Dernière modification : 14/07/2010 

- Crise économique - Grèce


La Grèce dans la tourmente

Une situation économique catastrophique, une corruption omniprésente, des semaines de mobilisation générale... Depuis l’effondrement de son économie, la Grèce est un pays à la dérive. Nos reporters ont rencontré une population partagée entre colère et désillusion.

Par Alexia KEFALAS / Nicolas RANSOM

Commentaires (12)

Bientôt on sera comme eux! La

Bientôt on sera comme eux! La France sera dans la même situation si le plan d'austérité que veut mettre en oeuvre le gouvernement ne s'applique pas.Encore faut-il,que les français acceptent le changement et de changer leur mentalité idiote.Les français ne sont plus actuels,ils sont dépassés par les évènements.

Crise grecque – Qui est responsable ?

Tout d’abord, je me permets de rappeler que la crise grecque n’est pas survenue en 2009 avec l’accession au pouvoir de Georges Papandréou, il y a six mois, mais comme suite inéluctable d’une politique calamiteuse menée par la droite grecque de Monsieur Karamanlis au pouvoir depuis 2004. C’était la politique du toujours plus aux riches et d’une église orthodoxe omniprésente qui vivait dans l’opulence. (Pour plus d’informations concernant ces deux principales formations politiques, voir les biographies de Georges Papandreou et Kostas Karamanlis de Wikipédia à télécharger directement sur le Net).

En Grèce, pour vivre correctement, la classe moyenne doit se débrouiller comme elle peut et les jeunes, quel que soit leur niveau d’études, ne trouvent pas de travail ou alors des jobs mal payés, pas plus de 300 à 400 euros. En France, on a beaucoup entendu parler du RSA pour remplacer le RMI, afin d’éviter que, dans certains cas, il ne soit pas financièrement plus intéressant de ne rien faire que de travailler. En Grèce, si vous ne travaillez pas, vous ne touchez rien, zéro euro : allocations familiales, RMI, RSA, APL, aide aux parents isolés etc., tout cela n’existe pas en Grèce. Si les Grecs veulent s’en sortir, ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes et leurs familles. En voilà une différence de taille !

Si les Grecs trichent ou n’aiment pas payer "les impôts", si la fraude fiscale est devenue un sport national, c’est aussi parce que la main de l’État est moins visible que chez nous. L’État providence n’y existe pas, les services publics étant souvent très défaillants : que se soit dans le domaine de l’éducation, la santé, l’aménagement du territoire, la voierie, les transports, la justice, l’administration, l’environnement, … rien ne marche vraiment comme il le faudrait.

Et c’est aussi ce que vous diront les Grecs, si vous leur demandez, pourquoi ils ne déclarent pas leurs vrais revenus : "L’État ne fait rien pour moi, il ne fait rien pour mes enfants, il ne me donne rien, alors pourquoi, moi, je lui donnerais plus ? Je ne suis pas con ! Et puis, les autres font pareil, vous croyez que je vais payer pour les autres ? Regardez les politiques, ils s’en sont mis plein les poches, ils sont les propriétaires les plus riches, avec leurs villas, yachts etc.. Les médecins libéraux gagnent tellement de fric qu’ils ne savent même plus comment le dépenser et ils ne déclarent en moyenne que 15.000 euros pour l’année. Idem pour les avocats, comptables, notaires et autres professions libérales et moi, simple commerçant, je leur déclarerais tout ? Mais je ne suis pas fou, moi !"

Depuis l’euro, la vie en Grèce est devenue aussi chère que dans les autres pays européens. Ni les salaires, ni les traitements, n’ont suivi cette tendance générale à la hausse. Dès lors, tricher, travailler au noir, est devenu pour bon nombre de Grecs une condition de survie. Souvent dans une famille de quatre ou cinq personnes, vous avez le père qui a une activité salariée déclarée. Mais après, vous avez l’épouse qui travaille (non déclarée) et qui rapporte au foyer à peu près la moitié de ce que gagne le mari. Et puis vous avez encore les enfants qui font des petits boulots par ci par là que les patrons refusent de déclarer en raison du coût et qui se trouvent de ce fait sans couverture sociale (passé un certain âge, ils ne peuvent même plus bénéficier de celle de leurs parents). Et que dire de tous ces Grecs qui cumulent deux, voire trois emplois (activité salariée, plus serveur dans un bar et livreur de pizza) pour faire vivre leur famille ? Quand un travailleur grec se trouve au chômage, il est beaucoup moins bien indemnisé qu’ici, sans parler de nombreux travailleurs saisonniers dans le secteur du tourisme notamment qui souvent ne touchent que 500 euros par mois pendant les périodes d’inactivité. Croyez-vous qu’ils peuvent vivre avec ça ou bien qu’ils vont déclarer leurs petits jobs pour qu’on leur supprime ces 500 euros ?

