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Moyen-orient

"Nous n'avons aucune nouvelle de nos militants depuis l'assaut israélien"

Texte par Guillaume LOIRET

Dernière modification : 01/06/2010

Militant à l'Union générale des étudiants palestiniens (GUPS) en France, Taher Labadi est sans nouvelle de ses camarades présents sur la flottille internationale. Il explique à France24.com le mot d'ordre de la manifestation du lundi 31 mai.

FRANCE 24 : Pourquoi vos camarades s’étaient-ils embarqués dans cette flotte d’assistance aux habitants de Gaza ?

Assaut de Tsahal contre la flottille d'aide pour Gaza

Taher Labadi : Sept de mes camarades qui s’étaient embarqués pour participer à cette campagne, tous Français et responsables associatifs. Il s’agissait de tenter de briser le blocus qu’Israël impose à Gaza, de réclamer la paix et l’application des décisions internationales, mais de manière tout à fait pacifiste. Il n’y avait d’ailleurs que des militants pacifistes sur ces bateaux, des membres de la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP) et l'Union des juifs français pour la paix (UJFP), des parlementaires européens et même le prix Nobel de la Paix, l'Irlandaise Mairead Corrigan Maguire.

Quelles nouvelles avez-vous pu avoir depuis l’assaut donné sur cette flotte ?

TL : On a perdu le contact vers 3h du matin, juste avant l’intervention des commandos israéliens. Ces derniers jours, ils nous disaient qu’ils sentaient la tension monter, qu’ils savaient que l’accostage ne serait pas une chose facile, mais ils ne s’attendaient pas à ça, et moi non plus. Visiblement, il n’y a pas de victimes françaises et ces militants étaient sur un bateau situé derrière le Mavi Marmara, le navire turc qui a subi l’assaut. Donc nous ne sommes pas trop inquiets, mais on a hâte de les voir rentrer.

Vous êtes sur la route de la manifestation de protestation, devant l’ambassade israélienne à Paris. Qu’en attendez-vous ?

TL : D’être enfin pris au sérieux lorsqu’on dit que les sanctions sont le seul moyen de faire plier Israël. Je parle de sanctions diplomatiques et, à ce titre, j’espère que la France va réagir et pas seulement convoquer l’ambassadeur israélien pour des explications. Je parle aussi et surtout de sanctions économiques : l’admission d’Israël à l’OCDE ressemble à un feu vert pour poursuivre une politique de colonisation et de répression, il faudrait pouvoir revenir dessus après ce qui s’est passé cette nuit. Et je pense aussi à cet accord commercial signé récemment entre l’Union européenne et cet État criminel : cet accord doit être annulé.

Première publication : 31/05/2010

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