Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Assistants parlementaires au FN : Marine Le Pen snobe la police

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Cameroun : Des milliers de déplacés, fuyant Boko Haram, menacés par la famine

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Lutte contre le groupe État islamique : où en sont les offensives contre les djihadistes ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

France – Présidentielle 2017 : alliances, retraits et tentatives d’union de la semaine

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des arts de Virginie Lemoine

En savoir plus

#ActuElles

L'humour a-t-il un sexe ?

En savoir plus

TECH 24

"Bring back our Internet" : le hashtag de ralliement des Camerounais

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Grèce : une crise sans fin ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

France insoumise : le coût du programme de Jean-Luc Mélenchon

En savoir plus

Amériques

Inculpation d'un soldat soupçonné d'avoir divulgué la vidéo d'une bavure de l'armée en Irak

Texte par Dépêche

Dernière modification : 27/07/2010

Soupçonné d'avoir divulgué la vidéo d'une bavure de l'armée américaine qui avait coûté la vie à deux employés de Reuters à Bagdad, en 2007, le soldat Bradley Manning a été inculpé mardi. Il pourrait être renvoyé devant une cour martiale.

AFP - Un soldat américain soupçonné d'avoir divulgué une vidéo d'une bavure de l'armée américaine à Bagdad qui a coûté la vie à deux employés irakiens de l'agence Reuters en 2007, a été inculpé, a annoncé mardi l'armée américaine.

Au total, 12 chefs d'inculpation ont été retenus lundi contre Bradley Manning, actuellement dans un centre de détention de l'armée américaine au Koweït, selon un communiqué militaire.

Ce soldat de 22 ans est à la fois poursuivi pour des violations au Code de justice militaire et des infractions au Code pénal des Etats-Unis, et pourrait à terme être renvoyé devant une cour martiale, selon le texte.

L'armée précise que le soldat Manning est notamment accusé d'avoir été "sans autorisation en possession d'une vidéo classée d'une opération militaire filmée à, ou près de, Bagdad le, ou autour du, 12 juillet 2007 et d'avoir volontairement (...) transmis la vidéo, ou fait en sorte que la vidéo (...) soit transmise à une personne non autorisée à la recevoir".

Le communiqué ne donne aucune précision sur la nature de l'opération.

Mais en avril, le site américain WikiLeaks, qui s'est donné pour mission de diffuser des informations très sensibles en maintenant l'anonymat de ses sources, avait diffusé une vidéo choc montrant des images, prises par un hélicoptère Apache mitraillant des civils à Bagdad le 12 juillet 2007.

Plusieurs personnes avaient péri, dont le photographe Namir Hussein, 22 ans, et son chauffeur Saïd Chmagh, 44 ans.

Vue par plusieurs millions d'internautes sur YouTube et les téléspectateurs du monde entier, la vidéo de 17 minutes est accompagnée de commentaires crus de l'équipage de l'Apache.

Dans la vidéo, les pilotes de l'Apache, qui semblent prendre la caméra d'un des employés de Reuters pour un lance-grenade RPG, affirment avoir repéré "cinq ou six individus avec des AK-47" et demandent la permission "d'ouvrir le feu", ce qu'ils obtiennent presque instantanément.

Après la fusillade, l'un des pilotes relève qu'il y a désormais "un tas de cadavres" sur place. "Regarde moi ces pourritures crevées", dit l'un. Un autre réplique: "chouette".

L'armée indique que le soldat Manning a transmis la vidéo "en ayant des raisons de penser que de telles informations pourraient être utilisées contre les Etats-Unis".

Le soldat Manning a également été inculpé pour violation du règlement militaire après avoir "transféré des données confidentielles sur son ordinateur et ajouté un logiciel non autorisé sur un système informatique classé secret".

Le soldat Manning est aussi accusé d'avoir volontairement communiqué à des personnes non autorisées plus de 50 câbles secrets du Département d'Etat. Il est aussi inculpé pour avoir illégalement eu en sa possession 150.000 autres câbles diplomatiques.

Dans un message sur Twitter, Wikileaks réagit à l'inculpation du militaire en dénonçant l'impunité dont jouit "l'équipage de l'Apache à la gâchette facile".

L'arrestation du soldat Manning avait été annoncée le mois dernier par l'armée.

Le porte-parole du Pentagone, Bryan Whitman, avait alors indiqué que l'enquête portait sur la divulgation d'une vidéo classée secret défense et de quelque 260.000 câbles diplomatiques confidentiels au site WikiLeaks.

WikiLeaks avait indiqué dans un message sur Twitter que les informations selon lesquelles il aurait reçu ces câbles diplomatiques étaient "fausses".

Première publication : 06/07/2010

COMMENTAIRE(S)