Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Référendum en Italie : un scrutin à risque pour Matteo Renzi

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Présidentielle 2017 : la nouvelle donne.

En savoir plus

LE GROS MOT DE L'ÉCO

PIB : la richesse se fait tirer le portrait

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

François Fillon est-il le "Thatcher français" ?

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts de Pascal Elbé

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Le renoncement de François Hollande est-il un aveu d'échec ?

En savoir plus

FOCUS

Autriche : qui est Norbert Hofer, le nouveau visage du parti d'extrême droite ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Hommage à Ousmane Sow, l'artiste des ethnies

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Dix ans de France 24 : dans les coulisses de la chaîne

En savoir plus

EUROPE

Le francophone Elio Di Rupo se rapproche du poste de Premier ministre

Texte par Dépêche

Dernière modification : 09/07/2010

Fort du succès remporté lors des législatives anticipées du 13 juin, le socialiste Elio Di Rupo est pressenti pour le poste de chef du gouvernement belge. La nomination d'un francophone à cette fonction serait une première depuis 30 ans.

AFP - Les francophones de Belgique semblent bien partis pour obtenir le poste de Premier ministre, une première depuis plus de trente ans, après la désignation jeudi du socialiste Elio Di Rupo en vue de tenter de former un nouveau gouvernement.

L'annonce a été faite dans la soirée par roi des belges Albert II.

"Le roi a reçu en audience Elio Di Rupo, président du PS (Parti socialiste francophone, ndlr). Le roi l'a chargé d’une mission de préformation (du gouvernement). Monsieur Di Rupo a accepté cette mission", a indiqué le palais royal dans un bref communiqué.

Vainqueur des élections législatives anticipées du 13 juin en Belgique côté francophone, M. Di Rupo est depuis considéré comme grand favori pour devenir le prochain chef du gouvernement, en remplacement du chrétien-démocrate Yves Leterme.

S'il devait hériter du poste, ce serait une première en Belgique pour un responsable francophone depuis Paul Vanden Boeynants, un chrétien-démocrate bruxellois, d'octobre 1978 à avril 1979.

Mais les tractations en vue de former la nouvelle coalition gouvernementale entre francophones et néerlandophones s'avèrent plus compliquées que prévu, ce qu'illustre la terminologie de la mission confiée à M. Di Rupo: une "préformation" du gouvernement, et non comme c'est l'habitude une mission de "formation".

Cette distinction, d'un nouveau genre en Belgique, reflète le fait que les tractations sont difficiles et vont demander encore du temps.

Plus tôt dans la journée, l'indépendantiste flamand Bart de Wever, triomphateur des élections législatives du 13 juin côté néerlandophone, avait rendu un rapport au roi sur les perspectives de formation d'une nouvelle coalition gouvernementale dans le pays.

M. De Wever, qui n'est depuis le début pas intéressé par le poste de Premier ministre, s'était vu confier cette mission exploratoire il y a trois semaines.

Le président de la Nouvelle Alliance flamande (N-VA), qui prône l'indépendance à terme de la Flandre, a expliqué à la presse que les négociations peinaient à aboutir en raison de divergences entre Flamands et francophones sur des questions clés.

"Il existe des convergences entre les partis mais pas de manière suffisante pour former un gouvernement" dans l'immédiat, a-t-il dit.

C'est la raison pour laquelle M. Di Rupo ne s'est pas encore vu confier une mission de "formateur", qui lui ouvrirait directement la voie vers le poste de Premier ministre. Il a hérité d'une tâche intermédiaire.

La NV-A et le PS se sont rapprochés sur les dossiers économiques mais ils ne semblent pas avoir enregistré de progrès sur les sujets les plus sensibles, ayant trait aux conflits linguistiques entre les deux communautés et à l'autonomie régionale renforcée réclamée par la Flandre, selon plusieurs journaux belges.

Après la victoire des indépendantistes, les francophones se sont résignés à accepter un transfert accru de compétence vers les régions du pays, mais pas au prix de risque de vider l'Etat central de toute sa substance.

Il n'y aurait pas encore d'accord non plus sur les partis qui entreront dans la future coalition.

En attendant, la Belgique, qui a hérité depuis le 1er juillet de la présidence tournante de l'UE, continue à être dirigée par un gouvernement uniquement chargé de gérer les affaires courantes avec M. Leterme.

Au mieux, la nouvelle coalition sera en place en octobre.

Première publication : 09/07/2010

  • BELGIQUE

    Bart De Wever, l’artisan du renouveau du régionalisme flamand

    En savoir plus

  • BELGIQUE

    Le N-Va, héritier d’un courant séparatiste à l’histoire trouble

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)