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Afrique

Onze gendarmes tués par des islamistes près de la frontière malienne

Texte par Dépêche

Dernière modification : 30/06/2010

Selon le quotidien "El Watan", onze gendarmes algériens ont été tués ce mercredi matin près de Tinzaoutine, à la frontière entre l'Algérie et le Mali, par un groupe d'islamistes qui leur a tendu une embuscade.

AFP - Onze gendarmes algériens ont été tués mercredi par un groupe d'islamistes près de la frontière avec le Mali, dans le grand sud, dans l'attentat le plus meurtrier qu'a connu l'Algérie depuis près d'une année, alors qu'un regain de violences a marqué le mois de juin.

Les onze gendarmes sont tombés dans une embuscade mercredi à l'aube près de Tinzaoutine, dans la région de Tamanrasset, à quelque 2.000 km au sud d'Alger près de la frontière avec le Mali, où un groupe d'islamistes a ouvert le feu sur leur convoi.

Le bilan s'établissait à onze morts parmi ces gendarmes, chargés de la surveillance des frontières, selon le quotidien El Watan, mais l'information n'a pas été confirmée officiellement.

Une source sécuritaire étrangère contactée par l'AFP à Bamako a confirmé ce bilan de 11 morts. "C'est un coup bien préparé", a-t-elle ajouté, en précisant que les islamistes ont deux prisonniers, dont l'un a été libéré pour être "porteur de message pour les officiels algériens".

Cet attentat contre les forces de sécurité est le plus meurtrier en Algérie depuis près d'une année, quand des islamistes avaient attaqué le 29 juillet 2009 un convoi militaire près de Tipaza, célèbre ville balnéaire située à 70 km à l'ouest d'Alger, faisant onze morts parmi les soldats.

L'attentat avait été revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le 22 octobre, six agents d'une société chargée de la sécurité d'un chantier de la société canadienne SNC Lavalin avaient été tués dans une embuscade près de Tizi Ouzou, en Kabylie (110 km à l'Est d'Alger).

Puis, le 3 avril 2010, sept agents de sécurité employés par une société de gardiennage et un militaire trouvaient la mort dans l'explosion de deux bombes dans la région de Béjaïa (250 km à l'est d'Alger), également en Kabylie.

Après une relative accalmie, un regain de violences marquait le mois de juin quand le 11, deux gendarmes et un civil algériens ainsi qu'un ressortissant chinois trouvaient la mort dans un attentat au véhicule piégé contre un barrage routier, toujours en Kabylie. Trois islamistes armés avaient été tués après l'explosion et deux autres au cours d'une opération distincte des forces de sécurité.

La plus grande partie des attentats se produisent en Kabylie mais d'autres régions sont également exposées.

Ainsi, cinq personnes étaient tuées et une blessée le 25 juin par des inconnus qui ont ouvert le feu sur les invités à une fête de mariage au douar Ghrab, près de Tebessa (650 km à l'est d'Alger).

La région du grand sud, où s'est produit ce nouvel attentat, est souvent dénoncée comme étant une zone "grise", où trafiquants en tous genres et islamistes armés sont particulièrement actifs.

Grâce à des liens d'affaires et familiaux tissés auprès des tribus nomades et des contrebandiers du désert, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui ne comprend pas plus de 300 hommes, trouve un financement avec les rançons pour l'échange d'otages occidentaux et son implication dans tous les trafics, selon des sources concordantes interrogées par l'AFP en Mauritanie, en Europe et aux Etats-Unis.

Pour faire face à cette menace, un comité d’état-major opérationnel conjoint entre l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger a été installé le 21 avril à Tamanrasset.

Une semaine auparavant, les chefs d'état-major de sept pays du Sahel (Algérie, Mali, Niger, Mauritanie, Libye, Tchad, Burkina Faso), réunis à Alger, avaient discuté des "moyens susceptibles de promouvoir la coopération et la coordination sécuritaire pour asseoir, ensemble, un mécanisme adéquat à même de prendre en charge le phénomène du terrorisme et ses connexes", avait indiqué le porte-parole de la réunion.

L'armée algérienne est "fermement" déterminée à éradiquer le phénomène terroriste, a affirmé mardi à Cherchel (ouest d'Alger) son chef d'état-major, le général de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah.

Première publication : 30/06/2010

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