Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Afrique du Sud : violentes manifestations à Mahikeng

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

La fin d'une ère : Arsène Wenger quitte Arsenal

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Contestation sociale en France : l'impossible concertation ?

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

Dans la peau d'un batelier du Nord

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Le géant américain Starbucks accusé de racisme

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Emmanuel Macron peut-il réformer la Zone euro ?

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Café en capsules : "L'impact écologique est considérable"

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Qui a peur de la dette ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Le succès des monnaies locales

En savoir plus

Afrique

Le carnet de route de Melissa Bell

Texte par Melissa BELL

Dernière modification : 12/06/2010

Notre reporter Melissa Bell se trouve au Niger où elle réalise un reportage sur la crise alimentaire qui frappe le pays. Suivez les coulisses du tournage grâce à son carnet de route.

Samedi 12 juin

Le village touareg de Boulfou Albourdatan se trouve à deux heures de route au nord de Zinder, à l'endroit où le Sahel devient Sahara. Pour y aller, il faut prévoir un ane, un chameau ou un 4x4 car il faut quitter la route juste avant la ville de Tanout et traverser un bout de désert. Nous choisissons le 4x4.

Même de loin, le village n'a pas l'air d'aller bien. Plusieurs huttes s'effondrent et, en se rapprochant, on se rend vite compte qu'elles ont été abandonnées.

Le chef, qui a vécu là toute sa vie, pense qu'il a plus de 80 ans. C'est la première fois qu'il voit des familles entières partir du village. Pour ceux qui restent, la vie est dure. Il fait plus de 40 degrés et, depuis plusieurs semaines, il n'y a plus rien à manger. Les réserves de mil sont terminées, les chèvres sont trop faibles et trop maigres pour être vendues et les habitants du village ne se nourrissent plus qu'une fois par jour d'une graine amère qui pousse dans la brousse. Et tout ça sans même l'espoir d'une récolte à venir. Le chef nous explique qu'en cette période de semence, les champs restent vides. Le sol est trop sec et tout part avec le vent.

Je lui demande comment ils comptent faire, comment le village peut survivre. "Ça, me dit-il, même moi je ne le sais pas. Seul Allah le sait."

 

Retrouvez le carnet de route du vendredi 11 juin

Première publication : 12/06/2010

COMMENTAIRE(S)