Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

7 JOURS EN FRANCE

Emmanuel Macron, nouvel homme fort de Bercy

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

La preuve par l'image de "l'invasion" russe en Ukraine

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les ennemis de mes ennemis ne sont pas mes amis"

En savoir plus

FOCUS

Ces chrétiens d'Irak qui commencent leur nouvelle vie en France

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Alain Choquette, drôlement magique !

En savoir plus

TECH 24

Quand le jeu vidéo change le monde

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Université d'été du PS : "une allumette et c'est l'incendie"

En savoir plus

DÉBAT

Organisation de l'État Islamique : la Syrie, une alliée inévitable ?

En savoir plus

DÉBAT

François Hollande expose la ligne diplomatique de la France

En savoir plus

  • Ukraine : des femmes de soldats russes sans nouvelles de leurs maris

    En savoir plus

  • Un premier cas d'Ebola détecté au Sénégal

    En savoir plus

  • Google fait décoller le rêve des drones livreurs

    En savoir plus

  • L'Ukraine va lancer les procédures d'adhésion à l'Otan

    En savoir plus

  • Un enfant britannique atteint d'une tumeur est recherché en France

    En savoir plus

  • Nintendo renouvelle sa gamme de consoles portables

    En savoir plus

  • Maroc : une autoroute bloquée 14 jours pour tourner "Mission : Impossible 5"

    En savoir plus

  • Golan : 43 Casques bleus pris en otage, la force onusienne prête à se défendre

    En savoir plus

  • Judo : la Française Audrey Tcheuméo laisse filer la médaille d'or

    En savoir plus

  • Ligue Europa : fortunes diverses au tirage pour Lille, Saint-Étienne et Guingamp

    En savoir plus

  • Isolés, les pays touchés par Ebola peinent à faire face à l'épidémie

    En savoir plus

  • Quand le Canada et la Russie jouent les profs de géographie sur Twitter

    En savoir plus

  • Le nombre de réfugiés syriens atteint le chiffre record de trois millions

    En savoir plus

  • Dans un climat tendu, le PS ouvre son université d'été

    En savoir plus

  • L'Occident dénonce l'incursion "évidente" de la Russie en Ukraine

    En savoir plus

  • Obama "n'a pas encore de stratégie" pour intervenir contre l'EI en Syrie

    En savoir plus

Amériques

Les Républicains veulent redonner des couleurs à leur Parti

Texte par Jon FROSCH

Dernière modification : 16/10/2010

Le Parti républicain, qui s'ouvre de plus en plus aux candidats issus des minorités, cherche à mieux représenter la société américaine. Mais sera-t-il pour autant capable d'attirer un électorat plus coloré ?

Qui dit Parti républicain dit généralement hommes blancs et âgés, une image qui colle à la peau du parti conservateur américain. Et sa politique, considérée comme largement hostile à l’immigration et à la discrimination positive, ainsi que ses rares élus issus de la minorité ne contribuent pas à changer la donne et à s'attirer le soutien des électeurs afro-américains et latinos.

Cependant, l'arrivée d'un grand nombre de candidats républicains prometteurs et issus des minorités pourrait permettre au parti de mieux refléter la démographie de la société américaine. Quel serait alors l'impact de ce "metissage du parti" sur les élections de mi-mandat du mois de novembre (les Américains éliront plusieurs gouverneurs, députés et sénateurs), sur la présidentielle de 2012 ainsi que sur le paysage électoral en général ?

Nouveau parti ou nouvelle stratégie ?

Un an après l’élection de Michael Steele à la tête du Comité national républicain, devenant ainsi le premier afro-américain à ce poste, plusieurs candidats républicains de couleur ont été élus lors des primaires de juin pour représenter le parti lors des élections de novembre. Parmi eux : Nikky Haley, 38 ans, fille d’immigrants indiens, qui brigue le poste de gouverneur en Caroline du Sud. Toujours dans le même état, Tim Scott pourrait devenir le premier afro-américain républicain à faire son entrée au Congrès depuis plusieurs années. Susana Martinez, Hispanique, brigue le poste de gouverneure du Nouveau-Mexique, le Latino Brian Sandoval est en lice pour celui du Nevada et le Cubain-Américan Marco Rubio pour devenir sénateur de la Floride.

Dans un article paru en mai, le "New York Times" notait déjà une forte augmentation des candidats afro-américains dans le parti républicain. Il s’agirait, selon le quotidien, d'une conséquence inattendue de l'effet Obama. Néanmoins, les chiffres viennent contredire cette prétendue ouverture aux minorités. Outre le faible nombre d’élus républicains de couleur, les statistiques montrent que le parti est essentiellement composé de Blancs. Un sondage effectué en 2009 indiquait que seuls 11 % des républicains étaient issus d’une minorité, contre 36 % chez les démocrates.

Une explication probable à cette soudaine diversification : le parti, qui a pris conscience de l'évolution constante des changements démographiques et du comportement des différentes populations (certains républicains blancs encartés ont voté pour Barack Obama lors de la présidentielle en 2008), cherche à s'ouvrir aux minorités pour ainsi élargir son électorat.

"Le pays se diversifie, le parti républicain va devoir séduire un plus grand nombre d’électeurs issus de minorités s’il veut rester compétitif", analyse John Fortier, politologue au sein de l'American Enterprise Institute, réputée assez conservatrice. "Le parti recrute et parraine donc des candidats de toutes origines", renchérit Darrell West, directeur d’études à la Brooklin Institution, réputée de gauche.

Les vieilles habitudes ont la vie dure

Les républicains nourrissent beaucoup d’espoir pour novembre prochain, d'autant que le contexte leur est plutôt favorable : la quote de popularité d’Obama stagne aux alentours de 50 %, et les critiques pleuvent sur les membres démocrates du Congrès depuis le vote de plusieurs réformes de gauche.

Pour John Fortier, l'élection d’Afro-américains républicains au Congrès "serait un bon signe envoyé aux électeurs sur la politique d’ouverture du parti". L’élection d’un Latino serait, elle, une " formidable preuve de crédibilité aux yeux des Hispaniques". Si l’un de ces candidats remporte une élection, il pourrait ensuite s’attacher à éloigner les minorités du sillon de Barack Obama lors de la présidentielle de 2012.

Les électeurs Afro-américains et hispaniques, et plus particulièrement les plus croyants, penchent davantage vers les positions traditionnelles républicaines, sur les questions sociales comme le mariage homosexuel ou l’avortement.

Cependant, les Noirs votent habituellement à 90 % pour le parti démocrate lors d'une élection présidentielle. "Lorsqu’Obama est en scène, ce chiffre est encore plus élevé", affirme John Fortier. Et le fait que les républicains soient en majorité préoccupés par l’immigration clandestine rebute une grande partie des Hispanniques, qui ont voté pour Obama à près de 70 %.

“Avoir un panel plus divers de candidats constitue un gros plus pour les élections à venir”, estime Darrel West. "Mais cela ne va pas pour autant changer sur le long terme l'image du parti, perçu depuis toujours comme 'anti-minorités et anti-diversité' (selon les termes Occidentaux)".

Première publication : 17/06/2010

  • ÉTATS-UNIS

    Un candidat du mouvement "Tea Party" remporte une primaire républicaine

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    Sarah Palin ovationnée lors d'un meeting du mouvement "Tea Party"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)