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Dernière modification : 07/06/2010

Les espions des Carpates

La Roumanie s'inscrit sur la carte du renseignement militaire de l’OTAN. Il y a un mois et demi, le pays a ouvert un centre de formation des futurs espions de l'Alliance Nord Atlantique. France 24 a été la première télévision à pouvoir le visiter.

C’est au nord-ouest de la Roumanie, à Oradea, une petite ville tranquille, que l’OTAN s’apprête à former ses futurs espions. Au centre HUMINT (Human Intelligence) on ne rigole pas. L’accès des journalistes est très encadré. C’est la première fois que cet établissement du renseignement militaire ouvre ses portes aux journalistes. "Les militaires des pays de l’OTAN sont formés dans ce centre pour partir dans les zones de conflit où nous sommes impliqués comme le Kosovo et l’Afghanistan", affirme le colonel Eduard Simion, chef du centre HUMINT.

Il s’agit en effet du seul endroit où s’entraînent les futurs espions militaires de l’OTAN. Ses soldats sont formés pour dénicher les informations stratégiques dans les zones de conflit. Un travail de fourmi qui se joue en coulisses et qui fait souvent la différence. " Notre centre a l’ambition de devenir une référence du renseignement militaire au sein de l’OTAN", affirme Eduard Simion.

Quelle ironie de l’histoire ! Pendant près de cinquante ans la Roumanie a été la bête noire de l’Occident. L’antenne des services secrets de la Securitate, la police politique du régime, a été crainte en Europe de l’Ouest comme aux Etats-Unis. " Si les Roumains ont eu du succès, c’est parce qu’ils ont surtout misé sur les relations humaines, explique Ion Ioana, qui a travaillé plus de vingt ans dans le contre-espionnage avant et après la chute du régime de Ceausescu. Nous n’avons pas eu du matériel très sophistiqué comme à l’Ouest. Pourtant nous pouvons apprendre des choses aux Occidentaux. Vous savez, même si on ne veut pas le reconnaître, les résultats de nos services de renseignements ont été très bons".

Traumatisée par l’invasion soviétique et un demi-siècle de dictature communiste la Roumanie cherche depuis près de vingt ans la protection des Occidentaux. Depuis quelques années le président Traian Basescu a réussi à faire intégrer son pays dans les hautes sphères de l’OTAN et s’est montré l’un des alliés les plus fidèles des Américains. Il a donné le feu vert à Washington pour ouvrir quatre bases militaires et installer un bouclier antimissile sur les bords de la mer Noire. A Oradea la présence de l’OTAN rassure. " Ce centre va attirer des étrangers qui vont venir s’entraîner ici, affirme Richard Balint, acteur au théâtre d’Oradea. Et ça c’est bien pour notre ville". La petite cité transylvaine, réputée pour sa tranquillité, s’enorgueillit aujourd’hui de la place qu’elle occupe sur la carte de l’espionnage mondial.
 

 Invités de l'émission :

  • André TARRAT, expert international, spécialiste du renseignement et de la coopération internationale
  • Mirel BRAN, correspondant à France 24 en Roumanie, par téléphone de Bucarest (Roumanie)

Émission préparée par Kate Williams, Marie Billon et Patrick Lovett

Par Mirel BRAN

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