Vous avez un contexte économique très difficile et en face de ça vous avez des services publics déficients : Un système d’éducation qui ne marche pas. Tous les Grecs vous assureront que s’ils ne paient pas de cours de soutien scolaire à leurs enfants, ceux-ci n’auraient aucune chance de quitter l’école, un diplôme en main. Pourquoi ? Parce que la plupart de professeurs d’école et enseignants proposent eux-mêmes des cours privés à leurs élèves. Trop mal payés dans la fonction publique, ils doublent presque tous leur salaire officiel avec des cours privés et des cours de préparation aux examens d’admission pour les universités.

Pour le système de santé, c’est encore pire. Non seulement la plupart du temps les Grecs paient directement leur médecin sans jamais être remboursé, mais surtout la plus grande catastrophe arrive si, par malheur, vous êtes hospitalisé : l’opération sera prise en charge bien sûr, mais pour le reste, vous vous débrouillez. Si vous n’avez pas une personne qui peut rester avec vous à l’hôpital toute la journée, vous êtes mal barré. Le personnel insuffisant dans les hôpitaux publics ne permet pas de s’occuper correctement des malades et comme dit, si vous n’avez personne qui s’occupe de vous, vous pouvez y passer toute une journée sans que personne ne vienne voir si tout va bien. Ainsi, mon cousin, hémiplégique après un accident de moto, hospitalisé dans un grand hôpital à Thessalonique est resté seul, nu, allongé et couvert juste d’un drap, avec la fenêtre grande ouverte pendant toute la journée parce que personne n’est venue la refermer. L’hygiène, n’en parlons pas. Vous ne pouvez même pas imaginez tout ce que j’ai vu là-bas, ça doit être un peu comme en Afrique, je suppose.

La justice ? N’en parlons pas. Dans un pays où la corruption est monnaie courante, plus personne ne fait confiance à la justice. Découragé, on laisse tomber d’avance, L’administration ? Ils ferment les yeux sur beaucoup de choses, notamment dans le domaine du tourisme (des piscines construites sans permis (17.000 piscines à Athènes dont seulement 390 déclarées, des hôtels de 150 chambres qui n’en déclarent que 30 (des exemples de malversation, il y en aurait à la pelle). Sans les fameuses "enveloppes" (l’argent payé sous la table pour l’obtention d’un service) rien ne va plus et ce même pour les formalités administratives courantes.

Que dire des scandales autour des curés qui font partie des plus grosses fortunes de Grèce ? On avait appris qu’ils étaient les principaux propriétaires immobiliers, exonérés d’impôts et pire encore rémunérés avec l’argent des contribuables ?

Il y a eu des scandales financiers énormes en Grèce, mais les personnes impliquées n’ont jamais été traduites devant la justice. Une loi avait été votée auparavant disant grosso modo que les politiques pouvaient être responsables mais pas coupables.

Et que dire du service "DHL" à la grecque : imaginez que vous étiez à Athènes, vous êtes remonté à Thessalonique en voiture pour y prendre l’avion du retour le lendemain et vous constatez que vous avez oublié votre passeport à Athènes. Que faire ? Pas de panique ! Sept heures plus tard, on peut vous livrer votre passeport oublié. Il vous suffit d’appeler une personne à Athènes pour lui dire où se trouve votre passeport et elle se chargera de vous le faire livrer, personnellement, par un chauffeur de bus grandes lignes (la prochaine liaison possible vers la ville où vous vous trouvez) moyennant une petite enveloppe. Un service largement répondu Grèce et généralisé pour toute sorte de services, plus performant que notre UPS et DHL réunis, mais je doute que cette performance se reflète également dans le PIB grec.

Cette liste, je pourrais l’allonger à l’infini, mais je vais m’arrêter là. Si vous avez lu ma précédente contribution (Un autre regard sur la Grèce), vous comprendrez sûrement mieux un certain nombre de choses. Chercher le responsable de la crise grecque, c’est un peu comme si on voulait trouver la réponse à la question de savoir ce qui est apparu en premier, l’œuf ou la poule.

Ce qu’il convient de faire ? Surtout ne pas céder au catastrophisme. En anticipant la catastrophe, on risque de la provoquer. Oui, la Grèce va très mal en ce moment, mais elle n’est pas mourante. Elle a juste besoin d’un peu d’aide, comme cela peut arriver à n’importe quel autre pays de la zone euro demain. La Grèce va renaître de ses cendres plus vite que nous le croyons et elle en sortira plus forte que jamais. Voilà mon intime conviction.

