Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

Cannes 2017 : "Les proies", avec Nicole Kidman, sixième long métrage de Sofia Coppola

En savoir plus

FOCUS

En Espagne, le parc paradisiaque de Doñana meurt de soif

En savoir plus

FACE À FACE

Ferrand épinglé par "Le Canard enchaîné" : un premier couac pour Macron ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Manchester meurtrie par l'un de ses enfants"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Réforme de la loi travail : les choses sérieuses commencent

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"L'organisation Etat islamique cible des enfants"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les "faux disparus" de Manchester

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Cannes 2017 : Berenice Bejo, le Festival en porte-bonheur

En savoir plus

LE DÉBAT

Attentat à Manchester : l'organisation EI revendique l'attaque

En savoir plus

Afrique

Le carnet de route de Melissa Bell

Texte par Melissa BELL

Dernière modification : 12/06/2010

Notre reporter Melissa Bell se trouve au Niger où elle réalise un reportage sur la crise alimentaire qui frappe le pays. Suivez les coulisses du tournage grâce à son carnet de route.

Samedi 12 juin

Le village touareg de Boulfou Albourdatan se trouve à deux heures de route au nord de Zinder, à l'endroit où le Sahel devient Sahara. Pour y aller, il faut prévoir un ane, un chameau ou un 4x4 car il faut quitter la route juste avant la ville de Tanout et traverser un bout de désert. Nous choisissons le 4x4.

Même de loin, le village n'a pas l'air d'aller bien. Plusieurs huttes s'effondrent et, en se rapprochant, on se rend vite compte qu'elles ont été abandonnées.

Le chef, qui a vécu là toute sa vie, pense qu'il a plus de 80 ans. C'est la première fois qu'il voit des familles entières partir du village. Pour ceux qui restent, la vie est dure. Il fait plus de 40 degrés et, depuis plusieurs semaines, il n'y a plus rien à manger. Les réserves de mil sont terminées, les chèvres sont trop faibles et trop maigres pour être vendues et les habitants du village ne se nourrissent plus qu'une fois par jour d'une graine amère qui pousse dans la brousse. Et tout ça sans même l'espoir d'une récolte à venir. Le chef nous explique qu'en cette période de semence, les champs restent vides. Le sol est trop sec et tout part avec le vent.

Je lui demande comment ils comptent faire, comment le village peut survivre. "Ça, me dit-il, même moi je ne le sais pas. Seul Allah le sait."

 

Retrouvez le carnet de route du vendredi 11 juin

Première publication : 12/06/2010

COMMENTAIRE(S)