- Barack Obama - États-Unis - Marée noire
Le Congrès américain tance Tony Hayward, le patron de BP
À son tour, Tony Hayward, le directeur général de BP, a dû affronter la colère du Congrès américain, qui l'a accusé d'avoir pris des risques excessifs et inconsidérés pour faire des économies.
REUTERS - Le directeur général de BP Tony Hayward a affronté à son tour jeudi la colère du Congrès américain, lors de son audition par une commission de parlementaires qui a accusé le géant pétrolier d'avoir pris des risques excessifs, déclenchant ainsi la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis.
"Sous votre direction, BP a pris les risques les plus exagérés", a dit le démocrate Henry Waxman au début de l'audition. "BP a pris des raccourcis pour économiser un million de dollars par-ci et quelques heures ou jours par-là. Et maintenant l'ensemble du golfe (du Mexique) en paie le prix."
Ces déclarations ont donné le ton d'une séance difficile pour Tony Hayward, dont les bévues, le peu de sensibilité et la volonté de minimiser l'ampleur de la catastrophe ont heurté l'opinion. A cela s'ajoute le fait que la perspective des élections de mi-mandat de novembre prochain aiguise les prises de position des parlementaires.
Les membres de la commission parlementaire ont reproché au groupe pétrolier basé à Londres d'avoir ignoré les mises en garde des entreprises partenaires et de ses propres employés, et choisi l'option de forage la plus rapide et la moins onéreuse, qui augmentait pourtant le risque de rupture du puits.
"PUITS DE CAUCHEMAR"
"Nous avons appris que les responsables de BP avaient reçu à plusieurs reprises des signaux faisant comprendre qu'il s'agissait - selon les termes d'un employé - d'un puits de cauchemar", a relevé le démocrate Bart Stupak.
La déclaration préliminaire de Tony Hayward, durant laquelle il s'est dit "profondément désolé", a été interrompue par une femme dont les mains étaient peintes en noir et qui a crié à tue-tête: "Vous devriez être poursuivi pour crime, Tony." Après une lutte avec la police, elle a été évacuée de la salle.
Le directeur général de la compagnie pétrolière a déclaré que BP faisait tout son possible pour contenir la marée noire consécutive à l'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon, qui a fait onze morts le 20 avril.
"L'explosion et l'incendie de Deepwater Horizon, ainsi que la marée noire qui s'en est suivie, n'auraient jamais dû se produire et je suis profondément désolé que cela ait été le cas", a dit Tony Hayward.
Dans une déposition écrite soumise au comité, le patron de BP estime qu'il est trop tôt pour expliquer les causes de cet "accident complexe" dans lequel "un certain nombre de compagnies, dont BP, sont impliquées", suggérant que c'est le secteur pétrolier dans son ensemble qui doit s'améliorer.
Bob Abbey, qui dirige le service fédéral de gestion des minerais, a par ailleurs indiqué lors de son audition par une autre commission du Congrès que les compagnies pétrolières devraient "sans aucun doute" passer en revue et amender leurs plans d'action pour faire face aux marées noies au regard de ce qui s'est passé dans le golfe du Mexique.
Pendant que Tony Hayward était entendu à Washington, les efforts se poursuivaient en mer pour collecter le pétrole qui continue à s'échapper du puits endommagé.
Un deuxième système de confinement qui permettrait de porter la capacité de captage à 28.000 barils par jour a été mis en place mercredi.
Selon l'amiral des garde-côtes Thad Allen, chargé de superviser les opérations de lutte contre la marée noire pour le gouvernement, la quantité de pétrole récupérée devrait s'élever à 28.000 barils par jour "en début de semaine prochaine" grâce à ce nouveau système, contre 18.600 barils pour la journée de mercredi.
Selon une nouvelle estimation, le volume total de fuite est de l'ordre de 35.000 à 60.000 barils par jour (soir 5,56 à 9,52 millions de litres).
Le groupe pétrolier a accepté mercredi de créer un fonds de 20 milliards de dollars pour couvrir les dommages causés par la marée noire.
L'accord sur la création de ce fonds de réserve a été annoncé mercredi par le président Barack Obama après quatre heures de discussions entre responsables de l'administration américaine et représentants de la compagnie BP.
Quelque 190 kilomètres de côtes ont été souillées, l'industrie de la pêche et le secteur du tourisme ont été lourdement pénalisés, tandis que la faune et la flore du golfe du Mexique et des Etats côtiers sont en péril.
























Commentaires (2)
petrole!petrole!
le laissé polué general et generalisé dont on voit les effets aujourdhui n'est que probablement le sommet de l'iceberg
ha !voila nos vierges effarouchées de BP et demain surement d'autres se jetant a genoux les mains jointes en demandant pardon .... et tout pres a recommencer qu'ils osent dirent le contraire
que ce soit les petroliers qui coulent ou s'echouent, aujourd'hui une plateforme mais ailleurs en afrique partout ou le petrole a ete ou est exploité tout est salopé
et pourtant le fric n'a jamais fais defaut car il y alongtemps qu'il n'exploiteraient plus
alors demain ce sera le nucleaire ou les pesticides ou toutes sorte de saloperies genre OGM mais a chaque fois le meme discours a on ne peux rien faire alors c'est pas notre faute mais en attendant ou va le fric?
alors pour leur montrer que cela ne rigolera plus a l'avenir j'attend avec impatience ou m obahma nationalisera BP pour recuperer les dommage et interet de cette affaire chiche !!!!
Marée noire
Quand le dernier arbre aura été abattu, quand la dernière rivière aura été empoisonnée , quand le dernier poisson aura été péché, alors on saura que l’argent ne se mange pas.
Géronimo.
Le pétrole non plus ne se mange pas.
Ce qui me choque le plus, c'est d'entendre tous ces gens (BP, Obama, les pêcheurs, l'industrie du tourisme...) parler de gros sous et d'oublier au passage les millions d'êtres vivants marins qui ont crevé depuis le début de cette catastrophe. Les millions de dollars ne leur rendront pas la vie. Va-t-on leur créer une réserve marine, en mémoire de l'hécatombe ? Cela m'étonnerait. Et pourtant ce ne serait que justice. Une loi très stricte pour "crime contre la planète" et une autre pour "génocide d'espèces non humaines" devraient être créées.
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