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Moyen-orient

Les Frères musulmans copient Facebook

©

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 08/07/2010

IkhwanBook, copie conforme de Facebook, a été lancé par le mouvement islamiste égyptien afin d'être plus en phase avec les "principes de décence" de la religion musulmane. Certains y voient un outil de propagande condamné à l'échec.

Ça ressemble à Facebook, ça a les mêmes fonctionnalités que Facebook, mais ça s'appelle IkhwanBook. Ce site de partage a été créé par les Frères musulmans, un mouvement islamiste interdit en Égypte. Il a été mis en ligne début juillet et commence donc tout juste à se constituer une base d’utilisateurs.


Ce nouveau réseau social qui signifie littéralement "Fraternité"Book a poussé le vice de la ressemblance jusqu’à l’adresse internet : Ikhwanfacebook.com. Il propose la plupart des fonctionnalités classiques mises en place par son illustre aîné. Du partage des images ou vidéos à la création de groupes en passant par la mise en place de sondages, la dernière trouvaille tech des Frères musulmans ne devrait pas dépayser les habitués de Facebook.


"Les Frères musulmans ont toujours été parmi les mouvements islamistes les plus avancés pour tout ce qui à trait aux nouvelles technologies", confirme Houssam Tammam, un chercheur égyptien spécialisé dans les mouvements islamistes et ancien rédacteur en chef du site Islam Online.

Nouvel outil de propagande

Reste que la démarche du groupe peut étonner. En effet, difficile de faire de l’ombre au géant Facebook qui compte presque 500 millions d’utilisateurs. Surtout que la plateforme reine des réseaux sociaux offre une caisse de résonnance sans équivalent à des groupes comme les Frères musulmans. "La conception de l’Internet des Frères musulmans se marie mal avec Facebook où la discussion et la critique sont libres", précise Houssam Tammam. Avec IkhwanBook, ils chercheraient plutôt à se doter d’un nouvel outil de propagande qu’ils peuvent contrôler en "donnant l’impression d’être ouverts aux nouvelles tendances", ajoute-t-il.


Un argument rejeté par les membres d’IkhwanBook qui décrivent leur réseau comme un complément à Facebook soucieux des principes de vie privée et de"décence" propre à la religion musulmane. Une politique que le mouvement égyptien a déjà appliquée par le passé en créant son propre wikipedia, IkhwanWiki, et aussi une mouture maison de YouTube, IkhwanTube


Mais pour d’autres, les Frères musulmans cherchent surtout à se soustraire de Facebook où leur page peut être fermée. La société américaine a, en effet, le droit de bannir n'importe quel compte s'il y a trop de plaintes. Une tentation que pourrait avoir le pouvoir égyptien. "Le problème dans ce cas-là, c’est qu’IkhwanBook devient un véritable cadeau fait aux autorités égyptiennes qui peuvent facilement savoir qui sont exactement les sympathisants des Frères musulmans", souligne Houssam Tammam.

Condamné à l’échec

Par ailleurs, IkhwanBook n’est pas la première tentative dans le monde musulman pour contourner l’influence jugée pernicieuse de Facebook. Fin mai, le Pakistan, très remonté contre un concours de caricatures de Mahomet sur le réseau social, a donné son aval à MillatFacebook. Cette initiative espère "rassembler les 1,2 milliards de musulmans au monde ainsi que les personnes pacifiques des autres religions".


"MillatFacebook a connu un pic de fréquentation au moment de son lancement, mais en un mois la popularité du site a très vite chuté", assure Mohamed El-Fatatry, fondateur de Muxlim, un réseau de sites qui propose des contenus variés, allant du sport à la mode, pour internautes musulmans.


Car tous les sites qui revendiquent le label "musulman" ne se positionnent pas dans une optique d’affrontements avec les grands noms de l’Internet à l’occidental… "Nous avons 6 millions de visiteurs uniques par mois, nous proposons aussi des informations qui n’ont rien à voir avec la politique ou la religion", revendique Mohamed El-Fatatry. Il estime que des initiatives comme IkhwanBook sont condamnées à échouer. "Les internautes musulmans sont comme les autres, ils ne veulent pas être enfermés sur des sites contrôlés", conclut-il.

Première publication : 07/07/2010

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