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EUROPE

Paris et Berlin s'accordent pour taxer les transactions financières

Vidéo par Pauline PACCARD

Texte par Dépêche

Dernière modification : 15/06/2010

Démentant toute tension dans le couple franco-allemand, le président français et la chancelière allemande se sont accordés ce lundi, à Berlin, sur un projet de taxation bancaire qu'ils proposeront au G20 de Toronto prévu à la fin juin.

REUTERS - L'Allemagne et la France ont appelé lundi au renforcement du pacte de stabilité et de croissance européen, se prononçant pour le retrait du droit de vote des pays "laxistes" au Conseil européen.

Claire Demesmais, spécialiste des relations franco-allemandes

La chancelière Angela Merkel et le président Nicolas Sarkozy, qui se sont rencontrés à Berlin, sont tombés d'accord pour renforcer la gouvernance économique de l'Union européenne avec la possibilité de réunions au sommet des pays de la zone euro lorsque cela se révèlera nécessaire.

Ils ont en outre annoncé qu'ils adresseraient une lettre au Premier ministre canadien Stephen Harper, en vue de la réussite du sommet du G20 les 26 et 27 juin à Toronto.

"Il faut renforcer le pacte de stabilité et de croissance" européen, a dit Angela Merkel lors d'une conférence de presse commune avec le chef de l'Etat français.

Berlin et Paris n'écartent pas dans cette perspective une modification des traités.

"On pourrait prévoir que les pays particulièrement laxistes seraient sanctionnés par un retrait de leur droit de vote européen", a précisé Angela Merkel.

"Il faut que les 27 chefs d'Etat et de gouvernement s'entendent comme un gouvernement économique de l'Europe", a-t-elle dit, précisant que les 16 pays de la zone euro devaient pouvoir se rencontrer en cas de besoin.

"Il ne s'agit pas de créer de nouvelles institutions, il s'agit de pouvoir agir de façon pragmatique et efficace", a-t-elle dit, ce qui signifie que l'institutionnalisation de ces réunions, voulue par Nicolas Sarkozy, était abandonnée.

Par ailleurs, "nous nous sommes mis d'accord sur une lettre que nous voulons envoyer au Premier ministre canadien Harper, président du G20 actuel, pour lui dire quelles sont les conditions que nous estimons nécessaires pour réussir cette réunion", a dit la chancelière. "Il s'agit de faire des progrès dans la régulation".
 

Première publication : 14/06/2010

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