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Tourisme vert: Protéger la nature, ça se cultive !
Voyager peut aussi contribuer à protéger la nature. A Paris, la campagne a pris ses quartiers d’été sur les Champs Elysées. Pendant trois jours, près de deux millions de personnes ont pu déambuler dans les allées d’un jardin éphémère. Cette création de Gad Weil mise en place par les jeunes agriculteurs est venue nous rappeler que prendre soin de la nature, ça se cultive !
Et parfois, le touriste protège l’environnement sans vraiment le vouloir. Exemple au Rwanda où survivent une partie des 720 derniers gorilles des montagne du monde. Ils sont devenus en quelque sorte le produit d’appel du tourisme dans ce pays. L’année dernière 18 000 visiteurs ont payé 350 euros l’excursion pour aller à les observer, en pleine nature, avec des guides locaux. Conséquence : un coup d’arrêt du braconnage. Le gorille devient une ressource pour la population locale. 5% de l’argent du tourisme est désormais consacré à la protection de ces grands singes.
Dans le sud de la Chine, c’est un équilibre délicat qui est entrain de s’opérer dans la province du Guangdong entre nature et tourisme. Depuis des générations, les paysans cultivent le riz à flanc de montagne. Au fil du temps, ils ont littéralement sculpté les paysages et les visiteurs affluent, armés de leurs appareils photo. Une rentrée d’argent inespérée pour cette région frappée par l’exode rural. Mais une modification en profondeur de la donne économique : les paysans préfèrent ramasser l’argent du tourisme plutôt que les pousses de riz. Or, sans rizières, plus de touristes.
Enfin, la nature peut contrarier nos plans de vacances. Souvenez vous du Eyjafjöll, le volcan islandais qui a paralysé le trafic aérien en avril dernier. Mais c’est justement quand les éléments se déchaînent que certains touristes prennent leur bâton de pèlerin. Chasseurs de tornades, traqueurs de foudre ou amoureux d’éruption volcanique, les colères de la nature peuvent, justement, être la raison même du voyage.





























