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Téhéran dit détenir la preuve de l'"enlèvement" d'un scientifique par les États-Unis

Texte par Dépêche

Dernière modification : 08/06/2010

L'Iran dit vouloir utiliser toutes les voies légales afin d'obtenir la libération par les États-Unis d'un scientifique qui aurait, selon Téhéran, été enlevé par les services secrets américains. L'Iran détiendrait une vidéo prouvant ses allégations.

AFP - L'Iran a dit mardi vouloir faire usage des "voies légales" dans l'affaire de Shahram Amiri et obtenir des Etats-Unis eux-mêmes des informations sur ce physicien nucléaire iranien enlevé selon Téhéran par les services de renseignement américains.

Les autorités iraniennes ont remis à l'ambassadrice de Suisse à Téhéran Livia Leu Agosti, qui représente les intérêts américains en Iran, une lettre de protestation accompagnée de documents "confirmant l'enlèvement" du scientifique, a rapporté par ailleurs l'agence officielle Irna.

Ces annonces interviennent au lendemain de la diffusion par la télévision d'Etat iranienne d'une vidéo dans laquelle un homme se présentant comme M. Amiri affirme avoir été enlevé par les services secrets américains et être actuellement détenu près de Tucson (Arizona, ouest des Etats-Unis).

"Ce film confirme que ce ressortissant iranien a été enlevé par les services de renseignement américains et saoudiens", a dit le porte-parole des Affaires étrangères Ramin Mehmanaparast lors d'un point de presse à Téhéran.

"Il s'agit d'une action inhumaine qui viole les lois internationales, et nous allons user des voies légales pour les suites de l'affaire", a-t-il ajouté sans préciser ces "voies légales".

L'ambassadrice de Suisse a été convoquée dans la journée au ministère des Affaires étrangères et des documents "confirmant l'enlèvement de Shahram Amiri et accompagnant une lettre de protestation a été remise à la partie suisse", selon Irna.

Shahram Amiri a disparu en juin 2009 à son arrivée en Arabie saoudite où il se rendait en pèlerinage.

Les dirigeants iraniens affirment qu'il a été enlevé par les Etats-Unis avec l'aide des services de renseignements saoudiens. Ils ont exigé sa libération de même que celle de dix autres Iraniens "illégalement détenus", selon eux, par les autorités américaines.

Washington n'a jamais réagi officiellement aux accusations concernant M. Amiri. Fin mars, la chaîne de télévision américaine ABC a affirmé que le physicien iranien avait fait défection et collaborait avec la CIA.

En mai, le ministre iranien des Renseignements Heydar Moslehi a clairement lié le sort des 11 Iraniens à celui de trois Américains arrêtés en juillet 2009 en Iran, à la frontière avec l'Irak après s'être apparemment égarés lors d'une randonnée au Kurdistan irakien.

M. Mehmanparast a toutefois affirmé que le cas des randonneurs américains et celui de M. Amiri n'étaient pas de même nature, et qu'il n'existait "aucun projet pour un échange" entre ces personnes.

En l'absence de relations diplomatiques entre Washington et Téhéran, les intérêts iraniens aux Etats-Unis sont représentés par le Pakistan, et ceux des Etats-Unis en Iran par la Suisse.

Première publication : 08/06/2010

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