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Asie - pacifique

Un sous-officier français tué au combat

Texte par Dépêche

Dernière modification : 08/06/2010

L'Élysée annonce la mort d'un 43e soldat français en Afghanistan. Ce sous-officier a été tué par les Taliban alors qu'il participait à une opération de reconnaissance. Au total, 10 soldats de l'Otan ont trouvé la mort ce lundi.

AFP - Un légionnaire français a été tué dans l'est de l'Afghanistan par les éclats d'une roquette anti-char tirée par des talibans et trois autres légionnaires ont été blessés par balles dont un grièvement, lundi, journée noire pour les troupes de l'Otan qui ont perdu dix hommes en moins de 24 heures.
   
Le décès de ce sergent du 2e régiment étranger de parachutistes (2e REP) de Calvi, dont l'identité n'a pas été communiquée immédiatement, porte à 43 le nombre de soldats français morts en Afghanistan depuis leur déploiement dans ce pays en janvier 2002.
   
Annonçant ces événements dans un communiqué, l'Elysée a précisé que les légionnaires, tous sous-officiers du 2e REP, participaient "à une mission de couverture" dans le cadre d'une "opération de reconnaissance déclenchée au sud de Tagab", base française située à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Kaboul.
   
"Le pronostic est réservé pour l'un des blessés, qui subissait une intervention chirurgicale lundi soir, les deux autres ayant été légèrement touchés", a précisé l'amiral Christophe Prazuck, de l'état-major des armées à Paris.
   
Selon lui, "une équipe médicale française recevait une centaine d'Afghans en consultation dans la localité de Payendakhel, en milieu d'après-midi, lorsqu'une trentaine d'insurgés ont tenté de s'infiltrer et buté sur les soldats placés en couverture de l'opération".
   
"L'accrochage a été violent et nos soldats ont été appuyés par deux hélicoptères d'attaque français Tigre et deux chasseurs américains F15", a-t-il expliqué.
   
Le sergent tué a été "mortellement touché par les éclats d'une roquette anti-char et les trois autres blessés par balles", a encore précisé l'amiral Prazuck.
   
Mis à l'abri sur un "poste de combat avancé", les blessés ont ensuite été rapidement évacués vers l'hôpital militaire français de l'aéroport international de Kaboul.
   
Interrogé sur la réplique des forces françaises, l'amiral Prazuck a indiqué qu'elle avaient fait "au moins cinq sont morts et sept blessés parmi les talibans".
   
Les unités françaises et afghanes déployées à quelques kilomètres au sud de Tagab, dans le district de Surobi, sont engagées depuis le 5 juin dans une opération de longue haleine, baptisée Altor Libecciu. L'objectif est de prendre le contrôle du sud de la vallée de Tagab, un fief insurgé.
   
C'est dans cette région qu'ont été enlevés les deux journalistes de France 3, aux mains des talibans depuis la fin décembre.
   
Pour tenter de gagner les populations, les forces françaises multiplient les opérations "civilo-militaires", d'aide médicale et les assemblées traditionnelles avec les "notables" locaux.
   
Le président Nicolas Sarkozy a exprimé son "émotion" et "condamné avec force cette violence aveugle", réaffirmant "la détermination de la France à continuer d'oeuvrer au sein de la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité" (Isaf).
   
En des termes similaires, le Premier ministre François Fillon et le ministre de la Défense Hervé Morin ont également fait part de leur émotion.
   
La France compte à ce jour quelque 3.750 soldats sur le théâtre des opérations afghan, dont près de 3.500 en Afghanistan même. La plupart sont stationnés dans la province de Kapisa, où se trouve la base de Tagab, et en Surobi.
   
Les pertes enregistrées lundi par l'Otan sont les plus lourdes depuis la mort de 11 soldats français tués dans l'embuscade d'Uzbeen (Surobi), le 18 août 2008.

 

Première publication : 07/06/2010

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