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Amériques

Les renseignements américains démantèlent un réseau d'espionnage russe

©

Vidéo par Pauline PACCARD

Texte par Dépêche

Dernière modification : 29/06/2010

Les autorités américaines ont arrêté dimanche dix personnes suspectées d'espionnage pour le compte des services de renseignements russes. La semaine dernière, Medvedev et Obama avaient pourtant assuré avoir tourné la page de la Guerre froide.

AFP - Encre invisible, messages codés et argent enterré: tous les éléments du parfait roman d'espionnage sont réunis dans le coup de filet des autorités américaines annoncé lundi contre dix personnes accusées de travailler aux Etats-Unis pour le compte de la Russie.

Dix personnes ont été arrêtées dimanche dans cette affaire et une reste en fuite, a annoncé le ministère de la Justice dans un communiqué. Poursuivis pour espionnage et, pour neuf d'entre eux, pour blanchiment d'argent, ils risquent jusqu'à 25 ans de prison.

Ils devaient tous les dix être présentés à un juge fédéral lundi, quelques jours après une visite à Washington du président russe Dmitri Medvedev, pendant laquelle les deux pays ont assuré avoir tourné la page de la guerre froide.

Les suspects "prétendent" être Américains, Canadiens ou Péruviens, selon les deux plaintes déposées contre eux et qui ne précise pas leur nationalité réelle.

L'opération est l'aboutissement de près de dix ans d'enquête du FBI. Selon la police, il s'agissait de s'immerger dans la société afin d'"obtenir des informations" en "infiltrant les cercles politiques américains".

Après avoir été entraînés par le SVR, le renseignement russe, "les agents secrets se voyaient remettre une fausse identité - appelée +légende+", raconte la police. "Les agents opéraient souvent par deux, de telle sorte qu'ils pouvaient se faire passer pour un couple marié (...) et avaient souvent des enfants afin d'approfondir la +légende+".

Parmi ces fausses identités, l'un des hommes arrêtés possédait un acte de naissance authentique mais appartenant, selon le FBI, à un Canadien mort en 2005.

Avant de procéder au coup de filet, le FBI s'est introduit clandestinement dans les appartements occupés par ces "espions", à New York, Boston ou Seattle, pour prendre des photos ou copier des disque durs, les a suivis, surveillés, écoutés et lus et leur a même parlé sous couvert d'être des agents du gouvernement russe.

Les enquêteurs ont découvert un arsenal de moyens de communications, comme une technique de codage de données dans des photos ensuite diffusées sur des sites internet anodins, ou des radios à ondes courtes pour contacter directement Moscou. "Les radiogrammes étaient en général similaires à des communications en morse", explique le FBI.

Deux des agents utilisaient aussi un circuit internet fermé pour communiquer avec les Russes. Assise dans une librairie-café, une agente se branchait par exemple sur son ordinateur portable et envoyait des informations reçues par un représentant du gouvernement russe caché à l'intérieur d'une camionnette garée de l'autre côté de la rue.

Les agents secrets échangeaient des sacs remplis d'argent dans des escaliers de gare, des parcs publics ou des cafés. Dans un cas, une partie de l'argent a été enterrée.

"Environ deux ans plus tard (...), les suspects de Seattle sont revenus à New York et ont récupéré l'argent", explique le FBI, ajoutant que les agents se sont ensuite, selon les images d'une caméra cachée dans leur chambre d'hôtel, composé "une ceinture de billets" et ont "réparti le reste entre plusieurs portefeuilles".

Malgré ces subterfuges, les résultats décrits par le FBI sont restés peu concluants en terme d'informations recueillies.

Appelées "perroquet", "chat" ou "fermier", les cibles avec lesquelles les agents ont été en contact pouvaient être un "ancien conseiller auprès d'un parlementaire" ou "un haut responsable financier de New York". Mais la teneur des informations recueillies semble avoir été ténue.
 

Première publication : 29/06/2010

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