05 juin 2010 - 10H20  

Thon rouge: le Comité national des pêches accuse Greenpeace d'aggression
Le Comité national des pêches a affirmé samedi que des pêcheurs de thon rouge français avaient été "attaqués" vendredi par des militants de l'organisation écologiste Greenpeace au large de Malte, rejetant les propos de Greenpeace qui évoque une "opération non-violente".
Le Comité national des pêches a affirmé samedi que des pêcheurs de thon rouge français avaient été "attaqués" vendredi par des militants de l'organisation écologiste Greenpeace au large de Malte, rejetant les propos de Greenpeace qui évoque une "opération non-violente".

AFP - Le Comité national des pêches a affirmé samedi que des pêcheurs de thon rouge français avaient été "attaqués" vendredi par des militants de l'organisation écologiste Greenpeace au large de Malte, rejetant les propos de Greenpeace qui évoque une "opération non-violente".

"Les pêcheurs français ont bien été attaqués par les militants de Greenpeace casqués, équipés et engagés dans une action violente : la destruction de l'outil de travail", écrit le Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM) dans un communiqué.

"Après avoir tenté par une lecture erronée des données scientifiques en ce qui concerne l'état du stock de thon rouge de faire classer en vain cette espèce comme étant en voie de disparition, voilà que Greenpeace s'arroge le droit d'attaquer les pêcheurs français en pleine mer", ajoute-t-il.

Greenpeace avait affirmé qu'un de ses militants avait été grièvement blessé vendredi à la jambe par un harpon, lors d'une altercation violente avec des pêcheurs de thon rouge près de Malte.

Tandis qu'une porte-parole de Greenpeace a évoqué "la première opération non-violente d'interposition à la pêche au thon rouge", le Comité national des pêches répond que "les images produites par Greenpeace montrent des militants équipés, casqués et engagés dans une action qui est loin d'être non violente".

"Ce sont bien eux qui attaquent les pêcheurs français", souligne-t-il, ajoutant que le harpon évoqué par Greenpeace était une gaffe (longue tige en bois dotée d'un crochet recourbé utilisée notamment pour récupérer des cordages tombés à l'eau, ndlr).

Selon Isabelle Philippe, responsable de la communication de Greenpeace, des activistes de Greenpeace ont voulu abaisser le filet du thonier "Jean-Marie Christian 6", basé à Sète (Hérault), quand "les pêcheurs ont sauvagement attaqué un des militants" et "l'ont blessé avec un harpon qui a traversé la jambe".

Le militant en question, le Britannique Frank Huston, a été évacué vers un hôpital de Malte. "Ses jours ne sont pas en danger, mais il est gravement blessé", a-t-elle indiqué à l'AFP. Aucune source indépendante n'avait confirmé l'incident samedi.

L'organisation écologiste a mobilisé deux navires (le "Rainbow Warrior" et l'"Arctic Sunrise") en Méditerranée pour perturber la courte saison de capture du thon.

Selon Greenpeace, la pêche à grande échelle a fait chuter de 80% les réserves de thon rouge en Méditerranée et dans l'Atlantique-est. L'ONG demande sa fermeture provisoire, afin que se reconstituent les stocks.

En mars, à Doha, une proposition avait été étudiée visant à interdire le commerce international de "thunnus thynnus", une espèce très prisée par les Japonais. Mais une majorité d'Etats participant à la Convention internationale sur le commerce des espèces sauvages menacées (Cites) l'avaient finalement rejetée.

Fermer