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Amériques

BP devrait suspendre le paiement de dividendes à ses actionnaires

Vidéo par Pierrick LEURENT

Texte par Dépêche

Dernière modification : 12/06/2010

Responsable de la marée noire qui pollue le golfe du Mexique, BP devrait annoncer une suspension du versement des dividendes à ses actionnaires, selon des médias britanniques.

AFP - Les autorités américaines estiment que la fuite de brut dans le golfe du Mexique est deux fois plus importante que ce qu'on redoutait jusqu'ici, un nouveau coup dur pour BP qui devrait annoncer prochainement la suspension du paiement des dividendes à ses actionnaires.
   
Le groupe britannique, qui subit la colère croissante des responsables américains, devrait faire cette annonce dès la semaine prochaine, a rapporté vendredi la BBC.
   
Cette suspension ne devrait toutefois pas être annoncée avant une rencontre entre la direction du géant pétrolier et le président américain Barack Obama mercredi, précise la BBC.
   

Par ailleurs, environ 800 membres d'équipages de 120 bateaux intervenant sur la marée noire ont été rappelés à terre vendredi, après une fuite de gaz toxique sur une plateforme, qui a conduit à l'hospitalisation de 36 personnes, a annoncé le géant pétrolier BP.
   
Les équipages "ont été rappelés à terre" par précaution, après qu'un bateau de ravitaillement, amarré à une plateforme de gaz naturel à Cocodrie, au sud-ouest de la Louisiane (sud-est des Etats-Unis), eut accidentellement brisé un gazoduc, provoquant une fuite de gaz, a indiqué à l'AFP Nicole Lachance, des relations publiques de BP.
   
La décision fait suite à l'hospitalisation de 36 personnes - sur les 42 présentes sur le bateau ayant rompu le gazoduc -, parmi lesquelles deux employés se plaignant de symptômes sévères d'essoufflement, de désorientation et de douleurs de poitrine.
   
Un examen de sécurité pour les 800 personnes rappelées sera pratiqué samedi, a ajouté Nicole Lachance.
   
Jusqu'à 40.000 barils de pétrole -quelque 5.260 tonnes- se déversent chaque jour dans le golfe du Mexique, selon l'estimation haute des experts mandatés par l'administration américaine pour évaluer l'ampleur de la fuite. L'estimation basse tourne autour de 20.000 barils.
   
La précédente estimation faisait état d'un écoulement allant de 12.000 à 19.000 barils par jour.
   
A titre de comparaison, en tenant compte de la fourchette haute, c'est comme si tous les quatre jours un Erika coulait. Le naufrage du pétrolier au large des côtes françaises en 1999, avait souillé 400 km de côtes et mazouté environ 150.000 oiseaux. Quelque 20.000 tonnes de brut s'en étaient échappées.
   
La plateforme Deepwater Horizon, qu'exploitait BP à 80 km des côtes américaines, a coulé il y a sept semaines provoquant la pire marée noire jamais vue aux Etats-Unis.
   
L'évaluation des autorités américaines a été réalisée avant la pose le 3 juin d'un entonnoir destiné à contenir le brut sortant du puits situé à 1.500 m de profondeur.
   
BP récupère actuellement 15.000 barils de brut par jour grâce à cet entonnoir, et celui-ci est transporté à bord d'un navire en surface. La capacité maximale de récupération est de 28.000 barils par jour, mais le groupe espère la porter à entre 40.000 et 50.000 barils en envoyant de nouveaux navires sur place.
   
Cette marée noire commence aussi à polluer les relations diplomatiques américano-britanniques. Barack Obama a violemment critiqué cette semaine le géant pétrolier, provoquant une levée de boucliers au Royaume-Uni.
   
Le nouveau Premier ministre britannique David Cameron, qui se vante de cultiver avec les Etats-Unis une "relation spéciale", a dû intervenir, indiquant qu'il évoquerait la marée noire au cours d'une conversation téléphonique avec Barack Obama ce week-end.
   
Il s'est entretenu vendredi après-midi au téléphone avec le président de BP Carl-Henric Svanberg, lui disant qu'il était "inquiet" de la pollution et que BP devait rester "financièrement solide".
   
Les dividendes du groupe représentent une manne pour des millions de retraités britanniques actionnaires du groupe, qui a déjà perdu près de 50% de sa valeur en Bourse.
   
La Maison Blanche a confirmé vendredi que Barack Obama rencontrerait mercredi M. Svanberg, convoqué à une réunion sur la marée noire.

Première publication : 12/06/2010

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