Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Algérie: élection sous tension

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Veille de scrutin en Algérie

En savoir plus

DÉBAT

Nigeria : un "colosse" économique face au défi sécuritaire (partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

L'Algérie d'aujourd'hui : économie, sécurité... : à J-1 du scrutin, le pays inquiet (Partie 1)

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

RDC : la ferme des anciens combattants

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Xavier Dolan nous fait trembler !

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Marathon de Boston, un an après

En savoir plus

FOCUS

Les Algériens de France : un vote courtisé

En savoir plus

SUR LE NET

Le web au chevet des sinistrés de Valparaiso

En savoir plus

  • Vidéo : les Algérois partagés entre fatalisme et peur de l’avenir

    En savoir plus

  • Coupe du Roi : le Real Madrid enfonce le FC Barcelone

    En savoir plus

  • Kiev impuissant face aux pro-Russes dans l'est de l'Ukraine

    En savoir plus

  • Qui en voulait au directeur du parc des Virunga, blessé par balles ?

    En savoir plus

  • En images : près de 280 disparus après le naufrage d’un ferry en Corée du Sud

    En savoir plus

  • Jacques Servier, le père du Mediator, est décédé

    En savoir plus

  • Transfert d'argent : l'Afrique perd près de 2 milliards de dollars par an

    En savoir plus

  • Daniel Cohn-Bendit fait ses adieux au Parlement européen

    En savoir plus

  • Economies : Valls demande aux fonctionnaires de "participer à l'effort commun"

    En savoir plus

  • L'aviation jordanienne détruit plusieurs véhicules blindés venant de Syrie

    En savoir plus

  • Crimes de guerre en Syrie : la France veut faire saisir la CPI

    En savoir plus

  • Anelka affirme ne pas avoir accepté l’offre du club brésilien

    En savoir plus

  • La police de New York ferme une unité secrète chargée d'espionner les musulmans

    En savoir plus

  • Démission du puissant chef des renseignements saoudiens

    En savoir plus

  • "Injustices et corruption alimentent le cycle de violences au Nigeria"

    En savoir plus

  • Violences sexuelles dans l'armée : Le Drian prône la "tolérance zéro"

    En savoir plus

  • La justice indienne reconnaît l’existence d’un troisième genre

    En savoir plus

Amériques

Les Républicains veulent redonner des couleurs à leur Parti

©

Texte par Jon FROSCH

Dernière modification : 16/10/2010

Le Parti républicain, qui s'ouvre de plus en plus aux candidats issus des minorités, cherche à mieux représenter la société américaine. Mais sera-t-il pour autant capable d'attirer un électorat plus coloré ?

Qui dit Parti républicain dit généralement hommes blancs et âgés, une image qui colle à la peau du parti conservateur américain. Et sa politique, considérée comme largement hostile à l’immigration et à la discrimination positive, ainsi que ses rares élus issus de la minorité ne contribuent pas à changer la donne et à s'attirer le soutien des électeurs afro-américains et latinos.

Cependant, l'arrivée d'un grand nombre de candidats républicains prometteurs et issus des minorités pourrait permettre au parti de mieux refléter la démographie de la société américaine. Quel serait alors l'impact de ce "metissage du parti" sur les élections de mi-mandat du mois de novembre (les Américains éliront plusieurs gouverneurs, députés et sénateurs), sur la présidentielle de 2012 ainsi que sur le paysage électoral en général ?

Nouveau parti ou nouvelle stratégie ?

Un an après l’élection de Michael Steele à la tête du Comité national républicain, devenant ainsi le premier afro-américain à ce poste, plusieurs candidats républicains de couleur ont été élus lors des primaires de juin pour représenter le parti lors des élections de novembre. Parmi eux : Nikky Haley, 38 ans, fille d’immigrants indiens, qui brigue le poste de gouverneur en Caroline du Sud. Toujours dans le même état, Tim Scott pourrait devenir le premier afro-américain républicain à faire son entrée au Congrès depuis plusieurs années. Susana Martinez, Hispanique, brigue le poste de gouverneure du Nouveau-Mexique, le Latino Brian Sandoval est en lice pour celui du Nevada et le Cubain-Américan Marco Rubio pour devenir sénateur de la Floride.

Dans un article paru en mai, le "New York Times" notait déjà une forte augmentation des candidats afro-américains dans le parti républicain. Il s’agirait, selon le quotidien, d'une conséquence inattendue de l'effet Obama. Néanmoins, les chiffres viennent contredire cette prétendue ouverture aux minorités. Outre le faible nombre d’élus républicains de couleur, les statistiques montrent que le parti est essentiellement composé de Blancs. Un sondage effectué en 2009 indiquait que seuls 11 % des républicains étaient issus d’une minorité, contre 36 % chez les démocrates.

Une explication probable à cette soudaine diversification : le parti, qui a pris conscience de l'évolution constante des changements démographiques et du comportement des différentes populations (certains républicains blancs encartés ont voté pour Barack Obama lors de la présidentielle en 2008), cherche à s'ouvrir aux minorités pour ainsi élargir son électorat.

"Le pays se diversifie, le parti républicain va devoir séduire un plus grand nombre d’électeurs issus de minorités s’il veut rester compétitif", analyse John Fortier, politologue au sein de l'American Enterprise Institute, réputée assez conservatrice. "Le parti recrute et parraine donc des candidats de toutes origines", renchérit Darrell West, directeur d’études à la Brooklin Institution, réputée de gauche.

Les vieilles habitudes ont la vie dure

Les républicains nourrissent beaucoup d’espoir pour novembre prochain, d'autant que le contexte leur est plutôt favorable : la quote de popularité d’Obama stagne aux alentours de 50 %, et les critiques pleuvent sur les membres démocrates du Congrès depuis le vote de plusieurs réformes de gauche.

Pour John Fortier, l'élection d’Afro-américains républicains au Congrès "serait un bon signe envoyé aux électeurs sur la politique d’ouverture du parti". L’élection d’un Latino serait, elle, une " formidable preuve de crédibilité aux yeux des Hispaniques". Si l’un de ces candidats remporte une élection, il pourrait ensuite s’attacher à éloigner les minorités du sillon de Barack Obama lors de la présidentielle de 2012.

Les électeurs Afro-américains et hispaniques, et plus particulièrement les plus croyants, penchent davantage vers les positions traditionnelles républicaines, sur les questions sociales comme le mariage homosexuel ou l’avortement.

Cependant, les Noirs votent habituellement à 90 % pour le parti démocrate lors d'une élection présidentielle. "Lorsqu’Obama est en scène, ce chiffre est encore plus élevé", affirme John Fortier. Et le fait que les républicains soient en majorité préoccupés par l’immigration clandestine rebute une grande partie des Hispanniques, qui ont voté pour Obama à près de 70 %.

“Avoir un panel plus divers de candidats constitue un gros plus pour les élections à venir”, estime Darrel West. "Mais cela ne va pas pour autant changer sur le long terme l'image du parti, perçu depuis toujours comme 'anti-minorités et anti-diversité' (selon les termes Occidentaux)".

Première publication : 17/06/2010

  • ÉTATS-UNIS

    Un candidat du mouvement "Tea Party" remporte une primaire républicaine

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    Sarah Palin ovationnée lors d'un meeting du mouvement "Tea Party"

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)