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FRANCE

Poutine repart en Russie sans avoir finalisé l'achat d'un navire Mistral

Texte par Dépêche

Dernière modification : 12/06/2010

Le Premier ministre russe a achevé vendredi sa visite éclair en France sans être parvenu à conclure un accord avec Paris sur l'achat d'un porte-hélicoptère Mistral. Les discussions achoppent sur la question des transferts de technologie.

REUTERS - Nicolas Sarkozy et Vladimir Poutine sont convenus d'accélérer les négociations sur la vente par la France de quatre porte-hélicoptères français Mistral à la marine russe, qui achoppe sur la question des transferts de technologie demandés par Moscou.

"La négociation maintenant se poursuit au niveau technique avec une volonté de part et d'autre de l'accélérer", a dit la présidence française après un déjeuner de travail vendredi entre le chef de l'Etat français et le Premier ministre russe.

Il s'agit notamment de définir les modalités du partage de la production de ces quatre bâtiments de projection et de commandement (BPC) ultra-modernes entre la France et la Russie, précise-t-on de même source.

"Vladimir Poutine a dit qu'il souhaitait des transferts de technologie", ajoute l'Elysée. "Ce que le président a répondu c'est que le principe même de cette coopération prévoit un partage de fabrication (à 50/50)."

"Si une partie du bateau est construite en Russie, ça sera par des ouvriers et des ingénieurs russes, donc il y aura un transfert de savoir-faire", fait valoir la présidence française.

Quant à la question de savoir si toutes les technologies pourront être transférées, elle appartient à la négociation, a dit Nicolas Sarkozy à Vladimir Poutine, selon la même source.

La France et la Russie avaient annoncé l'ouverture de "négociations exclusives" sur quatre BPC lors de la visite d'Etat du président russe Dmitri Medvedev à Paris, le 1er mars, et non sur un seul comme il en était question auparavant.

En avril un responsable de l'industrie de l'armement russe avait laissé planer le doute sur ce contrat en déclarant à l'agence de presse Interfax que la Russie n'avait pas encore choisi auprès de qui elle achèterait des porte-hélicoptères.

Selon l'Elysée, Nicolas Sarkozy et Vladimir Poutine n'ont pas évoqué vendredi la question très sensible de l'armement de ces navires, qui est pourtant aussi au coeur des discussions.

Un signal politique

Le BPC Mistral - 400 à 500 millions d'euros, près de 200 mètres de long et 21.300 tonnes - peut embarquer jusqu'à 16 hélicoptères et quatre chalands de transport de matériel ou deux engins de débarquement.
Il peut également transporter une quarantaine de chars lourds et accueillir un poste de commandement capable de conduire de la mer une opération interarmées d'ampleur limitée.

Des caractéristiques qui inquiètent les anciennes républiques de l'Union soviétique, telles que la Géorgie ou les pays baltes, ainsi que les Etats-Unis.
Le commandant de la marine russe, l'amiral Vladimir Vysotsky, a déclaré il y a quelques mois qu'avec un tel navire la Russie aurait atteint en 40 minutes ses objectifs militaires en Géorgie lors de son intervention de l'été 2008.
Nicolas Sarkozy a de nouveau défendu vendredi la décision de la France d'être le premier pays de l'Otan à vendre du matériel militaire sensible à la Russie.
Selon l'Elysée, il a redit à Vladimir Poutine qu'il avait pris cette décision "parce que, dès lors qu'on veut que la Russie se comporte comme un partenaire, il faut la traiter comme un partenaire, y compris en matière de sécurité et de défense".

Nicolas Sarkozy a expliqué que, pour lui, cette coopération sur le BPC, "même s'il elle avait des avantages économiques pour la France, était avant tout un signal politique que la France voulait envoyer à la Russie", précise-t-on de même source.

"Vladimir Poutine a dit que c'est bien comme ça qu'il avait interprété notre décision et que c'est pour ça qu'il en était encore plus reconnaissant", ajoute l'Elysée.

Le président français avait tenu le 8 juin le même discours à son homologue géorgien Mikheïl Saakachvili, lors d'un entretien au Palais de l'Elysée. Le président géorgien avait jugé le rôle de la France "très positif" au Caucase malgré "le problème des Mistral".

 

Première publication : 12/06/2010

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