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FRANCE

À Damas, Kouchner prêche l'apaisement entre Israël et ses voisins

Texte par Dépêche

Dernière modification : 23/05/2010

À Damas, où il a rencontré le président syrien, Bachar al-Assad, le chef de la diplomatie française a appelé à respecter la résolution 1701 qui avait mis un terme, en 2006, au conflit entre le Hezbollah et Israël dans le sud du Liban.

AFP - Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a plaidé dimanche à Damas et Beyrouth pour l'apaisement entre Israël et ses voisins.

"On ne peut se résigner à un perpétuel état de tension même quand elle décroît", a indiqué M. Kouchner à des journalistes après avoir rencontré dimanche matin à Damas le président syrien Bachar al-Assad.

La résolution 1701 a mis fin en 2006 à un conflit armé dans le sud du Liban entre Israël et le mouvement chiite libanais Hezbollah, qui a fait plus de 1.200 morts côté libanais, essentiellement des civils, et plus de 160 côté israélien, principalement des soldats.

Cette résolution du Conseil de sécurité prévoit un embargo sur les armes à destination du Liban qui ne seraient pas autorisées par le gouvernement libanais ou la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul).

Après une étape à Istanbul, M. Kouchner était arrivé samedi soir à Damas où il a eu un dîner de travail avec son homologue syrien Walid Mouallem.

Après son entretien dimanche matin avec M. Assad, il s'est rendu à Beyrouth et doit achever sa tournée lundi au Caire.

Selon l'agence officielle syrienne Sana, le président syrien Bachar al-Assad a qualifié

Les déclarations du président syrien Assad

"La région a changé. La politique que l'Occident mène dans la région n'est plus acceptable et garder le silence sur les violations israéliennes n'est plus acceptable", a dit M. Assad lors d'un entretien à Damas avec le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, selon l'agence officielle Sana.

"Si l'Occident souhaite que la sécurité et la stabilité s'instaurent au Proche-Orient, il est nécessaire qu'il commence à jouer un rôle efficace pour contenir Israël et mettre fin à sa politique extrémiste et dangereuse pour la sécurité et la paix", a poursuivi M. Assad.

d'inacceptable la politique occidentale qui "garde le silence sur les violations israéliennes" au Proche-Orient, lors de son entretien avec M. Kouchner.

M. Kouchner a fait part à M. Assad de l'"inquiétude" de la France face au surarmement du Hezbollah, a indiqué une source diplomatique française.

Le président syrien lui a affirmé, selon la même source, que la Syrie n'était pas responsable de la tension. Il a assuré que Damas ne déclencherait jamais la guerre et le Hezbollah non plus, et estimé que ce n'était pas non plus l'intérêt de l'Iran (qui soutient le Hezbollah) de déclencher un conflit. Mais il a reconnu un certain risque de provocations, a-t-on ajouté.

M. Assad a fait valoir au ministre français que la tension actuelle était provoquée, selon lui, par Israël qui procède à des manoeuvres militaires et effectue des survols du Liban, a-t-on ajouté de même source.

Il s'est aussi prononcé pour que l'Union européenne travaille de pair avec les Etats-Unis sur le dossier proche-oriental, estimant qu'ainsi une pression efficace pourrait ainsi être exercée sur Israël pour une solution de paix, selon cette source diplomatique.

De même source, on précise que l'accord tripartite Iran-Brésil-Turquie sur le nucléaire a été abordé par MM. Assad et Kouchner, le président syrien, allié de l'Iran, soulignant que discuter permet de parvenir à des résultats et que l'Iran a fait preuve d'ouverture.

Parallèlement aux pourparlers indirects entre Palestiniens et Israéliens sous l'égide américaine, la France cherche à jouer sa propre partition dans l'effort global au Proche et Moyen-Orient, grâce aux relations privilégiées nouées depuis 2008 avec la Syrie.

Paris espère convaincre la Syrie d'user de son influence et d'apaiser les tensions régionales, nées notamment du réarmement préoccupant du Hezbollah au Sud-Liban, à la frontière avec Israël.

Première publication : 23/05/2010

  • SYRIE

    Le président Al-Assad qualifie d'inacceptable la politique occidentale au Proche-Orient

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