Dernière modification : 04/06/2010 

- Gaza - Israël - Turquie


Israël-Turquie : la rupture

Israël-Turquie : la rupture

Longtemps placées sous le signe d’une entente cordiale, les relations entre Israël et la Turquie sont aujourd’hui très tendues. Retour sur dix ans d’un partenariat stratégique récemment mis à mal.

Par FRANCE 24 (texte)
 

La Turquie a longtemps été le principal allié d’Israël au Moyen-Orient. En 1949, la Turquie a été le premier pays à majorité musulmane à reconnaître l’État d’Israël. Les deux pays tissent alors au fil des années des relations économiques, diplomatiques et militaires poussées. En 1966, un traité militaire les rapproche encore un peu plus, offrant notamment la possibilité à l’armée israélienne d’utiliser l’espace aérien turc pour ses entraînements.

Mais ce partenariat amical est remis en cause depuis quelques années. En 2008, l’offensive israélienne à Gaza jette un coup de froid entre les deux pays, avant que l'assaut meurtrier de l'armée israélienne contre la flottille d'aide internationale au large de Gaza ne vienne les brouiller pour de bon. Retour sur dix ans de relations israélo-turques.

Janvier 2000 :

Un accord de libre-échange est signé entre Israël et la Turquie, le premier du genre entre l’État hébreu et un pays majoritairement musulman. En février 2009, une étude du journal israélien "Haaretz" indique que la Turquie importe pour 1,5 milliard de dollars de produits israéliens, tandis que les importations israéliennes en provenance de Turquie s’élèvent à 1 milliard de dollars.

Novembre 2002 :

Le parti islamo-conservateur AKP arrive au pouvoir et se présente comme un médiateur dans le conflit israélo-palestinien.

Février 2006 :

Le président turc Abdullah Gül reçoit à Ankara le leader du Hamas Khaled Meshaal un mois après que le mouvement islamiste a remporté les élections dans la bande de Gaza. La Turquie justifie cette visite controversée en indiquant qu’elle joue son rôle de médiateur entre Israël et les Territoires palestiniens.

Mai-Décembre 2008 :

La Turquie accueille cinq séries de négociations entre Israël et la Syrie. Les discussions sont brutalement interrompues par le lancement d’une offensive israélienne majeure dans la bande de Gaza.

Décembre 2008 :

Israël lance une attaque subite et meurtrière dans la bande de Gaza. L’opération, baptisée "Plomb durci", dure trois semaines et entame sérieusement les relations israélo-turques. Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, parle de "crime contre l’humanité".

Janvier 2009 :

Erdogan quitte précipitament le Forum mondial de Davos après une altercation avec le président israélien Shimon Peres. “Quand il s’agit de tuer, vous savez vous y prendre. Je sais comment vous frappez et tuez des enfants sur les plages”, lance Erdogan, faisant référence aux enfants morts au cours de l’offensive dans la bande de Gaza.

Janvier 2010 :

En réaction à une série télévisée diffusée en Turquie et jugée antisémite, un secrétaire d’État attaché au ministère israélien des Affaires étrangères humilie l’ambassadeur turc à la télévision en le faisant s’asseoir sur un fauteuil placé en contrebas lors de leur entretien. Les images de la scène provoquent l’indignation d’une partie de la classe politique turque.

25 mai 2010 :

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, qualifie d'"imposture" l'accord nucléaire signé par l'Iran sous l’égide de la Turquie et du Brésil. Il stigmatise un accord sans fondements qui a pour but, selon lui, d’éviter à l'Iran de se voir infliger des sanctions internationales

31 mai 2010 :

La Turquie demande une réunion en urgence du Conseil de sécurité de l’ONU après l’attaque par Israël d’une flottille internationale chargée d’aide humanitaire à destination de la bande de Gaza. Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, condamne "de la manière la plus forte […] cette attaque insolente et irresponsable qui piétine toute vertu humaine et doit absolument être punie". Le ministère des Affaires étrangères publie de son côté un communiqué dans lequel il indique que l’incident "peut entraîner des conséquences irréparables" sur les relations israélo-turques.
 

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(4) Réactions

A chacun sa bombe militaire?

Pourquoi pas après tout!Chaque nation à droit à se défendre devant tout ennemi providentiel pour ne pas déjuger les scientifiques qui ont droit comme dans tout pays à contre-attaquer tout adversaire voulant s'introduire dans un pays voisin.

boycott Israel

Il faut boycotter Israel, pourquoi on s'acharne sur l'Iran, alors qu Israel n'a pas été condamné pour ses crimes de guerres, son crime contre l humanité, pourquoi tant d injustice, pourquoi les pays européens et les etats unis défendent un pays qui se foutent des lois internationales, ça aurait été un pays musulmans pour avoir utilisé des armes interditent et l attaque contre la flotille, ils auront envoyés des avions de chasses contre le pays musulmans et la tout le monde cherche des mensonges pour défendre israels, en laissant israel mentir alors que c est flagrant, depuis le départ ils ne veulent pas la paix, mais veulent exterminier les palestiniens, pour voler leur terre, et tout le monde les protégent, ce sont tous des assasins, alors que le monde entier (peuple) voit ce qui se passe, il faut que tous les pays coupes les liens avec israels, économiquement, et militaire.

La Turquie n'a pas besoin de l'Europe?

Mais fait tout pour en faire partie.
C'est bien la Turquie qui a change, comment peut elle pretendre vouloir faire partie de l'Europe, si elle s'allie a l'Iran d'hahminajad qui n'a pas hesite a assassiner des oposants a son regime dictatorial. Le monde entier a pu voir cette malheureuse jeune femme baignant dans son sang, assassine pour avoir ose s'opposer au parti d'ahminajad.

La Turquie...

La Turquie n'a pas besoin de l'Europe !!! 6% de croissance par an alors que d'autre peine avec le 1% !!! La Turquie est au contraire un formidable allié tant économique que géopolitique. La vraie question est pourquoi avoir ciblé ce bateau qui transporté essentiellement des turc ? On peu y voir une volonté délibéré d'Israël de rompre ces accords avec sa diplomatie légendaire. Le choix est claire, L'ONU, n'en parlons pas, toujours à savoir de quel couleur doit être le crayon pour rédiger leur supposés résolution. Bref, il y a une formidable partie d'échec qui se joue... Attendons.

 
 
 
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