Par Catherine Sigiridou-Schlepp
Avril 2010

reporter grece /crise

Ce reportage me pose probleme. D'une part ce que l'on entend des intervenants en grec n'est pas ceque l on entend dans les traductions francaises . Souvent cela n'a qu un rapprot res eloigne notament avec le venduer d'oranges sur le marché, d'autre part il est bourre d'erreurs . par exemple , et m'importe qui peu le verifier , presenter le journal de la chaine Extra comme le plus regardé en grece est faux. Extra est une chaine qui n'emet pas sur tout le pays et je ne suis pas sure qu'elle emet 24/24h. C'est une chaine de televente dans l'apres midi et de telephone rose et emission trash de chez trash le soir . Personne ne la regarde . Elle n'a aucun poids mediatique journalistique ou autre . La chaine la plus regardée est Mega ! Appelez l'ambassade de Grece en France ou le service de presse de l'ambassade francaise à Athenes pour verfier , ou le bureau del'afp à Athenes . Il n'est pas possible de blancer u ntel reportage sans verifier les sources de vos infos en faisant n'improte quoi avec les traductions!

La crise de la Grece

Au Mexique nous sommes exactement dans la meme situation. Je crois que beaucoup de pays sont ete trompe par les economists du capitalism. Le pauvre sont chaque fois plus pauvre et le rich plus rich.

Comprendre !!

J'ai en effet regardé ce reportage qui m'a terriblement déçu.
Depuis le début de la crise, je me bats moi aussi avec ce style de commentaire négatif, et surtout, j'ai remarqué qu'Alexia Kefalas depuis le début dénigre le pays, avec des interventions surtout lors des dernières grèves.
J'ai réalisé un salon à Perpignan en mai dernier ( Medfel) sur les échanges Euro Méditerranéen. Antoine Sfeir etait présent sur toutes les conférences et nous avons eu une discussion sur mon stand avec des journalistes grecs. Galitel représentait la Grèce , pour bien montrer que notre pays est toujours vivant et loin de la famine.

Hier il y avait un reportage du journal Les Echos, sur la croissance selon l'OCDE , informez vous un mieux Madame et Messieurs les journalistes!!

La Grece va s'en sortir, calmez vous !

Oui la Grèce a des problèmes, mais apprenons à nous connaitre avant de dénigrer et critiquer. Nous sommes dépositaire d'un héritage, comme beaucoup de pays européens, que personne a le droit de détruire. La Grèce a été le berceau de la civilisation, mais sa démocratie date de 1974 après la dictature. Oui les différents gouvernements ont abusé et n'ont pas été capables de mettre en place une fiscalisation adéquate à notre pays. La Grèce est entrée dans L’UE en 1981, pourquoi avoir fermé les yeux sur sa situation économique ? L’aide apporté va aider d’autres pays, ce n’est pas un secret.
Anne Jeannine Gounari

coruotion en grece

corruption en grece n'avance pas ce pays

Les VRAIES cauises...

Bonjour,

La Grèce a "inventé" la "démocratie" ( Périclès)... tu parles!
Elle a pompé l'idée de la "démocratie ailleurs ( en Crète) et elle l'a adaptée à sa turpitude : "gouvernement DU peuple,PAR le peuple, POUR le peuple !" ... oui, mais quel peuple ???
Le PEUPLE de cette époque étaient les mâles, nés et vivant à Athènes, soit 10 % de la population, la population RICHE.
Cette "démocratie" est en fait une "ploutocratie" ( gouvernement des "riches" par les "riches").... et c'est cette idée de "démocratie" qui s'est répandue partout et qui est aujourd'hui "mondialisée"..

La Grèce s'effondre sur ses turpituides et la planète va suivre, indéniablement...

Platon l'avait annoncé en inventant le mythe de l'Atlantide et je vous invite à lire des dernières lignes du Critias :
http://jacbayle.perso.neuf.fr/livres/Utopie/Platon.html

Michel FOURNIER

Juste pour info: Extra 3 et

Juste pour info: Extra 3 et ce presentateur sont probablement les moins regardes en Grece. Faites gaffe aux info que vous donnez. Verifiez vos soures ou arretez d'inventer.

