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Amériques

Des nappes de pétrole se rapprochent des côtes de Floride

Vidéo par Valérie DEFERT

Texte par Dépêche

Dernière modification : 03/06/2010

Des nappes de pétrole se trouvent à une dizaine de kilomètres des plages de Pensacola, dans le nord-ouest de la Floride. La marée noire devrait atteindre les côtes de l'État ce week-end alors que BP tente toujours d'endiguer la fuite.

AFP - La marée noire qui se déplace depuis plus d'un mois dans le golfe du Mexique était très proche mercredi des côtes de Floride, qu'elle pourrait atteindre d'ici le week-end, alors que les robots poursuivent leur délicat travail sous-marin pour contrôler la fuite.

Selon les garde-côtes, des nappes isolées de pétrole se trouvaient mercredi matin à une dizaine de kilomètres des plages de Pensacola, un important lieu de villégiature du nord-ouest de la Floride.

Ce sont "des milliers de boulettes" de pétrole qui s'approchent dangereusement des plages, a déclaré le gouverneur de Floride, Charlie Crist, ajoutant que les côtes risquaient d'être touchées "dans la semaine".

Vue du ciel, la marée noire étend ses taches orangées sur des kilomètres autour du point où la plateforme de BP a fait naufrage le 22 avril, à environ 80 km des côtes.

L'armada de navires chargés de pomper le brut semble bien impuissante face à l'étendue du désastre, qui s'étend désormais sur plus de 24.000 km2, soit la superficie de la Sardaigne, selon une étude publiée mercredi.

Jusqu'ici, toutes les tentatives du groupe britannique pour juguler la pire marée noire de l'histoire américaine ont échoué.

Pour contenir la fuite, les ingénieurs de BP comptent désormais y apposer un "entonnoir" censé récupérer le brut qui s'écoule à 1.500 mètres de profondeur.

Ils ont réalisé la première phase de cette opération consistant à sectionner une portion de l'oléoduc relié au puits de pétrole mardi soir.

Ils devaient procéder mercredi à une deuxième coupe au point de jonction entre l'oléoduc et la tête de la valve, avec une scie en diamant, afin d'obtenir une coupe nette pour que l'entonnoir puisse être installé proprement, mais le blocage de la lame a perturbé la manoeuvre.

Même si cette opération est couronnée de succès, il faudra attendre août et la pose de puits de secours pour stopper la fuite.

Et les météorologistes de l'université du Colorado (ouest) prévoient la formation de cinq ouragans "majeurs" cet été dans l'Atlantique nord, qui risquent de compliquer les opérations de nettoyage.

L'écoulement continu du pétrole a conduit les autorités à augmenter encore la zone interdite à la pêche, qui atteint désormais près de 230.000 km2, soit plus d'un tiers des eaux territoriales américaines du golfe du Mexique.

Au large des côtes, les îles Chandeleur, une réserve naturelle, sont entourées de barrages flottants. Entre ces îles et les marais de Louisiane, des galettes de brut sont récupérées par des petites embarcations. Mais selon des universitaires, l'essentiel du brut est invisible à la surface: il flotte sous la forme d'énormes "panaches" dissimulés en profondeur.

D'ores et déjà, les Etats-Unis ont ouvert une enquête judiciaire au civil et au pénal pour faire la lumière sur la marée noire.

Mercredi, BP a lancé une nouvelle campagne publicitaire pour redorer son blason, s'offrant une pleine page dans les principaux quotidiens américains.

Sur le plan politique, le président Barack Obama a promis de rallier des élus du Sénat à sa loi sur l'énergie et le climat, dont la nécessité a été mise en évidence selon lui par la "catastrophe" de la marée noire.

Celle-ci a poussé deux sénateurs démocrates à demander mercredi au patron de BP, Tony Hayward, de ne pas payer de dividendes à ses actionnaires tant que les coûts de la marée noire n'auront pas été calculés.

Première publication : 03/06/2010

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