Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

Chilla, un nouveau visage du hip-hop féminin français

En savoir plus

FOCUS

Sénatoriale dans l’Alabama : une élection qui divise sur fond de pédophilie

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Super Poutine"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

L'OMC sous la pression des États-Unis

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Laurent Wauquiez, adroit ou à droite?"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Mahamadou Issoufou : "L’État malien peut s’écrouler"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

RD Congo : 14 Casques bleus tués dans le Nord-Kivu

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Éloge funèbre d'Emmanuel Macron : un hymne à Jean d'Ormesson et à la littérature

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Statut de Jérusalem : une onde de choc causée par la décision de Donald Trump ? (Partie 2)

En savoir plus

EUROPE

Le président de la BCE ne croit pas "du tout" à une récession en Europe

Texte par Dépêche

Dernière modification : 05/07/2010

"Au niveau mondial, il est clair que nous connaissons une reprise qui est confirmée en particulier dans le monde émergent mais également dans le monde industrialisé", a déclaré Jean-Claude Trichet lors des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence.

REUTERS - Le redressement des finances publiques en Europe et les réformes structurelles permettront de consolider la reprise économique, a déclaré dimanche le président de la Banque centrale européenne.

Les "stress tests" sur les banques européennes contribueront eux aussi à restaurer la confiance, élément essentiel pour parvenir à une croissance durable, a ajouté Jean-Claude Trichet, interrogé par des journalistes lors des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).


Le président de la BCE a dit qu'il ne croyait "pas du tout" que l'Europe puisse entrer dans une phase de récession.

"Au niveau mondial, il est clair que nous connaissons une reprise qui est confirmée en particulier dans le monde émergent mais également dans le monde industrialisé", a-t-il déclaré.

"Mais ceci étant dit, la croissance n'est pas écrite dans le monde industrialisé. Elle dépend de nous, de la capacité des pays industrialisés à renforcer la confiance. C'est la raison pour laquelle il est tellement important que nous ayons des politiques budgétaires conçues pour renforcer la confiance."

Selon Jean-Claude Trichet, "renforcer la confiance veut dire avoir des politiques budgétaires équilibrées et soutenables aux yeux de tous", ménages, entreprises, investisseurs et épargnants.

L'austérité ne doit pas faire peur

"La confiance des ménages est essentielle pour consolider la reprise" et les entreprises n'investiront que si elles ont confiance, a ajouté le président de la BCE.

Prié de dire si les politiques d'austérité dans lesquelles s'engagent de nombreux grands pays risquaient de peser sur la croissance, il a répondu : "Je ne crois pas. Je pense que la confiance est essentielle pour la croissance et que si vous n'avez pas confiance dans la 'soutenabilité' des politiques budgétaires, il n'y a pas de croissance."

Interrogé sur la capacité des stress tests pratiqués sur les banques européennes à restaurer la confiance, il a répondu : "Je suis convaincu que c'est un élément important."

La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, a de son côté annoncé dimanche que les résultats de ces nouveaux tests seraient publiés autour du 23 juillet et montreraient que les banques européennes sont solides.

Jean-Claude Trichet a répété qu'il n'était pas favorable à un grand emprunt européen, solution prônée par certains économistes pour donner des marges de manoeuvre aux Européens, en pleine crise des dettes de certains pays de l'Union.

"Je n'ai aucune position favorable a priori à une telle mesure", a-t-il dit. "Nous sommes dans une période où il faut gérer très attentivement l'ensemble des budgets, appelez cela rigueur, je n'ai aucun problème, austérité, j'appelle ça de la bonne gestion budgétaire."

Le président de la BCE a souhaité que les Européens aillent aussi loin que possible dans le renforcement du Pacte de stabilité mis en place dans le cadre de l'euro, avant d'envisager un éventuel changement du Traité.

"Il peut y avoir ensuite un changement de Traité mais d'abord, dans le cadre du Traité actuel, il faut que nous allions au maximum du renforcement de la prévention, des sanctions, de la quasi-automaticité des sanctions, tout cela est extrêmement important", a-t-il dit.

 

Première publication : 05/07/2010

  • GRÈCE

    Les pays européens se déchirent sur l'aide à la Grèce

    En savoir plus

  • FINANCE

    L'agence de notation Fitch sanctionne le dérapage budgétaire portugais

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)