Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Libération de Karim Wade : une décision dénoncée par des militants anti-corruption

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Condamnation de Moïse Katumbi : l'opposition dénonce un "harcèlement"

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Dans les coulisses des palaces parisiens

En savoir plus

LE DÉBAT

Le Royaume-Uni quitte l'Union Européenne, un pays et une Europe sous le choc

En savoir plus

TECH 24

Fintech : quand les startups font trembler la banque

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Brexit : le saut dans l'inconnu (Partie 2)

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Brexit : le saut dans l'inconnu (Partie 1)

En savoir plus

POLITIQUE

Jean-Vincent Placé : « Refaire passer le chef de l’État par une primaire ne me paraît pas logique »

En savoir plus

POLITIQUE

Jean-Vincent Placé : « Nous sommes arrivés à un moment où il n’y a plus de débat démocratique ni de dialogue social »

En savoir plus

Amériques

Le tabou de l'homosexualité dans l'armée en passe d'être levé par le Congrès

Texte par Dépêche

Dernière modification : 28/05/2010

Selon une loi en vigueur aux États-Unis, nul n'est censé dévoiler ses préférences sexuelles à l'armée sous peine d'exclusion. La Chambre des représentants et une partie du Sénat ont approuvé, jeudi, un texte qui prévoit de mettre fin à ce tabou.

AFP - La Chambre des représentants américaine et la commission de la Défense du Sénat américain ont approuvé jeudi un texte prévoyant l'abrogation de la loi qui empêche les militaires homosexuels de dévoiler leur orientation sexuelle, sous peine d'être exclus de l'armée.

La Chambre a approuvé la mesure par 234 voix contre 194 dans le projet de loi de finance 2011 pour le Pentagone.

Au Sénat, un peu plus tôt dans la soirée, les élus de la commission de la Défense ont approuvé la mesure, également dans le cadre du projet de loi de finance, par 16 voix contre 12. Le texte doit encore être adopté par le Sénat dans son ensemble.

Fruit d'un compromis en 1993 entre le président Bill Clinton, le Congrès et l'armée, la loi baptisée "Don't ask, don't tell" ("Ne rien demander, ne rien dire") impose aux militaires homosexuels de ne pas dévoiler leur orientation sexuelle, sous peine d'être exclus de l'armée.

La question de l'opportunité d'abroger la mesure ces jours-ci suscite un vif débat au Congrès.

Lundi, la Maison Blanche et des élus du Sénat sont parvenus à un compromis: un vote devait intervenir ces jours-ci, à charge pour le Pentagone de décider ensuite de la façon de l'appliquer.

Conformément à cet accord, la commission a adopté jeudi un texte qui prévoit une abrogation de la loi. Mais cette abrogation n'entrera en vigueur que lorsque le Pentagone aura terminé son étude sur les moyens de l'appliquer, d'ici à la fin de l'année.

Le sénateur républicain John McCain, le plus haut membre républicain de la commission, s'oppose à toute abrogation avant que le Pentagone n'ait terminé une évaluation sur les moyens d'opérer un changement de politique vis-à-vis de l'homosexualité.

Les chefs de l'armée de l'Air, de la Marine, du corps des Marines et de l'armée de Terre sont du même avis.

Le secrétaire à la Défense, Robert Gates, s'est dit de son côté prêt mardi à "accepter" à contre-coeur l'accord conclu entre la Maison Blanche et les élus du Congrès pour abroger la loi. Mais pour lui, la loi devrait, dans l'idéal, être abrogée après que le Pentagone aura achevé son rapport sur la question.

Interrogé après le vote de la commission jeudi soir, le sénateur McCain a répondu que l'abrogation "va affecter l'état d'esprit et l'efficacité au combat de nos troupes". M. McCain ne s'est pas prononcé pour savoir s'il voterait pour ou contre la loi de finance -- contenant la mesure sur les homosexuels -- devant le Sénat dans son ensemble.

"Le vote d'aujourd'hui marque une étape cruciale vers la fin d'un chapitre honteux de l'histoire de notre pays", a indiqué dans un communiqué après le vote de la Chambre, Rea Carey, la directrice de la National Gay and Lesbian Task Force.

Première publication : 28/05/2010

COMMENTAIRE(S)