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Moyen-orient

Israël va expulser tous les étrangers arrêtés à bord de la flottille

Vidéo par Hélène DROUET

Texte par Dépêche

Dernière modification : 02/06/2010

Les autorités israéliennes ont décidé d'expulser "immédiatement" tous les étrangers qui étaient présents à bord de la flottille humanitaire pour Gaza, a annoncé mardi soir un porte-parole du Premier ministre Benjamin Netanyahou.

AFP - Israël a commencé mardi à expulser les militants pro-palestiniens de la flottille humanitaire internationale au lendemain du "fiasco" du raid meurtrier contre un ferry turc qui déclenché la colère d'Ankara et de nouvelles vives dénonciations internationales.

Les Etats-Unis ont appuyé la condamnation par l'ONU des "actes ayant conduit à la tragédie", tout en s'abstenant de critiquer explicitement Israël.

La chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, a toutefois jugé que la situation à Gaza, où cinq Palestiniens ont été tués mardi par l'armée israélienne, était "inacceptable" et ne pouvait "pas durer".

Le président égyptien, Hosni Moubarak, a d'ailleurs ordonné l'ouverture du terminal de Rafah avec Gaza, seul point de passage non contrôlé par Israël, pour l'acheminement de l'aide humanitaire et le passage des malades.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a réclamé une enquête "impartiale" sur l'assaut israélien, qui a coûté la vie à neuf civils, condamnant les violences et appelant à libérer les six navires de la flottille et les centaines de passagers détenus en Israël.

Le drame a plongé Israël dans une grave crise diplomatique, en particulier avec la Turquie, jadis son allié stratégique, dont au moins quatre ressortissants sont morts dans l'assaut et environ 380 autres sont détenus dans une prison israélienne.

"Je condamne de la manière la plus forte ce massacre sanglant", a fulminé le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. "Cette attaque insolente et irresponsable qui piétine toute vertu humaine doit absolument être punie", a-t-il lancé.

Ankara avait rappelé la veille son ambassadeur à Tel-Aviv. Israël a appelé ses ressortissants à ne plus aller en Turquie.

Tous les ressortissants étrangers vont être expulsés, a fait savoir mardi soir le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Israël a déjà fait partir lundi et mardi plusieurs dizaines de militants sur les 682 personnes de 42 pays qui se trouvaient à bord des six bateaux qui voulaient "briser le blocus israélien de Gaza".

Plus de 120 ressortissants de pays arabes devaient être expulsés vers la Jordanie, a précisé mardi soir la police de l'immigration.

Tous les autres militants ont été emmenés à la prison de Beersheva (sud d'Israël), où des juges de l'immigration s'occuperont des démarches pour leur expulsion dans les prochains jours.

Selon la radio militaire israélienne, les dernières expulsions auront lieu jeudi.

Par ailleurs, 48 ressortissants de pays étrangers ont été hospitalisés en Israël, selon la radio israélienne. Six soldats israéliens, blessés au cours de l'assaut, sont toujours à l'hôpital.

Le Premier ministre israélien, qui a dû renoncer à une rencontre aux Etats-Unis avec le président américain Barack Obama, a présidé dans la soirée une réunion de son cabinet restreint à Jérusalem. Elle se poursuivra mercredi.

Lundi avant l'aube, des commandos de marine israéliens ont lancé dans les eaux internationales un raid contre la flottille internationale acheminant les militants pro-palestiniens et des tonnes d'aide --une initiative qualifiée de "fiasco" et de "stupidité" par les médias israéliens.

De violents affrontements se sont déroulés à bord du ferry turc Mavi Marmara, le plus grand des six navires, qui transportait 600 personnes.

Israël, qui avait averti qu'il ne permettrait pas l'arrivée de la flottille à Gaza, a accusé les militants d'avoir "déclenché les violences" en attaquant les soldats avec des couteaux et des barres de fer. Les organisateurs du convoi ont eux affirmé que les commandos avaient ouvert le feu sans justification.

Israël veut contrôler l'aide humanitaire pour la bande de Gaza --soumise à un blocus israélien strict depuis 2007-- disant craindre un transfert clandestin d'armes pour le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir dans ce territoire et considéré par l'Etat hébreu comme un groupe terroriste.

Le chef du Hamas en exil, Khaled Mechaal, a accusé les Etats-Unis d'être "responsables" de l'impunité de l'Etat hébreu.

Selon un porte-parole militaire israélien, une partie du chargement d'aide transporté par la flottille a été transférée par voie terrestre vers la bande de Gaza, et une autre doit y être acheminée mardi.

Alors que la Ligue arabe et le Conseil des droits de l'homme de l'ONU se réunissaient mardi, les Palestiniens et les Arabes d'Israël ont manifesté ou observé un mouvement de grève pour protester contre le raid.

Les responsables de la flottille ont annoncé que deux autres navires, l'un au large de l'Italie et l'autre en réparation, faisaient route vers Gaza. Mais selon une des organisatrices, Greta Berlin, ils n'arriveront pas avant plusieurs jours.

Israël a averti qu'il ne permettrait pas à de nouveaux bateaux d'arriver à Gaza et d'approvisionner "ce qui est devenu une base terroriste qui menace le coeur d'Israël".

Compte tenu de la violence de certains propos publiés sur le site après l'attaque de la flottille d'aide internationale qui se rendait à Gaza, France 24 a décidé de désactiver  provisoirement la fonction "commentaires" sur les pages traitant de ce sujet.

Première publication : 01/06/2010

  • PROCHE-ORIENT

    "Nous n'avons aucune nouvelle de nos militants depuis l'assaut israélien"

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  • PROCHE-ORIENT

    "Cette crise marque un tournant dans les relations turco-israéliennes"

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  • TURQUIE

    Une organisation controversée à l’origine de la flottille pour Gaza

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