkel, sans dissimuler ses réserves sur la régulation des marchés financiers.


"Nous voulons une zone euro forte et stable", essentielle pour le commerce extérieur britannique, a indiqué M. Cameron au cours d'une conférence de presse commune. "C'est dans notre intérêt", a-t-il insisté, après avoir tenu des propos similaires la veille devant le président français Nicolas Sarkozy.

Berlin est le deuxième déplacement à l'étranger, depuis son élection, de M. Cameron, après son passage à Paris jeudi soir.

Mais, s'il a promis participer à la préparation du sommet du G20 prévu fin juin, le Premier ministre britannique a fait part de ses réserves sur la régulation des marchés financiers, dont la chancelière allemande veut faire son cheval de bataille à cette réunion.

Concernant les fonds spéculatifs, dont le projet de régulation adopté mardi doit encore être discuté par les députés européens, M. Cameron a affirmé que la Grande-Bretagne, d'où sont gérés une grande majorité des fonds européens, avait des "inquiétudes".

Sur les ventes à découvert partiellement interdites mercredi par l'Allemagne à la surprise générale, le conservateur n'a pas directement critiqué la décision de Berlin mais indiqué qu'il fallait traiter les "causes" des problèmes économiques, et non "les symptômes".

David Cameron a enfin insisté à plusieurs reprises, conformément à son accord de coalition avec les libéraux-démocrates, qu'il s'opposerait à tout traité transférant de nouveaux pouvoirs à Bruxelles.

"La Grande-Bretagne n'est pas dans l'euro et ne va pas rejoindre l'euro, et donc la Grande-Bretagne n'approuverait pas un quelconque arrangement qui nous amènerait à soutenir la zone euro", a précisé le Premier ministre britannique.

 

Première publication : 21/05/2010

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