Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : calme précaire dans la capitale, violences en province

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Au Cameroun, la population se mobilise pour l'éducation

En savoir plus

#ActuElles

Canada : les mystérieuses disparitions des femmes autochtones

En savoir plus

REPORTERS

Le meilleur des grands reportages de France 24 en 2014

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Retour sur les temps forts de l’année 2014

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Un troisième Bush à la Maison Blanche ?"

En savoir plus

DÉBAT

CAN-2015 : un défi pour le continent africain

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Uruguay : la vie après Guantanamo

En savoir plus

Asie - pacifique

Un ministre sri-lankais entame une grève de la faim devant les locaux de l'ONU

Texte par Dépêche

Dernière modification : 08/07/2010

En réponse à la création d'un groupe d'experts de l'ONU chargé d'étudier les cas de violations des droits de l'Homme lors de la dernière guerre civile, le ministre Wimal Weerawansa a entamé une grève de la faim pour protéger l'honneur de l'armée.

AFP - Un ministre sri-lankais a déclaré jeudi avoir entamé une grève de la faim devant les locaux de l'ONU à Colombo pour protester contre la création d'un groupe d'experts chargé d'étudier les allégations de violations des droits de l'homme lors des derniers mois de la guerre civile.

Le ministre du Logement Wimal Weerawansa qui a appelé à plusieurs manifestations de protestation cette semaine devant les bureaux de l'ONU, s'est déclaré prêt à se laisser mourir de faim pour protéger l'honneur de l'armée ayant défait en mai 2009 la rébellion des Tigres tamouls.

Selon l'ONU, entre 80.000 et 100.000 personnes sont mortes au cours du conflit, et 7.000 civils tamouls ont été tués lors des derniers mois de cette guerre civile.

Le groupe d'experts est "un projet de l'ONU pour traduire notre armée devant un tribunal pour crimes de guerre", a déclaré le ministre devant des dizaines de sympathisants.

"Le principal objectif du comité de l'ONU est de traduire notre patrie devant un tribunal pour crimes de guerre. Nous ne laisserons pas cela se produire", a-t-il ajouté, appelant la population à manifester dans toute l'île pour pousser le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon à dissoudre le groupe de trois experts récemment constitué.

Ban Ki-moon a nommé le mois dernier ces experts pour le conseiller sur la question des responsabilités relatives aux allégations de violations des droits de l'homme et du droit humanitaire international durant les derniers mois du conflit.

Cette décision a suscité le fort mécontentement du gouvernement sri-lankais, qui a refusé de coopérer.

Mardi, environ 1.500 manifestants pro-gouvernementaux ont bloqué pendant sept heures l'accès aux locaux de l'ONU à Colombo et mercredi, des centaines de personnes se sont de nouveau rassemblées devant les bureaux des Nations unies.

A New York, les Nations Unies ont fait connaître mardi leur "vive objection" à ces mouvements de protestation.

Le 18 mai 2009, le gouvernement sri-lankais avait proclamé la victoire militaire contre les Tigres tamouls qui réclament depuis 1972 un territoire indépendant.
 

Première publication : 08/07/2010

  • SRI LANKA

    L'ONU authentifie une vidéo montrant des exécutions sommaires de Tamouls

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)