Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les peoples et le conflit israélo-palestinien

En savoir plus

DÉBAT

Virus Ebola en Afrique de l'Ouest : comment vaincre cette épidémie sans précédent ?

En savoir plus

DÉBAT

Israël - Gaza : l'espoir de trêve évanoui ?

En savoir plus

FOCUS

États-Unis : les prisons californiennes surpeuplées

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

La Russie sanctionnée

En savoir plus

DÉBAT

Moscou sanctionnée par l'UE : Poutine peut-il plier ?

En savoir plus

DÉBAT

Chrétiens d'Irak : "Il faut les aider à rester dans leur pays"

En savoir plus

SUR LE NET

Conflit à Gaza : des célébrités créent la polémique

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Gaza : l'Aïd sur fond de guerre

En savoir plus

  • Journée sanglante à Gaza en dépit d’une courte trêve humanitaire

    En savoir plus

  • Otages : la France, premier banquier des djihadistes d’Al-Qaïda

    En savoir plus

  • Moscou répond aux sanctions en menaçant l’UE et les États-Unis

    En savoir plus

  • Ces politiques qui ne jurent plus que par Jean Jaurès...

    En savoir plus

  • En Chine, un scandale alimentaire chasse l’autre

    En savoir plus

  • Lille s'impose à Zurich et entrevoit la qualification pour les barrages

    En savoir plus

  • Nigeria : nouvel attentat-suicide perpétré par une femme à Kano

    En savoir plus

  • Ebola : "Les personnes traitées rapidement peuvent en guérir"

    En savoir plus

  • Transferts : deux champions du monde français signent en Inde

    En savoir plus

  • Nemmouche inculpé pour “assassinat dans un contexte terroriste”

    En savoir plus

  • Paris évacue des ressortissants français et britanniques de Libye

    En savoir plus

  • Résultats encore décevants pour Nintendo

    En savoir plus

  • Le Hamas diffuse la vidéo d'une opération commando meurtrière en Israël

    En savoir plus

  • Le grand bond en avant de la croissance américaine

    En savoir plus

  • Chrétiens d'Irak : "Il faut les aider à rester dans leur pays"

    En savoir plus

  • "Exodus" : la superproduction biblique 100 % héros blancs

    En savoir plus

  • Les deux derniers plus hauts responsables khmers rouges jugés pour génocide

    En savoir plus

  • À Benghazi, une importante base militaire tombe aux mains des islamistes

    En savoir plus

Economie

"Les arguments invoqués par les banques sont fallacieux"

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 27/05/2010

La proposition européenne d'instaurer une taxe bancaire suscite l'ire des banques. L'économiste Gunther Capelle-Blancard, directeur-adjoint du Centre d'études prospectives et d'informations internationales, éclaire les enjeux du débat.

FRANCE 24 - Pensez-vous que les propositions du commissaire européen au Marché intérieur, Michel Barnier, aillent dans le bon sens ?

Gunther Capelle-Blancard - Oui, sans aucun doute. Il faut bien comprendre que les banques et le secteur financier avaient, jusqu’à présent, un temps d’avance sur la réglementation en vigueur et en ont profité. Les propositions de la Commission européenne, notamment la taxe sur les banques, doivent permettre d’adapter un dispositif qui datait, pour partie, de la crise de 1929. Jusqu’à ce que la crise actuelle n'éclate, la taille des banques n’a cessé de croître avec le soutien implicite des gouvernements. Si, aujourd’hui, une banque fait faillite, les conséquences indirectes sont énormes. Il fallait donc mettre en place un système pour prévenir les risques de contagion. Il me semble tout à fait normal que ce soit ces mêmes banques qui contribue au financement d'un fonds qui leur apportera une garantie.

 

F24- Le secteur financier, notamment la City de Londres, est monté au front, critiquant des propositions qui limiteraient leur compétitivité et les obligeraient à payer pour les erreurs d’autres banques. Pensez-vous que leurs craintes soient justifiées ?

G. C.-B. - Il s'agit ici d'objections que les lobbyistes ont l'habitude de formuler. Ces arguments ne sont pas crédibles et pour tout dire en partie fallacieux. Les secteurs bancaires et financiers européens sont aujourd’hui interconnectés. Si une banque rencontre un problème, les autres vont en ressentir les effets. Les financiers ne payeront pas pour une banque en particulier, mais pour la stabilité d’un secteur. Quant à la prétendue baisse de compétitivité, je rappellerai simplement que les États-Unis sont en train de mettre en place un dispositif visant également à mieux réguler les activités bancaires.

 

F24 - Le dispositif que la Commission européenne souhaite mettre en place est-il suffisant, selon vous ?

G. C.-B. - La proposition du Fonds monétaire international (FMI) est à cet égard très intéressante. Il préconise l’instauration d’une seconde taxe ironiquement baptisée FAT ("gros" en anglais) pour Financial Activities Tax. Ce que veut Michel Barnier n’est, en fin de compte, qu’une prime d’assurance. Les banques cotisent à un fonds qui volerait à leur secours en cas de problème. Comme tout assuré, elles vont donc être tentées de prendre encore plus de risques. C’est ce qu’on appelle, en économie, l’aléa moral. Cette situation confortable est quasi unique, aucun autre secteur n’en bénéficie. Il ne serait donc pas anormal qu’en contrepartie on fasse payer aux banques une deuxième taxe. L’argent récolté pourrait ensuite servir à financer d’autres projets ou à réduire les déficits.

Première publication : 27/05/2010

  • UNION EUROPÉENNE

    Bruxelles propose d'instaurer des taxes bancaires dans tous les pays membres

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)