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Dernière modification : 01/06/2010

Le candidat colombien Mockus promet du changement

Le candidat vert à l'élection présidentielle, Antanas Mockus, véritable icône en Colombie, espère, s'il est élu, changer radicalement les mentalités. Son programme, orienté vers une politique sociale en faveur de l'environnement et de l'éducation, a trouvé son électorat auprès des jeunes mais aussi des plus âgés.

Une marée verte avance sur la ville andine de Tunja, au cœur de la Colombie. Ces militants marchent depuis trois jours à travers la cordillère. Ils sont venus soutenir leur leader : l’ex-maire de Bogota Antanas Mockus, candidat pour le Parti des Verts aux élections présidentielles de dimanche.

Avec 35% environ d'intentions de vote, Antanas est l’un des grands favoris. Sa promesse de mener une grande révolution éducative et d'en finir avec la corruption et le clientélisme qui ronge le pays l’a propulsé en tête des sondages. Ecoutes téléphoniques, assassinats de civils par l'armée... Ces derniers mois, les scandales impliquant le gouvernement du Président Alvaro Uribe se sont multipliés, précipitant le succès d'Antanas Mockus. "Pour un pays décent, Antanas Président", scandent ses supporters.

Ce fils d’immigrés lituaniens âgé de 58 ans, professeur de philosophie et mathématicien de formation, s'est donné une mission : terrasser la violence qui règne en Colombie depuis des décennies. En 2009, quelques 19 000 personnes ont été assassinées dans le pays andin.

Aujourd’hui à Tunja, AntanasMockus reçoit la bénédiction d’un leader indien sensible aux promesses écologiques du Parti des Verts et à sa politique de dialogue.

Le candidat se veut un pédagogue, voire un prophète de la paix. A grand renfort de slogans et de symboles, il se donne pour mission d’éduquer les Colombiens. "La vie est sacrée", martèle t-il dans ses meetings.

Pour en finir avec la culture de l'individualisme et du narcotrafic, Mockus prétend changer les mentalités, instaurer une nouvelle culture citoyenne. Mais pour ses adversaires, ce n’est pas à coup de slogans que l’on peut relever une nation rongée par le trafic de drogue.

Certains le traitent de fou. Personne n’a oublié qu’il s’était un jour déculotté devant un amphithéâtre d’étudiants qui l’empêchaient de s’exprimer. Mockus était alors recteur d’Université. La scène avait fait scandale.

Mockus s'était également fait connaître en se mariant sur le dos d'un éléphant, et on l'avait vu dans les rues de Bogota en tenue de superman, arborant un C sur la poitrine, pour "Supercivique", alors qu'il était maire de Bogota. Malgré ces "performances" farfelues, Mockus, lors de son passage à la mairie de Bogota, s’est révélé bon gestionnaire. Pour les habitants de la capitale, c’est l’homme qui a restauré la sécurité, modernisé les transports et assaini les finances de la ville.

Aujourd’hui, il s’affronte à un rival de taille : Juan Manuel Santos, ancien Ministre de la défense et dauphin de l’actuel Président, le très populaire Alvaro Uribe. Santos, c’est l’auteur des coups les plus durs contre la guérilla des FARC, et notamment de la libération d’Ingrid Betancourt. Selon les sondages, les deux candidats devraient se retrouver au deuxième tour.

L’une des clés du succès du très légaliste Mockus, ancien élève du lycée français de Bogota, c’est justement son discours sans concessions vis-à-vis de la guérilla.

Selon lui, "les FARC ne sont pas écoutées en tant qu'organisation politique, mais en tant qu'organisation qui pratique la prise d'otages. Et elles utilisent les otages comme un micro."

Pour des millions de Colombiens, Mockus, qui mène une campagne basée sur l'intégrité et le respect de l'adversaire, incarne aujourd'hui le changement. En deux mois, son ascension, dopée par Facebook, a été fulgurante. Dimanche dernier, lors de la clôture des campagnes publiques, malgré l’averse, ils étaient des milliers à l’acclamer sur la Place Bolivar de Bogota, son fief électoral.

Par Roméo LANGLOIS

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