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FRANCE

Important déploiement de police pour le procès des tireurs présumés de Villiers-le-Bel

Texte par Dépêche

Dernière modification : 21/06/2010

Cinq jeunes accusés d'avoir tiré sur des policiers lors des émeutes de novembre 2007 à Villiers-le-Bel comparaissent depuis ce lundi devant le cour d'assises du Val-d'Oise. Quatre d'entre eux encourent la prison à perpétuité.

AFP - Le procès de cinq jeunes, accusés d'avoir tiré sur des policiers à Villiers-le-Bel en novembre 2007 lors d'émeutes consécutives à la mort de deux adolescents, s'est ouvert dans une ambiance tendue lundi devant la cour d'assises du Val-d'Oise.

Quatre jeunes, incarcérés, sont jugés pour "tentative de meurtre en bande organisée" sur des policiers dans les nuits des 25 et 26 novembre 2007 à Villiers-le-Bel, ainsi que pour "détention et port d'arme prohibés". Le cinquième, sous contrôle judiciaire, soupçonné d'avoir fourni un fusil à pompe, comparaît pour complicité.

De nombreux policiers avaient été déployés à l'intérieur et aux alentours du palais de justice de Pontoise.

A la suspension d'audience de la mi-journée, la présidente Sabine Foulon a annoncé une réunion avec les avocats de la défense qui s'étaient plaints des "mauvaises conditions" des débats, jugeant la salle d'audience trop petite.

Dans la matinée, la plupart des familles et proches des accusés n'avaient pas pu pénétrer dans la salle, où s'entassaient journalistes et plusieurs dizaines de policiers, parties civiles.

Le fait que les familles et témoins de la défense n'aient pu entrer qu'au compte-gouttes dans la salle d'audience a créé de la tension. "Quand on aura fait l'appel des témoins, si les portes ne sont pas ouvertes, nous partirons", a menacé Me Michel Konitz, avocat de la défense.

"Les portes ne pourront pas être ouvertes pour des raisons de sécurité", a rétorqué l'avocate générale, Marie-Thérèse de Givry, procureur de Pontoise.

"Nous n'avons pas maintenu le dispositif du procès du Concorde (la salle des assises avaient été agrandie, Ndrl) pour des raisons budgétaires", a-t-elle ajouté.

A la reprise des débats, les avocats étaient présents, mais ont maintenu leurs exigences. Les parties civiles étant moins nombreuses sur le bancs lors de la lecture de l'ordonnance de mise en accusation.

Le 25 novembre 2007, la mort de deux adolescents - Moushin et Lakamy - tués à Villiers-le-Bel dans une collision entre leur moto et une voiture de police avait provoqué deux jours d'émeutes et d'échauffourées entre jeunes et forces de l'ordre.

Une centaine de policiers avaient été blessés par des tirs d'armes à feu et des jets de pierres et de bouteilles, un commissaire roué de coups, des bâtiments publics et des commerces détruits. Plus de 90 policiers se sont portés parties civiles.

Au cours de l'enquête, plusieurs interpellations avaient eu lieu grâce à des des témoignages anonymes, avec promesse de rétribution financière.

Le procès doit durer deux semaines.

La semaine dernière, des rapports accablants de commissions mises en place par le ministère de l'Intérieur pointaient un "dialogue rompu" dans les banlieues difficiles entre jeunes et forces de l'ordre.
 

Première publication : 21/06/2010

  • SOCIÉTÉ

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