reportage à Athènes

Monsieur
Jeudi dernier, j'ai vu votre reportage sur la Crise en Grèce : très surpris qu'il soit à ce point orienté, uniquement, à la charge, vers un pays ...Quelques exemples illustrent ma conviction :
-En montrant de pauvres immigrés illégaux, Africains en bagarres avec la police dans les rues d'Athènes en faisant comme partout du tord au commerce local ! (pour évidement souligner que l'anarchie règne dans la ville...)et sans vouloir au montage couper ce Sénégalais qui ose qualifier la Grèce "..le pays de merde....!" frôle la provocation.
- Votre voix off "..ne regardez pas son sourire ..! il est malheureux ce maraicher.." quand votre camera (qui ne peut pas mentir, elle!)montre ce retraité affichant un superbe sourire sous sa belle moustache...Parce que, vous craignez, que les spectateurs se prennent à penser que il y a,quand même, des gens heureux dans ce pays! pour ne pas laisser le moindre doute à vos téléspectateurs quant à la désolation générale " ... - notez que tous les prix affichés sur vos images, montrent des primeurs sur le étals à moins de 1 €, loin d'être le cas sur les marchés parisiens !
-Quand Mme Nathalie Lycas,tente de passer une note positive justifiée, en analysant le succès des Jeux Olympiques de 2004 , vous la coupez brusquement...tronquant son message hors de son contexte pour montrer les édifices Olympiques en abandon avancé..!
Permettez moi de conclure : Votre journalisme, Monsieur, est loin de mon concept du correctement objectif ; il frise la mauvaise foi, sans apporter d'éclairage, quant à la situation sociale de la Grèce, c'est regrettable !
Constanti Lycas

la situation des étrangers

Je suis français et je vie en Grèce depuis plusieurs années. Le reportage est très bien. Pourtant je regrette qu’Alexia KEFALAS ne montre que des étrangers africains qui vendent a la sauvette dans les rue d’Athènes. Il faut savoir que l’économie Grecque utilise une importante main d’œuvre étrangère pour son fonctionnement, et cela dans tous les domaines. Tous ces travailleurs étrangers, Albanais, Pakistanais, Africains, et autres, permettent a beaucoup de patron grecs de s’enrichirent. Les étrangers sont moins bien payer que les grecs et ils travaillent plus. Ils ne sont pas déclarés, ce qui permet par exemple sur les chantiers, de réduire fortement la sécurité, ce qui a pour conséquence un nombre important de mort et d’accident.

Dans certaine usine, toute la main d’œuvre est étrangère. Dans les beaux quartiers, les femmes de ménages, les aides aux personnes âgées, les nounous, tous sont des étrangers. Dans les stations services, les jardiniers, les ouvriers en bâtiments, et bien d’autre, tous sont des étrangers.

Ce qui serait bien, c’est de permettre enfin à ces étrangers d’accéder à des droits et de payer des impôts. Mais cela est impossible, parce que la société grecque dans sont ensemble refuse d’intégrer les étrangers, elle refuse que les étrangers se mélange avec les grecques. Il faut bien comprendre que les grecques se disent être supérieur à beaucoup d’européens, et que cette crise les met face a une réalité. Le pays est incompétent sur beaucoup trop de chose. Il est archaïque.

Pour finir sur la situation des étrangers (non CEE), il faut savoir que chaque étranger déclaré en Grèce paye chaque année environ 700 euros (carte de séjour).

Les étrangers sont inexistant dans la vie social, ils ne sont même pas représenté a la télévision, ils n’existent pas. Les grecs ne veulent pas donner la nationalité grecque, parce que certain pensent que les étrangers n’étant pas des descendant de Platon, ne peuvent donc pas avoir la nationalité.

Les civiles grecs y sont pour rien!!!

Au fait, plus il y a d'immigres plus l'économie va baisser car le commerçant qui vend des lunettes a 120 euros et le type qui vient de nulle par lui vole ces lunettes et les revends a 20 euros s'en payer de taxes c'est sur que la Grèce aura moins d'argent dans les caisses et en plus de cela avec le problème de corruption et ben les Grecs ils vont pas s'en sortir assez facilement.De plus les gens pour laver leurs fenêtres font appels a des immigres pour payer moins cher (5euros) au lieu de faire appel a une société qui va nous prendre 10 euros et dont un peu de cet argent va contribuer au besoin du pays.Cependant avec les manifestations et tout et ben les touristes sont effrayes et ça c'est un gros problème. L'État n'utilise pas l'ancien aéroport car comme le veniselos aerodromiou a été conçu par les allemands et gratuitement ,dans le contrat figure que beaucoup de revenus de l'aéroport revienne a l'Allemagne pour ne pas prendre en compte cette dette en plus et si il font fonctionner l'ancien et ben il y'aura bien sur moins de revenus au Veniselos.

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