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Amériques

Obama déterminé à faire pression sur BP

Texte par Dépêche

Dernière modification : 14/06/2010

Barack Obama se rend pour la quatrième fois dans la région du golfe du Mexique. Il s'adressera à la nation depuis la Maison Blanche mardi avant de rencontrer le président de BP.

AFP - Le président américain Barack Obama va intensifier son action dans les prochains jours sur la marée noire avec une nouvelle visite sur les côtes, une rencontre avec les dirigeants de BP et un discours solennel à la nation, près de deux mois après le début de la crise.

"Le président va voyager dans la région du golfe du Mexique lundi et mardi, dans les Etats qu'il n'a pas encore visité, l'Alabama, le Mississippi et la Floride. Lorsqu'il sera de retour, il s'adressera à la nation depuis la Maison Blanche", a déclaré dimanche David Axelrod, le principal conseiller de M. Obama.

"Il veut présenter les étapes à venir à partir de maintenant pour traverser cette crise", a dit M. Axelrod, sur la chaîne de télévision NBC.

Ce genre de discours, très rare, est employé par les présidents américains généralement en cas de crise grave. La décision de prononcer un tel discours montre que la Maison Blanche souhaite franchir un nouveau seuil dans sa façon de gérer la catastrophe.

M. Obama rencontrera également mercredi le président du groupe britannique BP Carl-Henric Svanberg. Le directeur général du pétrolier Tony Hayward devrait assister à cette réunion à la Maison Blanche.

Le président devrait continuer à faire pression sur les dirigeants de BP, notamment pour les pousser à optimiser la lutte contre la fuite de brut.

Cette réunion se tiendra quelques jours après que le président Obama eut parlé au téléphone avec le Premier ministre britannique au sujet des tensions entre les deux alliés concernant la marée noire et les vives critiques adressées par M. Obama et plusieurs responsables américains à l'égard du groupe britannique.

Ces critiques "n'ont rien à voir avec la nationalité" de la compagnie, a indiqué samedi M. Obama au chef du gouvernement britannique.

En outre, le président devrait solliciter les responsables de BP sur le paiement des indemnisations. "Le président (...) sera très clair au sujet de nos attentes en termes de prise en charge des personnes qui ont été touchées par la crise", a déclaré dimanche M. Axelrod sur NBC.

Le conseiller a ajouté que Washington demanderait à BP que l'argent destiné aux indemnisations, soit plusieurs milliards de dollars, soit placé sur un compte séquestre "géré de façon indépendante".

"Nous pensons que BP a les ressources pour payer les indemnisations, c'est une compagnie largement rentable, ils ont beaucoup d'actifs", a-t-il ajouté.

Une éventuelle suspension du paiement des dividendes par BP à ses actionnaire pourrait également figurer au menu des discussions. Plusieurs journaux pensent que BP va au moins différer le paiement du deuxième trimestre.

En outre, M. Obama se rend dans le golfe du Mexique alors qu'il est lui aussi sous le feu de critiques de la part de ses adversaires républicains. Le gouverneur de l'Alabama, Bob Riley, a déclaré dimanche qu'il était davantage gêné par la gestion de la crise de l'adminsitration que par celle de BP.

Parallèlement dans le golfe du Mexique, la fuite à la tête du puits endommagé après l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon le 20 avril dernier ne semble pas donner de signe de ralentissement malgré les efforts de BP qui a posé la semaine dernière un entonnoir visant à capter une partie du pétrole qui s'écoule à plus de 1.500 mètres de profondeur.

L'amiral Thad Allen, le chef des gardes-côtes américains, interrogé dimanche sur la chaîne CBS, a confirmé que l'écoulement de pétrole se situait entre 20.000 et 40.000 barils par jour (entre 3,1 et 6,3 millions de litres) selon les estimations.

Première publication : 14/06/2010

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