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Amériques

Le pétrole a cessé de s'écouler dans les eaux du golfe du Mexique

Vidéo par Guillaume MEYER

Texte par Dépêche

Dernière modification : 27/05/2010

L'opération de colmatage déclenchée hier par la compagnie BP a permis de stopper les fuites de pétrole à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique. Barack Obama a annoncé la prolongation du moratoire sur les forages pétroliers.

AFP - Le pétrole à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique a cessé de s'écouler grâce à une opération de colmatage de la fuite, mais les autorités ont averti qu'il était trop tôt pour crier victoire, le puits de brut n'étant pas encore scellé.

La marée noire vue depuis les satellites de la Nasa

L'interruption du flux était d'autant plus pressante que le pétrole s'est répandu à un rythme de 2 à 3 millions de litres par jour, selon une nouvelle estimation fournie jeudi par un panel d'experts mandaté par le gouvernement américain, un rythme trois à quatre fois supérieur à ce qui avait été estimé jusqu'à présent.

Les équipes d'intervention "sont parvenues à stabiliser la tête du puits, ils ont injecté des liquides à l'intérieur. Ils ont arrêté l'échappement d'hydrocarbures", a affirmé jeudi le commandant des garde-côtes américains, l'amiral Thad Allen, sur la radio américaine WWL First News.

"Tout le monde est prudemment optimiste mais il n'y a pas encore de raison de crier victoire", a-t-il ajouté, notant que le puits n'était toujours pas cimenté.

Il s'agit du premier résultat positif d'une opération lancée par BP visant à boucher le puits et plus globalement du premier vrai succès enregistré par le groupe britannique, dont les faits et gestes sont scrutés par Washington depuis le naufrage de la plateforme à l'origine de la catastrophe, le 22 avril.

L'opération, baptisée "top kill" en anglais, a commencé mercredi et consiste à injecter depuis un bateau mouillant en surface une solution faite d'eau, de matières solides et de barite, un minerai, dans deux conduits qui mènent à la valve anti-explosion du puits, d'où s'échappent le pétrole et le gaz, puis de sceller le puits avec du ciment.

Il s'agit d'"une lutte titanesque entre le flot (de pétrole) et la solution que nous injectons dans le puits", a décrit jeudi matin le directeur exécutif de BP, Robert Dudley sur la télévision américaine CNN.

Le président américain Barack Obama est tenu régulièrement informé des progrès de cette opération jamais tentée à une telle profondeur (1.500 mètres), selon la Maison Blanche.

M. Obama devait répondre à des questions au sujet de la marée noire lors d'une conférence de presse jeudi. A cette occasion, M. Obama annoncera sa décision de prolonger de six mois un moratoire sur l'octroi de permis de forages pétroliers en mer et proposer de limiter drastiquement cette méthode d'extraction, a indiqué un conseiller de la Maison Blanche.

Le président américain se rendra vendredi en Louisiane, l'Etat le plus touché par la marée noire où sont découverts chaque jour de nouvelles conséquences dramatiques de la pollution, qui s'étend désormais à "plus de 160 km de côtes", selon le gouverneur de Louisiane, le républicain Bobby Jindal.

Mercredi, le directeur général de BP Tony Hayward a reconnu au nom de BP que "sept défaillances" étaient apparues avant l'explosion de la plateforme, sans préciser s'il s'agissait d'erreurs humaines ou de problèmes techniques.

Selon le New York Times, citant un document interne de BP, le groupe aurait choisi l'option la plus risquée entre deux techniques de coffrage du puits, notamment pour des motifs économiques.

Dans le cadre des opérations de lutte contre la marée noire, 125 bateaux de pêche qui participaient à des opérations de nettoyage au large de la Louisiane ont été rappelés par précaution, quatre membres d'équipages ayant signalé des problèmes de santé.

Première publication : 27/05/2010

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