Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LES OBSERVATEURS

Des enfants en cage pour frapper les esprits en Syrie et immersion avec les "fouilleurs" de Côte d'Ivoire

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Poutine veut affirmer la voie russe, quitte à se confronter à l’Occident"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Mali : Bamako espère que les groupes du Nord signeront l'accord de paix

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Ebola : le pire est-il passé ?

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Netanyahou à Washington : une visite controversée

En savoir plus

SUR LE NET

La police de Los Angeles accusée d'avoir tué un sans-abri

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Les milliardaires, toujours plus nombreux

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le show Netanyahou"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La France, bonne et mauvaise élève"

En savoir plus

Amériques

Arrestation de Christopher Coke, parrain présumé de la drogue

Vidéo par Elisabeth ALLAIN

Texte par Dépêche

Dernière modification : 23/06/2010

Le baron présumé de la drogue en Jamaïque, Christopher "Dudus" Coke, considéré comme un Robin des bois par les plus humbles et comme un marchand de mort ultra-violent par Washington, a été capturé mardi dans les faubourgs de Kingston.

AFP - Le baron présumé de la drogue de Jamaïque, Christopher "Dudus" Coke, dont les Etats-Unis réclament l'extradition afin de le juger pour trafic de drogue, a été arrêté mardi sur l'île caribéenne, a annoncé la police.

Sa traque avait provoqué de violents affrontements fin mai à Kingston entre police et armée d'un côté, et affidés de "Dudus" de l'autre, qui avaient fait au moins 73 morts civils, obligeant le gouvernement à proclamer l'état d'urgence.

"Les forces de police souhaitent confirmer l'information selon laquelle Christopher Lloyd Coke, qui était sous le coup d'un mandat d'arrêt pour être extradé, a été arrêté dans l'après-midi", a déclaré en soirée le chef de la police de Kingston, le commissaire Owen Ellington.

Depuis des semaines, le gouvernement du Premier ministre Bruce Golding cherchait à mettre la main sur "Dudus" pour l'extrader vers les Etats-Unis.

A la tête du principal gang de trafiquants de drogue de Jamaïque, les "Shower Posse", Coke est considéré comme un marchand de mort ultra-violent par Washington, mais aussi comme un bienfaiteur et un "parrain" dans les bidonvilles de Kingston, réputée l'une des capitales les plus violentes du monde.

Fils de Jim Brown, autre "parrain" légendaire de l'île, disparu tragiquement en 1992, Coke, qui avait un mode de vie plutôt discret, a bâti un empire avec son gang en jouant aussi de la politique et des affaires.

Le Premier ministre Bruce Golding est lui-même député de Tivoli Gardens, le fief du Shower Posse qui apportait son soutien au parti au pouvoir, le Jamaica Labour Party.

La justice américaine accuse Coke d'approvisionner New York et les autres villes de la côte Est en crack, cocaïne et marijuana, causant au passage de sanglantes guerres de gangs. Les enquêteurs en évaluent le bilan à plusieurs milliers de morts depuis les années 90.

Coke risque la prison à vie s'il est extradé et reconnu coupable aux Etats-Unis.

Le révérend jamaïcain Al Miller a annoncé en soirée mardi que "Dudus" avait été arrêté dans la journée, précisant qu'il avait lui-même "aidé au processus de remise (à la justice) de Coke".

L'ecclésiastique avait déjà participé aux négociations qui ont permis un relatif apaisement à Kingston.

L'annonce du mandat d'arrêt contre Coke avait déclenché de véritables combats de rue durant près d'une semaine à Kingston, affectant durement l'image de paradis touristique de l'île caraïbe, où les estivants ne s'attardent guère dans la capitale.

Soutenus par des unités de l'armée, la police de Kingston avait donné l'assaut à "son" quartier, le bidonville de Tivoli Gardens, rencontrant une vive résistance des hommes de main de "Dudus". Coke était parvenu à s'échapper, mais 73 personnes ont trouvé la mort dans les échanges de tirs.

"J'appelle les familles, les amis et les symphatisants de Christopher Coke à garder leur calme et à laisser la loi s'appliquer", a déclaré le commissaire Ellington.

"Nous tenons aussi à réassurer au pays que nous poursuivrons nos efforts pour vaincre le crime organisé et rétablir la loi dans ce pays", a ajouté le chef de la police, qui s'était juré d'arrêter le chef de gang.

L'offensive du gouvernement contre Coke, après des mois d'hésitation, a suscité l'espoir en Jamaïque d'une rupture des liens entre les gangs et les hommes politiques.

Première publication : 23/06/2010

COMMENTAIRE(S)